Cet après midi, beau temps sur la Provence !! Un grand soleil, l’occasion d’une balade à pied à deux pas de chez moi, de faire quelques photos, l’occasion aussi en profitant de la nature de ramasser une de ces salade que nous, provençaux appelons « salade de moure », salades sauvages, ancêtres de nos laitues et chicorées actuelles, amères, adoucies légèrement par les premières pluies d'automne et qui poussent dans la garrigue en compagnie du thym et de la sarriette, au goût inimitable, dont on mange les jeunes feuilles, crues et en salade (huile-vinaigre-sel et une pointe d'ail). Le nom de « salade » leur vient justement de la préparation qu’on leur fait subir avant d’être consommées. (« au sel » : il vient du provençal salada, signifiant « salée »). Il existe une trentaine d’espèces de salades sauvages, une promenade botanique judicieusement choisie permettant généralement d’en identifier une bonne vingtaine. Elles ont été et sont encore fort appréciées par les personnes n’ayant pas coupé les liens avec la nature, car elles ont plus de goût que les salades cultivées. Mais leur consistance un peu coriace et le goût amer de certaines peuvent rebuter quelques palais délicats habitués exclusivement aux salades hors sol .