Et bien non, nous ne sommes toujours pas en vacances et au lieu de se rapprocher, c’est comme si elles s’éloignaient, c’est fou !

Alors, nous sommes partis chacun notre tour à Bangui faire des courses pour le boulot, et c’est donc dans ma période de célibat au village que je pense à vous.

Bangui ? c’est la capitale : étonnante, bruyante, odorante, surpeuplée, … mais cela n’a rien d’une capitale. C’est dingue on se croirait dans un gros village là-bas ! Bref, on y fait un saut régulièrement pour s’approvisionner pour nos structures et pour notre ventre aussi !

On est toujours à fond, motivé, satisfait de notre changement de vie et d’environnement. Voici quelques photos des derniers jours.

Les travaux avancent au dispensaire ; c’est maintenant l’heure de la réhabilitation du centre nutritionnel. D’ici quelques jours nous pourront enfin proposer aux enfants malnutris et à leur maman un accueil quotidien, au cours duquel, avec la collaboration de ma collègue Eliane nous leur apporterons une bouillie enrichie d’un complément nutritionnel : la spiruline. (cf les photos du centre de production local à Bangui). Je suis bien contente de voir que petit à petit on avance, et ces dernières semaines c’est impressionnant cette accélération du rythme ! Avec tout ça, la charge de travail ne baisse pas, et l’heure de l’ennui est bien loin maintenant. Nico est lui aussi très occupé. Il est le « comptable », le « chef » du centre d’accueil, le coordinateur du centre de formation, il est vraiment polyvalent. Tout ça lui va à merveille, il est content de ce qu’il fait et les gens sont reconnaissants, alors tout va pour le mieux ! Les travaux au centre de formation ont commencé et avancent à bonne vitesse, peut-être que tout sera opérationnel pour la rentrée scolaire. (et donc le repos pour nous ben ce sera sans doute plus tard !) La pluie est là, "un peu" (comme on dit ici), mais quand il pleut, ça fait pas rigoler : le tonnerre est impressionnant et nous fout la frousse, la pluie est franche, et le vent n’est pas léger. Pays tropical c’est ça ! Du coup ben les moustiques aussi sont là, avec leur lot de palu et de malades.

Bon, je vous embrasse tous très fort, Nico se joint à moi (sans aucun doute), et puis à +. Stef