À un dîner de bienfaisance, le père d'un enfant handicapé a prononcé un discours inoubliable.


Le voici:

On dit que Dieu fait tout avec perfection. Mais où est la perfection en Bernard, mon fils ?
Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent les autres enfants.
Mon fils ne peut pas se souvenir des faits ni des chiffres comme le peuvent les autres enfants.
Où est donc la perfection de Dieu ? Je crois, a-t-il poursuivi, qu'en créant un enfant handicapé comme mon fils, la perfection que cherche Dieu est la façon dont nous réagissons face à cet enfant...

Voici une petite anecdote pour vous illustrer mes propos. Un après-midi, Bernard et moi nous promenions près d'un parc où des garçons (18) que Bernard connaissait jouaient au base-ball. Bernard me dit : Penses-tu qu'ils me laisseront jouer ?


Je savais que Bernard n'est pas du tout le genre de coéquipier que les garçons recherchent d'habitude, mais j'espérais que l'on permette à Bernard de jouer. Je demande donc à un des joueurs de champ si Bernard peut participer. Le garçon y pense pendant quelques instants et dit :


Nous avons six points de retard, et nous sommes à la huitième manche. Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et avoir l'occasion de frapper au neuvième tour. Bernard mon fils eut un large sourire.
On dit à Bernard de mettre le gant et de prendre sa position. A la fin de la huitième manche, l'équipe de Bernard marque quelques points mais est toujours à la traîne de trois points. Au bout du neuvième tour, l'équipe de Bernard gagne encore un point. L'équipe a maintenant une chance de gagner le jeu.


C'est au tour de Bernard à frapper, risquant ainsi de perdre la partie! Chose étonnante, on lui donne la batte. On sait sans doute que c'est presque impossible de gagner, car Bernard ne sait ni comment tenir la batte comme il le faut, ni comment frapper la balle. Cependant, quand Bernard s'approche du marbre, le lanceur avance quelques pas pour lober la balle assez doucement pour que Bernard puisse au moins toucher la balle avec la batte.


Bernard frappe lourdement au premier lancer, sans succès. Un de ses équipiers vient à son aide et les deux prennent le bâton en attendant le prochain lancer. Le lanceur avance davantage et jette légèrement la balle à Bernard. Avec son équipier, Bernard frappe un roulant vers le lanceur, qui le ramasse. Il aurait pu facilement le lancer à la 1ere base, éliminer facilement Bernard et le jeu se terminerait.



Mais voilà, le lanceur jette la balle très haute, dans le champ droit, loin au-delà de la 1ere base. Tous se mettent à crier : - Cours à la 1ere base, Bernard! Cours à la 1ere base! Jamais il n'avait eu l'occasion de courir à la première base. Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné. Quand il atteint la première base, le voltigeur de droite à la balle en main; il peut facilement l'envoyer à la deuxième base, ce qui va éliminer Bernard qui court toujours. Mais il lance la balle par-dessus la troisième base et tous crient : Cours à la deuxième! Cours à la deuxième!"

Les coureurs devant Bernard, transportés de joie, encerclent les buts en route au marbre. Lorsque Bernard s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers le troisième et s'exclame : Cours à la troisième!" Quand Bernard passe par la troisième, les joueurs des deux équipes le suivent en s'écriant - "Finis le circuit Bernard!" Bernard finit le circuit, prend pied sur le marbre et tous les joueurs le soulèvent sur leurs épaules. Bernard est le héros! Il vient de faire le grand chelem et de gagner le match pour l'équipe! Ce jour-la, continue son père, les larmes au yeux.



Ces 18 garçons ont atteint leur propre niveau de la perfection.
Quelle belle histoire, vous dites-vous?



Bizarre que l'on soit plus préoccupé de ce que les autres pensent, mais non pas de sa perception. Le paradoxe d'aujourd'hui est que :

- On a la patience de construire de grands édifices mais pas de patience suffisante pour contrôler sa colère, et regarder l'autre;


- On a de larges routes, mais des points de vue étroits…


- O - On dépense plus, mais on possède moins...;
- O
On - On habite des maisons plus grandes, mais les familles sont plus petites ;


- On dispose de plus en plus de grande cuisine super équipée, et on fait moins de cuisine ;


- On jouit de plus de commodités, mais on a moins de temps disponible pour l'autre;

- On accumule plus de diplômes, mais on fait preuve de moins de logique, moins de discernement...


- On a multiplié ses avoirs, mais diminué ses valeurs.

- La science permet de vivre plus longtemps, mais on a priorisé la quantité sur la qualité, car pour plusieurs en bout de ligne, la vie est engoissante, solitaire, triste et monotone...


- O - On a fait le voyage aller-retour à la lune, mais on a de la difficulté à traverser la rue pour se présenter à son voisin...
(Anonyme)