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November 12, 2008

Le bonheur des hommes.

Je lui ai posé la question s’il était heureux, je lui parlais du bonheur des hommes mais il n’a pas encore répondu à mon mail.

Tu sais,je n'ai pas oublié, chaque parole, chaque regard échangé, chaque étreinte…Ma mémoire dénonce l'oubli, ne le supporte pas, je garde jalousement les moments de bonheur que je partage avec eux, mes hommes qui traversent ma vie tels des voyageurs perdus au milieu de nulle part.
Que sais-tu du bonheur des hommes ?
A chaque rencontre je les rends malheureux, tu es un homme et tu peux m'aider dans cette quête , les rendre heureux, j'y aspire!
Est-ce que je les fais fuir quand je leur dis que je ne cherche plus la stabilité mais l'Aventure ?
Une femme aventurière, ça fait peur n'est-ce pas?
Et leur silence?
Malheureusement, on ne m'a pas appris à parler aux murs, seul les prisonniers savent le faire, moi je suis une femme libre, je me heurte à leur silence, le non-dit et je cherche désespérément à dénouer ces langues qui furent autrefois si bavardes !
Puis-je te poser une question ?Es-tu heureux ?
Est-il si malheureux au point de ne plus savoir ce que signifiait le mot Bonheur ?!

Je lis « Syngué Sabour » de Atiq Rahimi, la pierre de Patience, sur la quatrième de couverture on peut lire : « Dans la mythologie perse, il s’agit d’une pierre magique que l’on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères…On lui confie tout ce que l’on n’ose pas révéler aux autres…Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate…Et ce jour-là on est délivré. »
J‘aurai bien aimé avoir une moi aussi, ma propre Syngué Sabour mais les pierres magiques n’existent que dans les contes de fées, comme ce fameux prince charmant qui a cessé de l’être depuis longtemps, d’ailleurs il est devenu très désagréable et invivable.
Devrai-je peut-être essayer PRINCE DE LU ? mais le problème c’est que j’aime pas trop le Chocolat !
Mon ami est devenu écrivain, a publié son premier roman, c’est un homme qui aime les mots et les maux des mots, les hommes qui écrivent ont un pouvoir de séduction qui me met à terre, je suis à genoux devant eux implorant une prière aussi brève soit-elle pour purifier mon âme de ses maux.
J’aimerai tant me retrouver encore une fois dans ses bras, silencieuse, rêveuse, sentir son odeur qui fut jadis le parfum de l’éternité, il était si parfait que j’avais à chaque fois le trac quand j’allais le rencontrer ou lui parler, tu sais j’aimais te tenir tête, ça me rapprochait un peu de toi, quand tu voyageais je pensais à toi, ton absence était mienne et pourtant à cette époque là il n'y avait entre nous que des tables et des chaises…
Es-tu heureux ? me le diras-tu?
« G » me dit qu’il a encore des sentiments pour elle, et pourtant il voulait avoir le droit au bonheur avec moi, dans mes bras, dans ses bras…Il y a certaines lignes rouges à ne pas franchir et pourtant on brave ces interdits et on regrette ces moments de courage si Ridicules.
Je suis heureuse loin d’eux, auprès d’eux, surtout lui que j’aime tant.

Le bonheur des hommes est éphémère, déroutant et traître…
Le bonheur des femmes quant à lui n’existe plus, une femme heureuse cache souvent quelque chose.
Une femme comblée ça ne veut rien dire.
Une femme comblée est souvent une femme solitaire…

JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", novembre 2008.

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November 22, 2008

Nobuyoshi ARAKI

Cette année, le salon Paris Photo met le Japon à l'honneur.La photographie nipponne contemporaine avec Nobuyoshi ARAKI et ses fantasmes à répétition, ses jeunes femmes attachées et soumises qui laissent apparaître des formes sublimées par les liens,le visiteur assiste donc à une sorte de rupture "choquante" avec la tradition morale nipponne.

Araki est le plus grand photographe japonais vivant. Mais aussi le plus controversé. C'est un immense artiste depuis quarante ans, mais c'est aussi un pornographe provocateur. Il s'inscrit d'ailleurs dans une longue tradition nippone, celle des fameuses estampes des XVIIIe et XIXe siècles, qui n'étaient pas tristes non plus question obscénité.Surmontant tous les tabous, le travail d'Araki s'articule dès ses débuts autour d'un thème quasi obsessionnel : le désir exhibitionniste et l'instinct voyeuriste au moment où les notions de féminité et de sexualité subissent des changements radicaux au sein de la société japonaise.
Mais son oeuvre - et l'exposition - abordent également d'autres sujets : scènes de rues, fleurs, portraits...etc.



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