Dessin des courbes de ta chair lente
Bruit de ta respiration ténue
Chaleur où vient se briser mon froid perpétuel
Tu mords ce que j'ai de plus intime
Le grand dévoreur, c'est toi
Tu souris de mon désir muet
Attache à tous les coins de la terre
Ton indifférence et ton désir de plaire
Accuse-toi de rendre les autres malheureux
Ah, le temps où tout était droit !
Où la pâleur s'accordait avec le rouge sang
Où les doigts vibraient sous de nouvelles étreintes !
La première apparition de toi, déguisé en femme
Avec une robe à motif léopard
prise aux filets de tes bas résilles
Je ne cesse depuis ce jour de te fuir
En me jetant contre toi avec violence
En inventant des mots inassouvis
En t'écoutant sourire de ce remue-ménage
En me repaissant du nom de tes maîtresses
En oubliant qui tu es et qui je suis
La chaleur tourne sur elle-même
Et creuse un trou de plus en plus profond
Où je pourrais enterrer les fantasmes de toi
Mais je préfère les voir s'agiter en moi
Comme des haricots sauteurs du Mexique
J'aime leurs trépignements de gamins
Ton sommeil luit en moi chaque nuit
Et guide les pas de mes rêves
marchant tous sur l'eau prudemment
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Charp says:
La nouvelle ère replies: