Mardi 20 novembre 2007

Nous allions faire une randonnée toute la journée et disposions de trois dromadaires et de deux chameliers.

L’un des chameaux, qui fut rapidement surnommé le grincheux,  n’était pas du tout sympa, les chameliers avaient un mal fou à le faire se coucher pour que nous puissions grimper sur lui. Il criait, crachait, renâclait, il fallait trois personnes pour le tenir. Et bien sûr c’est  moi qui l’ai eu. Ce n’est pas évident la première fois qu’on doit monter sur le chameau, mais avec un peu d’aide on y arrive, puis il faut bien se tenir quand le chameau se redresse, car ca tangue dans tous les sens. Une fois en haut il faut se maintenir aussi détendu que possible. Au bout d’une heure on est bien content de descendre et de marcher.

La marche dura 3-4 heures. Pas un nuage dans le ciel et 35 degrés à l’ombre. A part qu’il n’y avait pas d’ombre…Le sable est tantôt dur tantôt mou. On essaie toujours de trouver des parties de sable dur ou il est plus facile de marcher. Il s’agit de marcher le plus relax possible et a un rythme régulier. Cela alla très vite bien et je ne me sentis même pas fatigue. (bêcheur ! Note du traduc)

Avant le déjeuner, nous sommes arrivés à une oasis le long de l’oued Batha, ou le déjeuner nous fut servi dans une petite auberge qui annonçait une piscine ( !), mais surtout ou nous pouvions disposer d’une petite pièce couverte et aérée pour manger et faire la sieste. Comme je n’étais pas fatigué, au lieu de faire la sieste je suis allé avec Eric faire un petit tour dans le village, j’en ai profité pour acheter un chèche. Je pensais pouvoir m’en passer, mais ca a l’avantage de protéger la tète et les épaules. Ce n’est pas évident à nouer, mais on fait ce qu’on peut. Il y avait des petits enfants qui avaient des problèmes aux yeux et nous leur avons donné des petites bouteilles de dyacrium.
Vers 15 h 30, départ pour rentrer à Chinguetti, je refais un tour sur le grincheux, arrivée vers 17 30 à temps pour un casse-croute consistant en du pain vasa et du pâté de saumon et un coca. En effet, je suis comme les bébés, je dois manger toutes les trois heures, et en homme prévoyant (sur les conseils de Lise et d’Harriet) j’avais emporté dans ma valise un petit assortiment de pains et pâtés et de fromages, ainsi que du chocolat...

 

Mercredi 21 novembre 2007

Ce jour la, nous devions nous déplacer de Chinguetti au camp des caravaniers, pour y rester 3 jours. Nous avons chargé nos valises sur les 4x4 et sommes parti à travers le désert (pas de route). Les voitures sont assez vieilles et très usées et laissent derrières elles un nuage de fumée comme une vieille locomotive.

Les voitures nous déposèrent au pied d’une montagne que nous devions escalader pour retrouver les voitures de l’autre côté. Ce fut une escalade intéressante, pas trop difficile et surtout la descente fut sympa, comme une piste de ski mais en sable. Si on avait eu des skis, il aurait été possible de descendre en slalom.

Les voitures doivent maintenant nous conduire à l’oasis ou il est prévu de déjeuner, mais elles s’arrêtent avant sur la route à un endroit ou une vingtaine de femmes vendent des babioles. Elles semblent être partout, il n’y a aucune hutte ou habitation visible et je me demande d’où elles sortent. J’achète une corbeille à pain faite en poils de chameau.

L’endroit ou nous nous arrêtons pour déjeuner n’est pas spécialement plaisant, mais ils l’ont choisi car il y a de l’eau et comme nous avons crevé peu de temps auparavant, ils doivent réparer le pneu. Ce qui prend au moins deux heures.

Apres le repas et la réparation du pneu, nous repartons et arrivons vers 17 h 30 au Camp des Caravaniers ou nous allons rester trois nuits sous tente. Nous nous demandions quel confort nous allions trouver, mais c’était très chouette, grandes tentes d’environ 7x7 m pour deux, vrais lits avec literie complète, petite table et poufs, tapis au sol, électricité le soir entre 19 et 21 h alimentée par un groupe électrogène. Le confort quoi !..