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October 27, 2007

Au pays de Serendip . .

Au pays de Serendip . .

Au pays de Serendip il n’y a pas d’espace-temps . .
Au pays de Serendip on ne vient pas de loin, on va
Au pays de Serendip on ne commence pas, on dé-finit

Au pays de Serendip il n’y a pas d’itinéraire . .
Au pays de Serendip on n’arrive pas, on dé-part
Au pays de Serendip on ne part pas, on devient

Au pays de Serendip il n’y a pas de certitude . .
Au pays de Serendip on ne recherche pas, on explore
Au pays de Serendip on ne trouve pas, on dé-choisit

  

Au pays de Serendip il n’y a pas de modèle . .
Au pays de Serendip on ne mime pas, on se souvient
Au pays de Serendip on ne fuit pas, on survient

Au pays de Serendip il n’y a pas de podium . .
Au pays de Serendip on ne médaille pas, on travaille
Au pays de Serendip on ne vante pas, on invente

Au pays de Serendip il n’y a pas de miroir . .
Au pays de Serendip on ne farde pas, on dévoile
Au pays de Serendip on ne mire pas, on réfléchit

Au pays de Serendip il n’y a pas d’ego . .
Au pays de Serendip on n’est pas, on naît
Au pays de Serendip on ne meurt pas, on sème

Au pays de Serendip . . de Camera & d’Obscura . .

( jef safi - 1o/2oo7 )

Published at 15:36 ( 2 comments / 1139 visits )
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October 1st, 2007

The allegory of Camera & Obscura

Once upon a time there was two small dark boxes, illuminated with certainties, two small empty heads, full of hope, and whose sensitive soul was waiting until the external light penetrates them to dazzle them with an image of the "True Reality”. At the proper time, they finally opened.

Camera in pursuit of the Absolute, wanted all to see without any reflection. All, absolutely All ! Then, at the proper time, it decided to be totally overcome by the "True Entropic Reality", all its sensitivity offered to intensely feel everything, without any prejudice, without thinking one second with all these words which darkens the mind more than they enlighten it. It installed a hypersensitive film which it will push in spite of its coarse grain. It tuned her diaphragm to the maximum aperture, a long time, and gave up itself to ecstatically feel the whole true light of the whole True Entropic Reality.

Obscura in quest of the Universal Knowledge, wanted all to know precisely, it wanted all to understand and memorize with a maximum of details and discernment. Then at the proper time, it decided to focuse a depth of field as deep as possible, to choose a pause time as short as possible, to be sure to get the highest neatness of the True Real Universal Memory. It installed a hyperfine grain film which it will develop energetically to compensate its low sensitivity. It tuned the aperture at less than anything, and adjusted the pause time at an infinitesimal fraction of nothing.

The moral of the story ? All the photographers will say it to you !

Camera obtained the most luminous image which is at ounce the fuzziest one, an immaculate uniform Absolute Entropic white 100%blank.

Obscura obtained the finest image which is at ounce the darkest one, an immaculate uniform Universal black 100%blank.

From now on, when it chooses an aperture and a time of pause suitable to create less blind images, Camera finally formed in it several suspicions of True Reality. They are images as poor of Absolute Sensitivity as weak of Universal Knowledge, but they are marvellous and magic images, illuminated by unexpected shapes and colors.

In the neighbourhood of the Absolute Entropy, each cell of Camera opens like a white sapphire prism dispersing and breaking up the Entropic light in colored iridescences. From her cells juxtaposition are emerging lines and shapes, metamorphosing the dazzling Entropic light in simple but unknowable .. shapes, only lacking some .. words to name them.

From now on, when it chooses an aperture and a time of pause suitable to create less blind images, Obscura finally formed in it several suspicions of True Reality. They are images as poor of Universal Knowledge as weak of Absolute Sensitivity, but they are marvellous and magic images, rich of ambiguous signs and senses.

In the neighbourhood of the Universal Memory, each cell of Obscura opens like a black sapphire crystal dispersing and breaking up the universal darkness in colored enlightening sparks. From her cells juxtapositions are emerging now vowels, consonants and others signs, metamorphosing the gloomy universal darkness in simple but unknowable .. words, only lacking some .. shapes to imagine them.

Published at 22:01 ( 0 comments / 329 visits )
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August 21, 2007

¿ .. jusqu’à temps

 

_

 

¿ .. jusqu’à temps

les mots nus des mains
se fatalent en poésie,

perdent parchemins,
se fractalent en hérésie.
sèmons jusqu’à tant .. !

_

Floc°n 116362151579666 - 1H

composé avec la machine 2oo6°JEF v 1.1

_

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July 29, 2007

.. fenêtre à devenir


.../...

Celui qui s’effraie de partir
qui se rassure à s’ennuir,
ferme la fenêtre
et se cache de découvrir.

Celui qui peure de s’abêtir
qui lit de relire à délire
déconstruit la fenêtre
à ne plus s’en ouvrir.

Entropy ≥ Memory . Creativity ²
Entropy ≥ Memory . Creativity…

Celui qui s’étiole de languir
qui se grise d’éblouir
caresse la fenêtre
et la flatte de vernir.

Celui qui s’alarme de croupir
qui s’assoiffe d’à venir,
fuit par la fenêtre
s’oublie de nostalgir.

Celui qui ne craint rien
qui choisit de déchoisir,
s’amuse de la fenêtre,
s’enjoue d’aller et de venir.

.../...

Et toi, qui es-tu ?!

Moi ? J’essaie de devenir fenêtre ..
.. fenêtre à devenir


jef safi

Published at 13:43 ( 0 comments / 269 visits )
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July 15, 2007

Le PuzZle et l’Agneau

 

Rien ne sert d’Obéir, d’être sage cOmme l’image,
le Puzzle et l’Agneau en sOnt le témOignage.
Laissez-mOi vOus brOder les trames d’une bergerie,
Où il n’est de mOrale qu’en bOnne pédagOgie.

Dès printemps bOurgeOnné, mère Brebis fait sa balle,
pOur partir pâturer entOurée de sOn mâle.
SubOrdOnné, dOcile, le Bélier Obéit ;
cartésien du nOn-sens, quOi qu’il pense, dOnc il suit.
Partant pOur tOut l’été, peu friande d’être inquiète,
elle assure ses arrières, sans encOmbre de layettes.
AbandOnne l’Agneau, lui cOnfie le ménage,
un peu d’eau, trOp n’en faut, un tOurteau de fOurrage.

"Il me faut l’Occuper, le parquer dans sOn cOin,
qu’il nOus fOute la paix et ne rOnge que sOn frein.
Il lui faut une tâche qui lui prenne la tête,
que le bestiau file dOux, n’aille pOint cOnter fleurette."
Elle cherche un stratagème qui ne cOûte un écOt,
emprunte au vieux Berger sOn jeu de sOlitaire,
Un puzzle défraîchi qu’elle disperse par terre,
subtilise quelques pièces et sermOnne l’Agneau.

The median vacuum semiotics (VirtualBib)
The median vacuum semiotics (V…

"Qu’est-ce dOnc que cette pagaille ? COmment se fier à tOi.
A peine je suis partie, déjà tu me déçOis ?
RecOnstruis cette image avant nOtre retOur,
sans faute, Ou le Berger ira te vendre au bOurg.
Ne fais pas le gOret, ne salis pas ta laine,
tu te la laveras, la carderas tOi-même.
Mets chaque pièce en place, sans cOrner les arêtes.
SOis digne d’un mOutOn, gentil, dOcile et .. bête."

Silence et sOlitude envahissent les lieux.
L’Agneau renifle, grelOtte, angOissé et hOnteux,
Tout aussi dislOqué que le puzZle miteux,
cherche en lui le bélier, trOuve le canard bOiteux.
Du fOnd de ses viscères explOse sa cOlère :
"Ma laine est-elle trOp nOire pOur aller paître au vert ?
Que me frappe l’OpprObre ! Que me pOussent cinq pattes !".
De sOn sabOt crOtté, envOie valser la bOîte.

Un des mOrceaux bringuebale, rebOndit de travers,
s’envOle un temps planant, s’entOupille dans les airs,
TOurnicOte sur l’endrOit, gigOte sur l’envers
et atterrit - hasard ? - embOîté à un frère.
Stupéfait et chanceux, l’Agneau de se cOmplaire
plus aidé du hasard qu’il ne l’est de compères.
CrOyant en sa fOrtune, vOit la chOse tÔt finie,
quand du fOnd de la bOîte une vOix le supplie.

"Je t’en cOnjure l’Agneau, ne va pas me refaire.
Sais-tu cOmme il me lasse, cOmbien il m’exaspère ?
Ce tableau du navire d’Où Panurge s’encanaille
à pOusser le marchand et ses bêtes à la baille.
N’as-tu pas d’autre envie ? N’as-tu d’autre ambitiOn,
que ruminer d’un autre sOn reste de pOrtiOn ?
N’as-tu pOint de passiOns à laisser débOrder,
d’envies d’imprOviser, d’inventer, de créer ?

Ce n’est pOint privilège du pinceau d’un génie,
que de jeter des lignes, des cOurbes et des pigments.
Je n’ai tOutes les encres, je n’ai tOutes les fOrmes,
mais va l’Agneau prends-mOi, explOre nOs tOurments.
COncentre les instincts de tOus les caprinés,
sOis chamOis, bOuquetin, deviens grand bœoeuf musqué,
TransfOrme tes frayeurs, tes phObies, tes paniques,
en manne de talents, en cascade d’idées.

The median vacuum semiotics (VirtualBid)
The median vacuum semiotics (V…

DécOmpOse, recOmpOse, Oublie nOrmes et règles,
usages et cOnventiOns sOnt entraves et bâillOns.
Entrelace mille milliards de cOnfiguratiOns,
cristallines, fractales, hOlOphOtOgraphiques,
Tu n’auras de limite qu’en imaginatiOn,
tOut dans tOut jaillira kaléidOscOpique.
Je ne suis plus Puzzle, ne sOis plus un mOutOn.
Je serai AphrOdite, tu seras PygmaliOn."

Et l’Agneau de s’enfuir explOrer arts et sciences,
pOur tisser nOn sans peur les puzzles de sa vie.
COmpatissOns plutÔt au sOrt du plus dOcile,
celui qui, quOi qu’il pense, Obtempère, s’interdit.
Le tragique de sOn lOt n’est pas tant ce qu’il sert
que les mOments qu’il rate, les OccasiOns qu’il perd.
Chaque fOis qu’il se dérObe, s’efface, s’Oblitère,
le Bélier manque l’heur de partager en pair.

JEF de la FOntaine (2oo4)

Published at 09:31 ( 1 comment / 226 visits )
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June 22, 2007

Faut-il libérer Sisyphe ?

Ponto e virgula (/flickr)
Sisyphe n’était pas libre, Joël. Mais c’est une belle métaphore.

jef safi
Sisyphe n’est pas libre parce qu’il n’a pas encore choisi de l’être . . mais il peut s’évader ; il est vrai qu’il a l’éternité devant lui pour se décider. Ce soir peut-être ? Hmm .. demain plutôt !

Il est libre lorsqu’il gravit la colline avec l’espoir de parvenir au sommet et d’y rester. Il est captif lorsqu’il laisse dévaler (dévaluer ?) sa pierre et redescend la chercher au fond. Jusqu’ici la prison de Sisyphe n’a été que ce bocal absurde.

Que n’a-t-il jamais profité de l’élan de la pierre pour le briser ? La paroie de verre est-elle trop solide ? Que non ! Parce que le sommet de la colline est le rebord du bocal, que le couvercle est ouvert, mais qu’il a peur d’en sortir sans emmener sa pierre avec lui !? On se rapproche !

Je crois qu’il préfère jouir d’une éternité absurde dans un espace clos mais .. connu (une colline, une pierre, le bocal compris ..) ; plutôt que de redevenir mortel en explorant librement le vide médian des inconnaissables.



photo ©jef safi (hébergée /flickr)

Tel est le coeur du débat flickrien du jour. A chacun de choisir entre l’auto-censure de l’éternel retour à l’ordre établi du bocal, ou l’aventure de l’évasion éphémère exposée aux errances d’Entropie. Je ne veux pas croire que l’art soit mort dans cette première impasse, mais plutôt qu’il renaît sans cesse sur le chemin qui mène à la seconde. Le choix du bocal-serveur n’y change rien, tout l’art est d’en briser les paroies de verre, et non de sauter d’un bocal à l’autre. Mais tout l’art est aussi d’y respecter le regard des autres dès lors qu’en publiant pour eux on les choisit comme coauteurs.

Sisyphe a l’éternité pour changer d’avis, lui, pas nous ! . . Pour nous, l’éternité du mimétisme itératif récurrent c’est déjà la mort ; en revanche l’éphémère d’une créativité vaine .. dans la nuit blanche et sourde où nous papillons le vide, est un sursis instable mais c’est la vie, en Liberté.

Sisyphe n’est-il pas plutôt la figure mythique de l’auto-censure par procrastination ?

Faut-il libérer Sisyphe ? Non, s'il ne le veut pas lui-même !

Merci Ponto e . . à bientôt Virgula !

 

Published at 13:19 ( 0 comments / 234 visits )
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