Jeudi 22 novembre 2007

Randonnée de 4 heures d’abord dans le sable, puis en montée sur une petite montagne faite de pierre schisteuse. Sur le plateau le sol était dur et facile, mais la descente dans des blocs de pierres de toutes tailles fut plus difficile.

Apres le déjeuner et une longue sieste, nous terminions la journée par une petite marche aux alentours du camp, dans la vallée qui apparemment reçoit de l’eau quelques jours par an.

Vendredi 23 novembre 2007

Le jour le plus long (il y a bien un film qui porte ce nom !) Départ à 8 heures. Nous ne sommes plus que quatre marcheurs. Les six autres avaient peur que la marche soit trop difficile et étaient restés au camp. Nous avions aussi trois dromadaires avec deux chameliers. On avait le choix de monter à chameau ou de marcher. Avant le première pause, un des chameliers avait été cueillir des pastèques sauvages qui étaient fort différentes des nôtres mais  fort bonnes et rafraichissantes. Apres avoir retrouvé une route, ce fut  le village de Tergit. Comme nous avions des Bic à donner à l’école, l’instituteur nous reçut très gentiment et nous permit de visiter sa salle de classe. Il y avait aussi des boutiques comme partout, j’achetais un coca et Lise un livre ( !) Les contes de Mauritanie. Les dromadaires restèrent au village et notre groupe continua à pied jusqu'à l’oasis. Apres une demie heure de marche, nous pouvions découvrir une oasis absolument fantastique, avec de l’eau courante qui tombait de la montagne et ruisselait à travers l’oasis, des bassins naturels, ou nous nous serions volontiers baignés s’il n’y avait pas eu des panneaux nous demandant de rester correctement vêtus par respect pour la population locale. Des palmiers par milliers et le soleil entre les arbres.

Déjeuner plus repos de quelques heures (moi je n’étais jamais fatigue ! Bêcheur dit encore la traductrice) puis nous sommes repartis vers le plateau au dessus de l’oasis. Sur le plateau, un guide nous conduisit à deux grottes avec des peintures rupestres datant de 8000 ans dit-il. Retour vers le camp, arrivée vers 18 heures 30.

Ce fut notre plus longue journée et aussi la plus réussie. Fatigué, moi ? il me restait plein de forces.

Samedi 24 novembre 2007

Il fallait repartir pour Atar. On charge les sacs sur les 4x4, et certains partent en voiture et six d’entre nous partent a pied pour une dernière randonnée de trois heures jusqu’au un lieu un peu ombragé ou nous retrouvons les autres et les 4x4, pour le déjeuner et la sieste. Puis une heure de voiture pour arriver à Atar à l’auberge ou nous allons passer la dernière nuit.

Chambres a deux lits avec moustiquaires avec douche et toilettes ou il fallut d’abord tuer deux cafards de grande taille.

La navette (10 places sur le plateau une camionnette) nous conduisit au centre d’Atar. C’était un mélange souk et de Medina, des tas de vendeurs et de boutiques, ou l’on trouvait de tout. Si on commençait à parler avec un vendeur, il ne vous lâchait plus, c’était un peu lourd à gérer. Le seul moyen de s’en débarrasser c’était de  marchander à un tel point qu’ils se dégoutaient. J’ai quand même acheté deux pantalons d’été à un quart du prix de départ. Nous avons fini par nous retrouver dans un café pour échapper un peu aux vendeurs, nous avons pris une boisson fraiche et moi, j’ai pris mon sandwich de quatre heures. Je dois dire quand même que c’était fort intéressant et amusant de voir le centre ville.

Retour à l’auberge par la même navette pour le diner et la dernière nuit. Le lit de Lise avait un grand creux dans on milieu, ce qui n’était pas fameux pour dormir…

Dimanche 25 novembre 2007

Il faut rentrer en France. Quatre vont à Paris et six a Marseille. L’avion de Paris partait le matin et le notre l’après-midi. Il nous fallu nous occuper la matinée autour de l’auberge. Quelques vendeurs passèrent et essayèrent de me vendre deux pneus neufs de moto, même si je ne possède pas de moto.

Arrivée à l’aéroport à 13.00. La seule chose notable est lors de l’enregistrement. Pour arriver dans le hall d’embarquement, il faut bien sûr passer par les contrôles de sécurité. Puis comme nous devions changer nos ouguiyas en euros, il nous fallut passer à nouveau par le contrôle de sécurité pour atteindre la salle ou se faisait le change et puis retour au hall d’embarquement, sans passer à nouveau par le contrôle… Je me suis fait la réflexion qu’il serait facile à un terroriste de faire la même chose. Ca fait un peu peur.

Nos sacs étaient exposés sur le tarmac et nous devions aller les reconnaître avant qu’ils soient chargés dans la soute. On nous laissait sortir 10 par 10 et bien sûr ma valise n’y était pas, il y en avait une identique au sol et la mienne était déjà sur le chariot.  Du moment que la mienne était prête à partir, qu’ils se débrouillent !

Enfin le décollage et je commandais ma première bière depuis Marseille une semaine plus tôt. Voyage sans problème, et arrivée à la maison à une heure du matin.

En résumé

On nous a servi chaque jour le petit déjeuner, le déjeuner et le diner. Le petit déjeuner se composait de café/thé/chocolat, avec du pain et de la confiture. Personnellement, je n’aime pas la confiture au petit déjeuner, alors, comme je l’ai déjà dit, j’avais emporté mon fromage. Le pain était couci-couça, pas assez cuit à mon gout. Le déjeuner était souvent très simple surtout lorsque nous étions en randonnées, du taboulé ou de la salade de pate. Mais le diner était souvent très bon, du mouton, de la viande de chameau ou du poisson venant de L’Atlantique. Le tout mieux et même meilleur que ce que j’attendais.

Lorsqu’on est comme moi affamé toutes les 3 heures, il faut prévoir et emporter avec soi du pain dur, du fromage des boites de pâtés, etc. ½ litre de pastis dans une bouteille en plastique suffit pour la semaine et tue toutes les éventuelles bactéries.

L’organisateur du voyage nous avait dit qu’il n’y aurait pas d’électricité ni à Chinguetti ni au camp des caravaniers. Ce n’était donc pas la peine d’emporter le chargeur de batterie pour l’appareil de photos ou le téléphone portable. Ce qui était faux. Il y avait toujours du courant un certain nombre d’heures par jour, mais il nous a fallu économiser la batterie et nous limiter en photos. Personnellement j’ai un vieil appareil à piles, donc pas de problème.

Notre guide nous avait dit que les shorts même pour les hommes n’étaient pas de bon ton. Alors je portai mon unique pantalon pendant quelques jours jusqu'à ce que je vis d’autres messieurs en shorts….

Est-ce que la randonnée dans le désert en Mauritanie est à la portée de tout le monde ? Oui et non. Ce n’est pas spécialement difficile à condition d’être en forme.

Ce fut une semaine intéressante et agréable avec un groupe très sympathique, et je ne regrette pas de l’avoir faite.

Je viens d’essayer en mots et en images de donner quelques informations et mon point de vue sur ce que nous avons vécu, bien sur il est difficile de tout raconter. Les vraies sensations doivent se vivre.

Quelques infos sur la Mauritanie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mauritanie

Notre voyage a été organisé par Terres d’aventure

http://www.terdav.com/terdav/index.asp