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December 15, 2007

Ce soir-là...

- ……….
- Demain et les jours qui suivront seront la continuité d’un souvenir, n’est-ce pas ? 
C’est comme cela qu’elle voulait lui répondre mais elle ne l’a pas fait. La nuit fut trop belle pour la gâcher avec de telles répliques et Dieu sait qu’elle n’en tarissait pas. Son silence n’était qu’un prétexte, elle photographiait tout et n’importe quoi, soudain elle remarqua cette photo si particulière, des lumières en mouvement semblables à des papillons…Ce soir-là, elle avait compris qu’elle n’était qu’un papillon de nuit, oui c’est cela, elle n’était qu’un pauvre papillon de nuit aveuglé par un semblant de lumière…
Mais y avait-il vraiment de la lumière ?
Peut-être !
Ce soir-là encore elle parla beaucoup, peut-être qu’il ne l’écoutait pas mais elle continuait à parler parce qu’elle se sentait seule, parler comble sa solitude, le silence la guette comme ce sale froid qui donne aux sans abris une forme étrange et écœurante, on dirait des fœtus oubliés dans le ventre de leur génitrice.Les entrailles de Paris, Paris mère indigne assassine ses propres enfants, Paris est infanticide, Paris et son froid tuent…
Elle décida alors de fuir les entrailles de cette ville et ses lumières, elle est peut-être allergique à tous ces lampadaires, ces projecteurs, ces vieilles péniches et ces marginaux qui hantent les quais…Ce spectacle la replonge dans un autre souvenir, celui d’un Paris romanesque, poétique, Paris d’antan, ville mondaine, capitale des lumières, refuge des amants, Paris la muse, Paris liberté... Les platanes sont encore là, témoins muets de toutes ces histoires…Paris est sublime, envoûtante, différente, mais Paris est souvent morose la nuit…    

Ils se séparèrent sur quelques notes mélancoliques, pour se retrouver dans un ailleurs incertain où leurs souhaits les plus secrets deviennent comme par magie…Réalisables !  

JAS

 

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December 15, 2007

Les Parisiennes!

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December 15, 2007

Ange damné...

 

Parce que la nuit revient seule
Parce qu’il ne me reste de toi
Que des rêves qui me font prisonnière
J’ai tellement rêvé, aimé, marché dans tes nuits
J’ai souvent trempé nos ombres, nos cendres
Dans le sang de mes plaies.
Il y a la vie, l’envie, nos amours étoilés
La terre qui enfante des vierges
Filles de Dieu, Faiblesse des hommes
Ange déchu d’un paradis dépeuplé ;
Des hommes...j’ai aimé, quitté, oublié
Entre deux rêves, ils m’ont tout appris
Sur  les airs d’une mélodie méconnue.
Entre deux rimes, j'ai brisé mes chaînes
Pour graver dans la mémoire de l’oubli
Les mots d’amour que nous avions égarés ;
Toutes les mélopées de ce monde
Ne te feront pas danser sans ta muse
Un homme peut-il encore aimer
Un ange damné aux ailes éparses?
 
Jas
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