« Quand Jean-Pierre Leclercq “écrit” une photographie, il le fait sur base d’un scénario, d’une composition impeccable qui est le fruit d’une connaissance approfondie de l’écriture visuelle des grands photographes et des peintres. Il le fait en cherchant à rendre lisible pour tous l’esthétisme d’une vue. Mais pas seulement, car chaque photo recèle aussi un second niveau de lecture, décidé dès le cadrage, dès le choix du cliché. Une métaphore, une allégorie, une histoire. Les couleurs, les formes, les angles, les mises en abyme, tendent à construire ce message voulu par l’auteur.

L’image parfois flirte avec le surréalisme, ose un décalage avec les canons de la composition, mais toujours se fonde dans une construction précise servant un propos. Il reste une note, une touche personnelle, propre à Jean-Pierre Leclercq : une certaine idée de la sensualité des formes et des matières. On en vient à imaginer que les choses se placent là, dans ces alignements, ces dispositions là, précisément pour lui, que son regard transforme une réalité, sans la toucher ou la retoucher, juste par magie. »

Florence Noël, poétesse

« It seems simple, to take a photograph ! But this work is similar to visual ballet. The simplicity of a viewed language is a most difficult thing to attain. And it is attained here. Image after image, Jean-Pierre Leclercq speaks to us of the every day life : Vacant chairs, shadows cast on walls, voids, stairwells, paths... We are looking at what seems to be nothing, though it does not seem silent. This is a nothing that is vocal, eloquent ; a nothing that speaks softly but with clarity and quiet power. If we listen, we can hear, and in hearing, we can understand. It is, in the end, joyful. »

Mauro Metallo, photographer.


« La photographie de Jean-Pierre Leclercq nous convoque à un autre rapport au temps, à une manière de voir qui ne s’inscrit pas dans la quantité, mais dans la qualité. Elle nous incite à marquer un temps d’arrêt, à réfléchir, à envisager notre environnement comme une composition esthétique, “naturalisée”, comme s’il allait de soi... Comme si le sens du beau était la propension naturelle de tout un chacun, de l’univers, du cosmos, à placer les êtres et les choses dans l’harmonie, même si on sait par ailleurs que c’est souvent le hasard qui est la force agissante.

Ce sont des photos qui nous offrent une vision directe. Sans fioriture et épurées, elles vont droit au but, mais l’enchantement y est toujours présent : les photos de Jean-Pierre Leclercq traduisent la force du renoncement, mais aussi et surtout l’enthousiasme du choix.

Puisque les règles sont faites pour être transgressées, Jean-Pierre Leclercq les transgresse allègrement, non par gratuité, pour s’inscrire dans une rébellion très “tendance”, mais pour recomposer le réel, avec originalité et sens de l'esthétisme. »

Gilles Durvaux, enseignant et photographe.



« Jean-Pierre Leclercq è sicuramente una delle personalità più singolari e affascinanti che si possano incontrare. Tutte le sue foto sono molto ben realizzate, le inquadrature rigorose, gli elementi della composizione essenziali, i colori e le tonalità delle immagini perfetti, ma non è niente di tutto questo a caratterizzarne l'opera. Egli potrebbe, a prima vista, sembrare un eclettico : le sue immagini spaziano attraverso tutti i generi della fotografia ; per non parlare poi della molteplicità dei riferimenti culturali.

Ma c'è qualcosa che in Jean-Pierre Leclercq va oltre. Egli somma alla forza dell'immagine la forza della parola. Quella che viene da molti presa in poca considerazione o addirittura ritenuta inutile è per lui una operazione essenziale : dare un titolo. Penso che questo lo impegni e lo diverta almeno quanto comporre, scattare od elaborare la foto. Non so se il titolo nasca prima o dopo o contemporaneamente. Noto soltanto che questo non è mai descrittivo, ma si pone sempre in una posizione dialettica rispetto all'immagine, ed obbliga a riflettere.

Le sue opere assumono pertanto quella netta connotazione concettuale e poetica che ne diviene l'elemento caratterizzante. Certo, la lettura delle opere di Jean-Pierre Leclercq non è sempre così immediata, in certi casi dobbiamo affrontarla più volte per poterla decifrare, ma vale sempre la pena di farlo per poterne godere, oltre che con gli occhi, anche con la mente.»

Salvatore Ambrosi, fotografo.


« Jean-Pierre Leclercq ou le regard métaphorique.

Les images découpent avec la violence et la précision de l’emporte-pièce des morceaux de réalité qu’on imagine ensuite longuement polis, affinés, détourés dans les fumerolles et cornues de Photoshop.

Enfin – ou bien est-ce au début ? – le titre vient poser sur ce morceau de réel sublimé une transfiguration le plus souvent tendue vers l’abstraction. La beauté du monde capturée par une technique sans failles et servie par un art subtil mais surtout asservie à l’invention d’un sens qui à son tour nous interroge…

Jean-Pierre Leclercq, cogito ergo sum.
Jean-Pierre Leclercq ou l’inquiétude créatrice. »

Jean-Pierre Poccioni, écrivain


« Tel Francis Ponge, Jean-Pierre Leclercq cherche inlassablement à tirer parti des choses, des paysages, des gens rencontrés au hasard de voyages réels et imaginaires, proches ou lointains. Ce photographe jouit de la liberté de regard du poète. Celui qui révèle les instants de bonheur simple mais par trop éphémère.

Parcourir ces œuvres procure un plaisir proche de celui ressenti à la lecture de Vincent Delerm : la confirmation que la vie vaut la peine d’élargir son regard au delà des apparences et que chaque instant fugace est potentiellement digne d’intérêt à condition de mettre en relation. Prenez par exemple “Pleurs d'automne” et son réseau prosaïque de deux tuyaux et d’une feuille morte. Deux yeux nostalgiques larmoyants ? Deux êtres communiant dans la douleur de l’incommunicabilité de leurs corps puisque fixés au mur ? Le lecteur dispose de toute la liberté d’interprétation ; les titres orientent mais, invitation à la polysémie, n’interdisent rien.

Regarder les photos s’accompagne obligatoirement de l’activité créatrice de la lecture : chaque photo reçoit un supplément d’âme grâce à son titre ; non pas qu’elle ne se suffirait pas mais parce que la vie est foncièrement dialogue. Dialogue entre les titres blancs sur fond noir et les photos en noir et blanc ou en couleurs, dialogue entre le français et l’anglais... Le classement thématique participe à ce dialogue des photos entre elles. Poésie et photographies, ces arts se répondent pour notre plus grand plaisir. Dans ses magnifiques galeries de photos sans cesse en évolution, Jean-Pierre Leclercq nous invite à changer notre regard sur la vie et finalement à entrer en dialogue avec nous-mêmes. »

Pierre Antoine, professeur de littérature



« I have been a huge fan of Jean-Pierre Leclercq’s photography since I discovered his work a few years ago.

What I like most about his body of work is that it represents the best of what I call “pure” photography as opposed to much of the manipulations and “heavy” post processing that is so prevalent in modern digital photography.

Jean-Pierre Leclercq shoots mostly landscape and abstract images that are always technically excellent in terms of focus, exposure, perspective, effective depth of field, tonality, contrast, and composition. His compositions are a particular delight as they are always very pure, thoughtful, and well balanced. His black and white images are particularly beautiful.

Additionally his images almost always have a strong aesthetic or emotional dimension that makes them more works of art than just snapshots and leaves the viewer with something worthwhile to take away from the image.

I also admire Jean-Pierre Leclercq’s “eye” for a profound or moving image that most of us would just pass by. Amateur photographers would do well to study Jean-Pierre Leclercq’s extraordinary images carefully and learn some of the old lessons from a new master. »

Thomas McCauley, IT Architect, Photographer



« Jean-Pierre Leclercq deserves a huge acclaim for his imaginative photographic slice-of nature and life. He observes the true colours of his surroundings . He adds another dimension to these little gems by making them unique in his own honest style. His charming work makes you stop to consider the hidden nuances deep into his well-considered compositions. »

William Harland Zimpel, Artist, photographer



« Poussières de vie, moments volés ou consentis, regards tendres sur le monde, regards curieux, éblouis ou caustiques… Dans les mains de Jean-Pierre Leclercq l’appareil photos devient un instrument aussi puissant qu’un pinceau de peintre, un ciseau de sculpteur ou un burin de graveur… A travers son regard, nous découvrons des images qui établissent un pont entre la perception immédiate et les strates cachées du mystère du monde…Ses albums sont autant d’invitations au voyage…Tous les chemins sont riches de découvertes : il nous amène à nous arrêter, nous aussi, à voir sans préjugés et à faire silence pour nous associer à la vibration des choses… Le temps qui passe, la fragilité de l’existence, les couleurs de la vie : Jean-Pierre Leclercq nous apprend à regarder, à saisir le moment, à être attentif à tout ce qui s’offre au hasard des “ routes ”… »

« Adieu, dit le renard. Voilà mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux… » Saint-Exupéry

Astrid Holvoet, professeur de psychologie



« Chacune des images que nous offre Jean-Pierre Leclercq est le fruit d'une profonde méditation sur le sujet : la lenteur du geste photographique est ressentie dans ses compositions mêmes, lenteur qui s'inscrit en faux contre toute notion d'immédiateté ou “d'instantané” se rattachant pourtant à l'essence même de la photographie. Cette résistance à la vitesse qui annihile toute réflexion, on la sent également dans les sujets de prédilection du photographe. Ainsi, que ce soient des compositions architecturales statiques rendues mouvement par l'oeil scrupuleux du photographe, des visages ou des gestes humains s'inscrivant dans la continuité d'une histoire muette plutôt que d'y être arrachées, les sujets de Jean-Pierre Leclercq s'emplissent d'un condensé de poésie lorsqu'elles sont abordées sous l'angle de ses titres lapidaires et pourtant gorgés de sens. Que d'âme et d'éloquence dans les instants qu'il fige... du grand art.»

Luba Markovskaia