Elie Faure : Histoire de l' art, folio
Bienvenu dans le monde de la suffisance littéraire. C' est d' une lyre à faire grincer tous les arbres d' une forêt. quand même, à un moment donné on se dit que vraiment c' est trop. il aurait pu dire des choses à l' Unesco. c' est digne et racé. endimanché même. il en est encore à user de cette vieille coquetterie, cette politesse mal placée, qu' est le beau-parler. je ferme le livre dès la deuxième page, je me méfie de ceux qui parle de l' art avec la piété maladive d' un jeune prêtre. C'est vulgaire .
André Malraux : L' Homme précaire et la littérature, Gallimard,
Le dernier live d' un écrivain que je trouve débile.
d' abord le titre, pompeux et dépassé, ne veut rien dire et cela ressemble à un titre d' un livre qu' aurait pu écrire Jean-Paul Sartre par exemple. ou peut-être cela dit ce qu' on va trouver à l' intérieur, ici cela veut dire en l' occurence : rien. Les amateurs d' arts sont des êtres profondémment, aussi profondémment que l' on peut l' être en étant complètement débile, des gens irrationnels et verbeux, ( s' ils ne devraient jamais faire de politique, la fabulation du beau leur va bien) ils y épanouissent leurs éruditions en les marriant avec notre goût pour les lieux communs. Malraux passe de la prémonition à la prédiction tout en se regadant devant un mirroir et cela tourne assez vite à l' infusion de pivoines japonaises, c'est assez écoeurant . lIs y parlent de tout le monde sans parler de rien, ce qui est assez fréquent dans la littérature intellectuelle de nos jours. Cela se veut écrit comme écrit pour un général mais cela n' a que les flammes d' un second de camp. Ce livre est un trompe-l' oeil roccoco écrit par un adolescent sénile à la voix grave. Autodafé.
Gerard Manley Hopkins : Poèmes et proses, trad. Pierre Leyris, Seuil
c'est compliqué, obsessionnel, monastique . il est observateur dans son journal et contemplatif dans ses poèmes. il y a des déplacements microscopiques dans ses visions et dans ses descriptions. cela demande une concentration éreintante. un maudit, je crois. Stimulant parceque rigoureux, mais trop de mots composés, d' analogies obscures et péremptoires. Une véritable mitraillette, presque un jeu de clavecin, et dieu que le clavecin est un instrument sans nuances. Attendre le prochain hiver pour ouvrir ce livre dont je ne comprends pas pourquoi il a été édité en format poche. C'est presque une coquetterie d' éditeurs.
Kenneth White : Scènes d' un monde flottant , trad. Marie-Claude White, Grasset
Livre rofondément inutile. Plein de noms célèbres inutilement mis en cheville au galop, juste pour faire exotique, sans parler du fourre-tout grotesque d' un écrivain qui aime savoir des trucs qu tout le monde peut savoir mais que le bon goût defend d' aligner en rang armés pour conquérir des pages blanches. White aurait du écrire cela sur des cartes postales ou en faire un album de photos. Encore un écrivain qui écrit avec la moitié d' un oeil. Lamentable. Ecrit pour des gens de bonne culture générale qui aiment se gargarisé rapidement de références en tout genre, à étaler sur des tartines.
Pierre Senges : Ruines-de-Rome, Verticales
C'est d' une connerie indigeste, mis en page par un d' adolescent attardé et fantasque.Des tirets partout, des wagons de mots compliqués, de parenthèses, de mots en italiques, le tout sous forme de maximes pédantes. Cela me fait penser à ces cons-pressés sur Ipernity qui laissent des commentaires qu' on comprend qu' à moitié et auxquels on ne peut répondre qu' avec des points d' interrogation. Ils compressent des mots et se régalent qu' on en voit pas le sens ou qu' on en saisisse que la moitié. Ce genre de débiles qui se croient intelligents et drôles parcequ' ils sont contents de vous laisser dans l' incompréhension. je n' ai pas été confronté à ce genre de discours depuis les crétins du collèges qui font le clown en me brassant du vent à la figure pour moquer mon sérieux. Merde alors !
Fernand Pouillon : Les Pierres sauvages, Seuil
Là, je touche le fond de la médiocrité. Mais qu' est-ce qu'ils ont tous ces techniciens à écrire des livres ? Ce n' est même pas efficace ! Cela commence très mal. La grosse boulette du début est une date (1161) qui sonne pompeusement et qui est censé annoncé le temps de l' action. C'est comme un pavé dans une marre. Ce type est architecte de formation et si l' architecture est l' art de figé le temps dans l' espace en mouvement, cet architecte doit être au vu qu' il est un concepteur de phrases un médiocre architecte. Cette date sur le fronton de son texte ouvre la porte sur un monde incohérent, vide de finesses psychologiques mais à la fois pompeusement meublé de lieux communs. Les architectes doivent, plus qu' aucun autre créateur, être mortifiés de ne pas égaler les "constructions vivantes" de la Nature. Pouillon s' essaie à travers la littérature d' égaler ce temps biologique. Et je ricane de page en page. Ce livre est un immense anachronisme. J' arrive pas à y croire ne serait-ce qu' une phrase. Cela ressemble à ces romans historiques remaniés à la sauce contemporaine qui font passé une ancienne reine de france en ménagère de moins de cinquante ans. En plus des multiples et indigestes citations de grands écrivains d' antan ( Platon et j' en passe ) ce crétin pense qu' il peut être suffisamment bon écrivain pour me bassiner avec ses réflexions sur lui-même : et voici que je, et voici que j' ai, avec en plus cette malhonnêteté de l' intellectuel faussement sot de le faire passer dans la bouche de son personnage, comme si un individu du 12ème s. pouvait à ce point avoir cette prétention d' être naît d' une perspective historique. Hugo n' avait lu que des versions déformées et vulgarisées ( des versions pour enfants ) des textes du moyen âge pour écrire Notre-Dame mais Hugo était un vrai écrivain qui a pour atout majeur la vue totale de son roman. Pouillon ayant vécu au XXème s. avait accès aux textes originaux ( édités à la fin du 19ème s. par les philologues allemands ) pour saisir l' esprit des hommes du moyen âge mais apparemment il en l' a pas fait ou alors en plus d' écrire comme un pied de biche il lit aussi comme une clé de 12. Un livre à mettre dans toutes les poubelles.
en vrai il aurait du se contenter de faire des entretiens radiophoniques pleins de "euh" comme la plupart des intellectuels ou des créateurs. Le genre d' émissions dans lesquels des types intéressants font croire qu' ils cherchent encore leurs mots.
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Lison du Var ...... Moneypennypro says:
Comment fais tu ton choix?
Ma phrase préférée dans tes commentaires: "Ce livre est un trompe-l' oeil roccoco écrit par un adolescent sénile à la voix grave. Autodafé."
Je viens de passer commande par Amazon, Le DVD de 6 milliards d'autres, "Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire","Mille soleils splendides" Khaled Hosseini,"Le diable dans un thé à la citronnelle" Gary Victor.
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sinon il y a des incontournables, des livres que l' on m' a glissé dans les mains et un peu de curiosité et pas mal de vaches sacrées
pour 6 milliards y a même un livre de photos ( si ça c' est pas du rackett de bonne conscience !!! )
sinon je ne connais pas les écrivains que tu cites
mais je ne lis plus par plaisir, dans une librairie j' ouvre un livre que je ne connais pas, je lis quelques lignes et la plupart du temps je le repose, je lève les yeux au plafond et je me dis que je vais foutre le feu à ces étalages de conneries. Heureusement que j' ai une copine bibliothécaire qui me force un peu la main, je t'admire d' être une vraie lectrice, moi je suis hautain et méprisant
° )
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excuse-moi mais je suis très triste de savoir que tu passe par Amazon
Lison du Var ...... Moneypennypro replies:
Bisous
Lise
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pour YAB j' adore te taquiner sur le sujet pour les écrivains français assez d' accord, c'est ce qui pour certains les rends adorables ° )
Lison du Var ...... Moneypennypro replies:
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Mad'moizelle Pouêt Pouêt says:
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sinon je ne me préoccupe que de littérature, bonne ou mauvaise. Sulitzer ? quelle drôle d' idée ° )))))
Lebojo says:
,-)