A force de vivre au passé,

Il finit par se voir enfant

Dans le miroir de ses parents.

Et, regardant sa vie couler

Comme une fontaine à ses pieds,

Il ressuscita ses amis

Avec tant de simplicité

Qu’ au seul souvenir de leur voix

Il se baignait dans leurs paroles

Et paraît de fougères folles

Leurs visages évanouis.

Hélas ! à quoi bon tout cela !

Les acacias qui sont en fleurs

N’ ont pas deux fois la même odeur.

 

 

in Et puis après..., Arfuyen éditions, 2004