Bon Dieu… Eveillez-vous !
(20 – voir bibliographie)
Fin de l’humanité… Fin du monde, fin d’un monde.
Peut-on voir dans l’angoisse de la finitude de vie les fondements du mythe de fin du monde ?
Peut-on un instant penser que si l’être a si souvent envie de croire en une vie après la vie qu’il n’y a là qu’orgueil à laisser trace et ainsi fuir le néant vers lequel il penche ?
Toute vie a une fin, du moins pour ce qui est du corps. L’Esprit subsiste. Il suffit de contempler les pyramides, Stonehenge, une œuvre de Vinci, une cantate de Bach ou les paroles des sages du désert pour constater que la disparition physique du créateur n’est pas totale. Ils ont quitté notre univers pour gagner l’Univers. Et nous est donné de les trouver, plus exactement de trouver leur esprit qui vit toujours dans l’universalité de l’œuvre.
Pourtant aussi sûrement que le fleuve va à la mer, l’homme court régulièrement et de plus en plus vite à sa perte. Course à la production, à l’armement, à l’ambition… Au travers de son orgueil, il ne perçoit toujours pas qu’il détruit la vie, qu’il détruit sa vie. Comme l’humain est expert de ses manques, il poursuit au travers de ses « grandes » idées, le seul but de son autodestruction : vie sans respect de soi, sans respect de l’environnement, sans respect de la vie.
Au travers de quelques grands textes de fin du monde, je vous propose de retrouver les chemins qu’ont empruntés les visionnaires, qu’ils soient philosophes ou simples écrivains, pour nous montrer l’endroit où nous allons avec certitude. Au-delà des déluges ou Apocalypse, nous pouvons percevoir quelques chemins de Sagesse. Ils devraient permettre aux chercheurs de Vérité de poursuivre l’œuvre et adoucir les fins qui nous attendent.
Et, qui sait, peut être que la fin de cette humanité n’est que le début d’une autre ?
Toute vie a une fin, du moins pour ce qui est du corps.
Histoires de déluges, l’eau, le feu, la mort pour purifier l’univers :
Première fin du monde: l’enfant quitte le ventre de sa mère.
Le soir est venu, une fois de plus… Maman m’a conduit dans la chambre du haut. Après le long escalier plein d’ombres inquiétantes, voici la chambre dorée pour la nuit. « Tu vas fermer tes petits yeux, le marchand de sable est là tout près. Maman n’est pas loin, n’aie pas peur ! Et n’oublies pas de dire ta prière… Bonne nuit mon lapin ! »
La lumière s’éteint, le jour s’éloigne, j’entends les pas de maman dans l’escalier… n’aie pas peur et la peur vient, noire, gluante… et si ! Si Maman n’était pas là demain matin, si Papa et elle étaient morts… Ce serait la fin du monde ! il n’y aurait plus rien, même plus moi ! Alors petit Jésus, ange gardien protégez les, faites s’il vous plaît qu’ils ne meurent pas… pas avant que je sois grand !
La fin du monde dépendait alors de mes prières… et la fin du monde ne dépend-t-elle pas simplement d’une prière ?
Genèse Chapitre 17 (La Bible – traduction Second) (1)