About this blog

  • 39 posts
  • 26 250 visits
June 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
    1 2 3 4 5 6  
  7 8 9 10 11 12 13  
  14 15 16 17 18 19 20  
  21 22 23 24 25 26 27  
  28 29 30          

Archives

June 7, 2009

Désolant

Tout d' abord je suis moi-même libéral

résultat des élections ! avec la crise de l' ultra-libéralisme, l' élection d' un candidat démocrate américain très populaire en Europe et en France, les manifs, le démantèlement du droit du travail, la crise de la santé des plus nécessiteux, l' injustice sociale et la peur, l' amalgame avec la bête, la frivolité de Rachida Dati...la droite de Sarkozy a gagné les élections

les français me désolent même si partout j' entends le ras-le-bol et la fatigue de mes collègues de travail et de ceux que je croise de temps en temps ... alors qui est allé voté, et qui n' est pas allé voté ? c' est désolant !

Published at 18:50 ( 18 comments / 454 visits )
This post is public

May 4, 2009

Travail

qu' est-ce que j' ai horreur de travailler ... j' en ai mal aux cheveux ... bénévole tout le dimanche jusuqu' au soir à la pagode, travail le lundi pendant 10 h, dans un hangar du type cour des miracles... une ambiance de plomb ... pour un athée et fainéant, c' est une misère...

avec ça en ce moment toutes les personnes que je rencontre me demandent si je suis marié ou accouplé à une femme ... à croire qu' il n' y a que cela d' important... d' ailleurs je me pose la question de savoir pourquoi on me demande cela à chaque fois que je parle à quequ' un ... ce que je trouve de plus étrange encore, c' est la tête que font les gens quand je dis non, je n' ai ni femme ni enfant... ces gens me prennent en pitié ou alors sont interloqués... c' est triste de n' avoir que l' amour institutionnalisé pour seul centre d' intêret ...

les femmes asiatiques que je rencontrent au travail ou à la pagode me regardent avec des yeux de poisson fraîchement sortis de l' eau... tout le temps ... elles ne me parlent pas mais me regardent comme si j' étais une abérration ... y a que l' amour qui intéressent les femmes ...m'enfin ... au moins je rigole c' est déjà ça...

Published at 17:23 ( 19 comments / 325 visits )
This post is public

May 2nd, 2009

mon mec à moi

mon mec ne porte pas ses chemises en dehors du pantalon

mon mec ne porte pas ses t-shirts dans le pantalon

mon mec ne porte pas de jeans slim, taille basse, poutre apparente

mon mec ne met pas de chaussettes blanches avec des chaussures noirs

mon mec ne porte pas de costards à rayures mais un blazer sur un pantalon gris

mon mec ne porte pas de basket avec un jeans noir

mon mec n' a pas de joggins

mon mec n' est pas musclé, ne fais pas de sport

mon mec n' a pas les cheveux longs

mon mec n' a ni barbe ni moustache et n' est pas mal rasé

mon mec n' est pas un macho, un intello, un homo

mon mec n' a pas une grosse voix et une grande gueule

mon mec n' a pas ses couilles qui montent aux amydales ou au cerveau

mon mec ne roule pas des mécaniques

mon mec n' est pas tatoué, percé

mon mec n' est pas un artiste, une personnalité

mon mec ne dis à personne qu' il a été premier au concours d' excellence

mon mec ne dis à personne qu' il est major d' une grande école

mon mec ne dis à personne qu' il vient d'un monde populaire, modeste

mon mec ne dis à personne qu' il était un cancre à l' école

mon mec ne dis à personne qui il est

mon mec ne s' épile pas

mon mec n' a pas d' auréoles sous les bras

mon mec est propre et se parfume

mon mec ne porte pas de bijou

mon mec n' est pas un fou du sexe

mon mec n' est pas gros

mon mec ne mange pas de pizzas, ne mange pas au fast-food

mon mec n' aime pas allé au resto, au musée, au théâtre

mon mec n' écoute pas d' opéra, de musique classique et contemporaine

mon mec n' est pas gaucho, socialo, bobo, gogo

mon mec ne donne pas de conseils, d' avis, de commentaires

mon mec n' a pas des amis

mon mec n' aime pas les fleurs et les animaux

mon mec n' aime pas la nature

mon mec n' aime pas ville et les villages

mon mec ne boit pas, ne fume pas, ne délire pas

mon mec est agoraphobe

mon mec ne croit pas en dieu, en diable ou en l' homme

mon mec ne jure jamais

mon mec n' est pas humaniste, ne véhicule pas des idées

mon mec est agnostique, ne joue pas aux dés

mon mec va en tenue où il s' ennuie

mon mec ne lit pas de roman, de poème

mon mec n' est pas sensible

mon mec n' est pas un émotif

mon mec est fortuné et radin

mon mec est autoritaire, égoïste, individualiste

mon mec est libéral, rationnel, pragmatique

mon mec n' a jamais eu de psy

mon mec fais la cuisine, le ménage, le repassage, les courses

mon mec fais l' administration et l' intendance

mon mec ne se plaint pas

mon mec ne pleurniche pas, ne se lamente pas

mon mec est un rêveur solitaire

il n' a qu' une obsession

moi







Published at 00:48 ( 25 comments / 521 visits )
This post is public

April 27, 2009

Reprise de l' activité

De nouveau au travail. Après les courges, les tomates. Cinq heures sur une remorque pour charger des chariots entre deux immenses serres, sans pause, sans boire, ne parler à personne et faire sans arrêt les mêmes gestes répétitifs sous une chaleur presque tropicale. L' après-midi, manutention durant quatre heures sur des palettes. Se baisser et lever des cagettes de dix kilos sans s' arrêter parfois les monter sur des piles de 2m de haut moi qui mesure 1m66 et cela le plus rapidement possible en suivant le rythme d' une machine. Une heure de pose pour manger à midi. On se rend compte que je parle peu, que j' ai mauvais caractère et que je malmène une vieille ouvrière laotienne qui a une rage de dent ( faut dire aussi qu' elle a la mauvaise idée de bloquer la porte d' entrée du self pour prendre son déjeuner et que je n' ai guère de sentiment)

Rentré, je me jette sur le lit et je lis le livre d' Abbey sur le grand ouest américain. Je jette un oeil sur Ip. Encore des sermoneurs plein d' une intelligence condescendante et plein d' auto-vertue qui s' en prennent à d' autres ipernitiens parce ces derniers, je ne sais lesquels, sont ceci ou cela ... bref comme dans la vraie vie où on se fait traiter de tous les noms et rabaisser intellectuellement par des gens qui disent surtout ne juger personne parce qu' ils sont trop bons et trop humains et bla bla bla... comme dans la vraie vie... entre le vacarme des machines d' ouvriers et le verbiage des endimanchés de l' esprit-bien... m' enfin, je m'aime ...

Le soir, soupe à l' ananas et soja, bol de riz, omelette. Je regarde Malcom sur M6 et je ricane comme un imbécile tout en caressant mon chat puis sur mon canapé, allongé j' ouvre la Pléiade de Nathalie Sarraute que je me suis offerte il y a un mois. Je lis Tropismes. J' aimerais écouter L' Exercice de l' Amour d' Ahmed Essyad mais je suis trop crevé. Je feuillette des poèmes de JAcques Réda, mais là aussi je suis trop crevé.

Avant d' aller me coucher, je me lave le visage avec un brumisateur à l' eau d' Evian. J' ai à nouveau une peau lisse, mat, mes cheveux sont magnifiques, longs noirs brillants et coupant et je me dis que je n' ai rien à faire de l' apparence ou du paraîre parceque je suis joli et bien fais, et je n' ai rien à faire de l' idéologie sonnante et trébuchante parceque la beauté est le don le plus précieux de la Nature puisque il échoue à certains par le plus pur des hasards...

Je vais dormir avec cet air supérieur que m' a conférer la lecture du Temps perdu il y a très longtemps.

Published at 19:55 ( 16 comments / 160 visits )
This post is public

Published at 09:05 ( 10 comments / 232 visits )
This post is public

April 17, 2009

Marianne Faithfull : Crazy Love

j' en suis gaga, je chante cette chanson de Nick Cave en permanence en faisant des geste de vieille toxico empruntée, j' imitais Adjani quand j' étais jeune voilà qu' en vieillissant je me prend pour Marianne Faithfull ... je partage cette tuerie sentimentale



Published at 00:50 ( 8 comments / 158 visits )
This post is public

April 17, 2009

Fête du printemps bouddhiste à Meyreuil le 10 mai

fête du printemps organisée par la pagode Pho Da de Marseille à la salle des fêtes de Meyreuil le 10 mai. Au programme, entrée libre, concert de chansons vietnamiennes ( payant ), dégustation de plats salés vietnamiens et de plats bouddhistes, pâisseries, vente de bibelots et articles bouddhiques, plein de vietnamiens partout, folklore etc de 14 h à oulala il se fait tard dis-donc ...

... et moi de corvée à la vente des repas ... bigre ...


image001-cdfa81
image001-cdfa81



Tout le monde y est le bienvenue ° )

Published at 00:44 ( 8 comments / 181 visits )
This post is public

April 6, 2009

Lectures récentes

Elie Faure : Histoire de l' art, folio

Bienvenu dans le monde de la suffisance littéraire. C' est d' une lyre à faire grincer tous les arbres d' une forêt. quand même, à un moment donné on se dit que vraiment c' est trop. il aurait pu dire des choses à l' Unesco. c' est digne et racé. endimanché même. il en est encore à user de cette vieille coquetterie, cette politesse mal placée, qu' est le beau-parler. je ferme le livre dès la deuxième page, je me méfie de ceux qui parle de l' art avec la piété maladive d' un jeune prêtre. C'est vulgaire .

André Malraux : L' Homme précaire et la littérature, Gallimard,

Le dernier live d' un écrivain que je trouve débile.

d' abord le titre, pompeux et dépassé, ne veut rien dire et cela ressemble à un titre d' un livre qu' aurait pu écrire Jean-Paul Sartre par exemple. ou peut-être cela dit ce qu' on va trouver à l' intérieur, ici cela veut dire en l' occurence : rien. Les amateurs d' arts sont des êtres profondémment, aussi profondémment que l' on peut l' être en étant complètement débile, des gens irrationnels et verbeux, ( s' ils ne devraient jamais faire de politique, la fabulation du beau leur va bien) ils y épanouissent leurs éruditions en les marriant avec notre goût pour les lieux communs. Malraux passe de la prémonition à la prédiction tout en se regadant devant un mirroir et cela tourne assez vite à l' infusion de pivoines japonaises, c'est assez écoeurant . lIs y parlent de tout le monde sans parler de rien, ce qui est assez fréquent dans la littérature intellectuelle de nos jours. Cela se veut écrit comme écrit pour un général mais cela n' a que les flammes d' un second de camp. Ce livre est un trompe-l' oeil roccoco écrit par un adolescent sénile à la voix grave. Autodafé.

Gerard Manley Hopkins : Poèmes et proses, trad. Pierre Leyris, Seuil

c'est compliqué, obsessionnel, monastique . il est observateur dans son journal et contemplatif dans ses poèmes. il y a des déplacements microscopiques dans ses visions et dans ses descriptions. cela demande une concentration éreintante. un maudit, je crois. Stimulant parceque rigoureux, mais trop de mots composés, d' analogies obscures et péremptoires. Une véritable mitraillette, presque un jeu de clavecin, et dieu que le clavecin est un instrument sans nuances. Attendre le prochain hiver pour ouvrir ce livre dont je ne comprends pas pourquoi il a été édité en format poche. C'est presque une coquetterie d' éditeurs.

Kenneth White : Scènes d' un monde flottant , trad. Marie-Claude White, Grasset

Livre rofondément inutile. Plein de noms célèbres inutilement mis en cheville au galop, juste pour faire exotique, sans parler du fourre-tout grotesque d' un écrivain qui aime savoir des trucs qu tout le monde peut savoir mais que le bon goût defend d' aligner en rang armés pour conquérir des pages blanches. White aurait du écrire cela sur des cartes postales ou en faire un album de photos. Encore un écrivain qui écrit avec la moitié d' un oeil. Lamentable. Ecrit pour des gens de bonne culture générale qui aiment se gargarisé rapidement de références en tout genre, à étaler sur des tartines.

Pierre Senges : Ruines-de-Rome, Verticales

C'est d' une connerie indigeste, mis en page par un d' adolescent attardé et fantasque.Des tirets partout, des wagons de mots compliqués, de parenthèses, de mots en italiques, le tout sous forme de maximes pédantes. Cela me fait penser à ces cons-pressés sur Ipernity qui laissent des commentaires qu' on comprend qu' à moitié et auxquels on ne peut répondre qu' avec des points d' interrogation. Ils compressent des mots et se régalent qu' on en voit pas le sens ou qu' on en saisisse que la moitié. Ce genre de débiles qui se croient intelligents et drôles parcequ' ils sont contents de vous laisser dans l' incompréhension. je n' ai pas été confronté à ce genre de discours depuis les crétins du collèges qui font le clown en me brassant du vent à la figure pour moquer mon sérieux. Merde alors !

Fernand Pouillon : Les Pierres sauvages, Seuil

Là, je touche le fond de la médiocrité. Mais qu' est-ce qu'ils ont tous ces techniciens à écrire des livres ? Ce n' est même pas efficace ! Cela commence très mal. La grosse boulette du début est une date (1161) qui sonne pompeusement et qui est censé annoncé le temps de l' action. C'est comme un pavé dans une marre. Ce type est architecte de formation et si l' architecture est l' art de figé le temps dans l' espace en mouvement, cet architecte doit être au vu qu' il est un concepteur de phrases un médiocre architecte. Cette date sur le fronton de son texte ouvre la porte sur un monde incohérent, vide de finesses psychologiques mais à la fois pompeusement meublé de lieux communs. Les architectes doivent, plus qu' aucun autre créateur, être mortifiés de ne pas égaler les "constructions vivantes" de la Nature. Pouillon s' essaie à travers la littérature d' égaler ce temps biologique. Et je ricane de page en page. Ce livre est un immense anachronisme. J' arrive pas à y croire ne serait-ce qu' une phrase. Cela ressemble à ces romans historiques remaniés à la sauce contemporaine qui font passé une ancienne reine de france en ménagère de moins de cinquante ans. En plus des multiples et indigestes citations de grands écrivains d' antan ( Platon et j' en passe ) ce crétin pense qu' il peut être suffisamment bon écrivain pour me bassiner avec ses réflexions sur lui-même : et voici que je, et voici que j' ai, avec en plus cette malhonnêteté de l' intellectuel faussement sot de le faire passer dans la bouche de son personnage, comme si un individu du 12ème s. pouvait à ce point avoir cette prétention d' être naît d' une perspective historique. Hugo n' avait lu que des versions déformées et vulgarisées ( des versions pour enfants ) des textes du moyen âge pour écrire Notre-Dame mais Hugo était un vrai écrivain qui a pour atout majeur la vue totale de son roman. Pouillon ayant vécu au XXème s. avait accès aux textes originaux ( édités à la fin du 19ème s. par les philologues allemands ) pour saisir l' esprit des hommes du moyen âge mais apparemment il en l' a pas fait ou alors en plus d' écrire comme un pied de biche il lit aussi comme une clé de 12. Un livre à mettre dans toutes les poubelles.

en vrai il aurait du se contenter de faire des entretiens radiophoniques pleins de "euh" comme la plupart des intellectuels ou des créateurs. Le genre d' émissions dans lesquels des types intéressants font croire qu' ils cherchent encore leurs mots.


Published at 00:35 ( 10 comments / 120 visits )
This post is public

Published at 07:02 ( 6 comments / 103 visits )
This post is public

April 2nd, 2009

Recette des ailes de poulet farcies

P1310751
P1310751

Ingrédients :

Ailes de poulet, oignons, champignons noirs, vermicelles de riz ( ou cheveux d' ange ), viande de porc hachée, sel, poivre, pincée de sucre, sauce de poisson et sauce d' huître ( pas obligatoire ), un oeuf

Ailes de poulet désossées
Ailes de poulet désossées

enlever les os des ailes de poulet sans trouer ( comme ci-dessus ) la poche que forme l' aile de poulet avec un petit couteau

P1310764
P1310764

farcir à sa convenance et faire cuire à la vapeur

P1310768
P1310768

présenter soit en faisant un beignet avec l' aile farcie

soit en faisant frire et dorer à la poêle et servir avec un sauté de légumes ou du riz, ou accompagnée d' une sauce aigre-douce

Ailes de poulet farcies
Ailes de poulet farcies

bon appétit ° )



Published at 10:56 ( 18 comments / 296 visits )
This post is public

March 19, 2009

La Journée de la jupe, vendredi 20 mars

Téléfilm sur Arte à 20H30 avec Isabelle Adjani

Published at 07:00 ( 12 comments / 270 visits )
This post is public

February 25, 2009

Antho pero 14 : Jacques Roubaud

1.3.8 •



condamné sans entendre mes poignets usés de corde tournera dix fois le jour le verrou vérificateur et le geôlier qui versera le peu de pitance le brouet clair dans la gamelle ce sera



toi ma réplique dans tous mes futurs nuageux sans apparence indécidé quoique certain innombrablement les désirs de la mémoire me mêleront aux foisonnements du rêvé



car prisonnier j' aurais perdu tant d' attributs de l' homme la marche la douleur la surprise la pensée sinon quand mimant sur commande les gestes joués déjà



je referai pour toi quelqu' un des parcours qui m' occupent et je n' aurais pas assez de ciel qu' il ne s' efface et tu n' auras pas assez d' un mot qu' il ne soit toi





in €, Gallimard, 1967

( j' ai du mal à retranscrire ici les blancs de ce sonnet et sa mise en page )

Published at 07:11 ( 6 comments / 141 visits )
This post is public

December 15, 2008

Devinette

alors vrai épandeur d' engrais ou maquette volante ?


Salon de Provence
Salon de Provence

Published at 12:40 ( 10 comments / 304 visits )
This post is public

September 26, 2008

Lectures récentes 3

Jacques Réda : Accidents de la circulation, Gallimard, 2001

Bien sûr, il y a beaucoup de poésies parce qu' il y a beaucoup de poètes. Parmi ces hommes, il y a beaucoup de mots, de visions, de sens. Réda est le poète le plus original de langue française et du XXème s. que j' ai eu entre les mains. Une poésie très pure, une poésie sans poétique. Pas de fanfare, de mystères, de feu près de la cheminée. Le poète de Paris qui redonne à la capitale sa vie immédiate, sa vie de villageois, sa place publique. La prose d' un promeneur qui décrit ce qui est là, ce qui se voit, en dehors de toute forme d' émotion ou de sensibilité. Je goûte beaucoup cette liberté de n' avoir pas sous les yeux l' obligation poétique que certains autres poètes s' efforcent de communiquer et qu' une lecture assidue de la poésie peut dénoncer comme des artifices, dussent-ils être réjouissant par ailleurs.

Pierre Bergounioux : Carnets de notes, 1980-1990, tome 1, Verdier, 2006

Brillant. Il ne se passe rien dans ce volume. La vie d' un enseignant au jour le jour sous formes de notes dans lesquelles l' essentiel tient en relevés de lecture et trésor entomologistes ramenés lors de promenades. On lit dans ces carnets écris avant la parution de son premier livre, la très pudique intention de ne rien laisser paraître de l' intimité de la vie d' un homme, ce qui peut porter à s' interroger sur la motivation d' un tel chantier d' écriture qu' est la rédaction d' un carnet personnel. Ce qui en ressort, c' est la vie assez simple d' un homme refermé sur sa propre vie à lui, qui n' aime pas enseigner car il désespère de n' avoir pas le temps de se consacrer à ses passions.

Il ne se passe rien. Mais cela devient passionnant au fil des pages. Une syntaxe impeccable, une écriture très fine et sérieuse. Nul laisser-aller ou coquetterie d' écriture. La grande qualité de ce journal tient à ce que Bergounioux parsème dans ces pages pour capter l' attention, si toutefois c' est là une intention pour une éventuelle publication, le nom des auteurs des livres dont il ne cite que le titre sans en donner de critique et le nom scientifique des insectes, grande passion de ce naturaliste amateur qui s' ennuie de ses obligations sociales. Cela donne une évocation mystérieuse et rythme le non-événementiel de son quotidien en des notes très courtes évacuant ainsi les aspects secondaires de l' existence et de sa conscience.

Brillant, intelligent, sobre et vertueux.

L' épopée de Gilgamesh, traduction de Jean Bottéro, Gallimard

Un livre très émouvant.

Architecture, méthode et vocabulaire, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Editions du patrimoine

Ouvrage technique bien réalisé. Très facile d' utilisation. Exhaustif clair et accessible. Excellent index. Des sections indépendantes mais également correspondantes entre elles. Un indispensable.

Georges Bernanos, Journal d' un curé de campagne, Edition du Rocher

Extraordinaire. Une écriture sensuelle proche du péché pour une oeuvre qui sonde l' enfer de l' âme humaine. Un des plus beau texte que j' ai pu lire et un des plus intelligent par son déroulement. On rentre en enfer par la porte de Saint-Pierre. Les grands mots ( maux ) de la religion se mêlent à une musique à l' harmonique colorée et suave empreinte de noblesse aristocratique. Cette grandiloquence du sujet et la syntaxe pleinement maîtrisée par une économie austère du propos par un homme qui sait très exactement de quoi il parle ( chose très rare chez les écrivains nombreux qui mêlent trop souvent leurs expériences et leurs sensations ). Ici, c'est la plume d' un "maître". Extraordinaire.

Un jeune curé apprend son métier et découvre les motivations de la foi chez les villageois dont il a la charge. Une confrontation dans laquelle sa vocation affronte la réalité des ressorts et des attentes de la croyance chez le petit peuple. Dieu et la liberté.

Published at 16:08 ( 6 comments / 258 visits )
This post is public

September 24, 2008

Antho perso 13 : Jean Pérols

Porte à porte

et portes noires qui se poussent

une seule fois sur un silence dit de mort

dans le dos l’ énergie ses fêtes et ses cris

ses lèvres mordues ses devoirs tombés d’ où

et ce sparadrap malgré tout sur la louche des pages

dormir

j’ écoute sommeiller dans la tiédeur de mai

ce qui demeure debout pour un songe de force

les bourgeons les querelles la femme ourlée de sang

devant les portes carnassières qui battent

et se referment sur des passages étincelants

quand la voix—sur un signe—dans l’ assistance nomme

celui qui doit franchir solitaire les formes.

Published at 14:21 ( 3 comments / 188 visits )
This post is public

July 31, 2008

Antho perso 12 : Raymond Queneau

BATTRE LA CAMPAGNE/ NRF, 1968

 

Cycle de l’ eau

 

Au lever du jour

l’eau s’ éparpille

l’ herbe est constellée

de grains liquides

 

le temps de boire le café

l’ H O s’ est envolée

 

chacun prend sa teinte jaune

brune ou mordorée

le blé cuit la sauterelle saute

le bœuf est altéré

 

on regarde dans un coin du ciel

un nuage peut-être torrentiel

 

il part sans s’ être dégonflé

le soleil est bien fatigué

et c’est pourtant la nuit qui tombe

et le repos sur le monde

 

dans la nuit réapparaît

l’ eau fraîche qui s’ éparpille

le ciel est constellé

de grains liquides

 

Published at 21:54 ( 2 comments / 263 visits )
This post is public

Published at 02:08 ( 16 comments / 404 visits )
This post is public

June 11, 2008

Portrait chinois de Lakesys

 

http://www.ipernity.com/blog/30875/69361

 

1-Si j'étais un animal, je serais sans odeurs, sans poils, sans maître ou un chat

2-Si j'étais un arbre, je serais un gingko bilboa

3-Si j'étais une plante, je serais une belle femme ou un hortensia

4-Si j'étais une fleur, je serais une jeune fille ou une véronique

5-Si j'étais un condiment, je serais un mec super sympa qui dit toujours la vérité ou un piment

6-Si j'étais une couleur, je serais noir et je m' appellerais Barak Obama

7-Si j'étais du métal, je serais du chrome

8-Si j'étais une pierre, je serais un caillou

9-Si j'étais un parfum je serais la caféine

10-Si j'étais une saveur, je serais aigre-douce

11-Si j'étais un instrument de musique, je serais une harpe

12-Si j'étais objet de collection, je serais timbré ou une canne

je suis vierge

 

 

Published at 15:30 ( 8 comments / 278 visits )
This post is public


← previous 1 2 3 next →

( 39 posts )

rss Latest posts - Subscribe to the latest posts of X X

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...