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December 5, 2007

René Maltête...Le photographe poète

Ou le poète photographe? enfin ce n'est pas bien grave car il excelle dans les deux. Images insolites, humoristiques , un décalage pensant et pensé, René Maltête nous offre un moment de réflexion qui allie à la fois humour et philosophie.

 

 

 

 

 

 

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December 15, 2007

Ce soir-là...

- ……….
- Demain et les jours qui suivront seront la continuité d’un souvenir, n’est-ce pas ? 
C’est comme cela qu’elle voulait lui répondre mais elle ne l’a pas fait. La nuit fut trop belle pour la gâcher avec de telles répliques et Dieu sait qu’elle n’en tarissait pas. Son silence n’était qu’un prétexte, elle photographiait tout et n’importe quoi, soudain elle remarqua cette photo si particulière, des lumières en mouvement semblables à des papillons…Ce soir-là, elle avait compris qu’elle n’était qu’un papillon de nuit, oui c’est cela, elle n’était qu’un pauvre papillon de nuit aveuglé par un semblant de lumière…
Mais y avait-il vraiment de la lumière ?
Peut-être !
Ce soir-là encore elle parla beaucoup, peut-être qu’il ne l’écoutait pas mais elle continuait à parler parce qu’elle se sentait seule, parler comble sa solitude, le silence la guette comme ce sale froid qui donne aux sans abris une forme étrange et écœurante, on dirait des fœtus oubliés dans le ventre de leur génitrice.Les entrailles de Paris, Paris mère indigne assassine ses propres enfants, Paris est infanticide, Paris et son froid tuent…
Elle décida alors de fuir les entrailles de cette ville et ses lumières, elle est peut-être allergique à tous ces lampadaires, ces projecteurs, ces vieilles péniches et ces marginaux qui hantent les quais…Ce spectacle la replonge dans un autre souvenir, celui d’un Paris romanesque, poétique, Paris d’antan, ville mondaine, capitale des lumières, refuge des amants, Paris la muse, Paris liberté... Les platanes sont encore là, témoins muets de toutes ces histoires…Paris est sublime, envoûtante, différente, mais Paris est souvent morose la nuit…    

Ils se séparèrent sur quelques notes mélancoliques, pour se retrouver dans un ailleurs incertain où leurs souhaits les plus secrets deviennent comme par magie…Réalisables !  

JAS

 

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December 15, 2007

Les Parisiennes!

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December 15, 2007

Ange damné...

 

Parce que la nuit revient seule
Parce qu’il ne me reste de toi
Que des rêves qui me font prisonnière
J’ai tellement rêvé, aimé, marché dans tes nuits
J’ai souvent trempé nos ombres, nos cendres
Dans le sang de mes plaies.
Il y a la vie, l’envie, nos amours étoilés
La terre qui enfante des vierges
Filles de Dieu, Faiblesse des hommes
Ange déchu d’un paradis dépeuplé ;
Des hommes...j’ai aimé, quitté, oublié
Entre deux rêves, ils m’ont tout appris
Sur  les airs d’une mélodie méconnue.
Entre deux rimes, j'ai brisé mes chaînes
Pour graver dans la mémoire de l’oubli
Les mots d’amour que nous avions égarés ;
Toutes les mélopées de ce monde
Ne te feront pas danser sans ta muse
Un homme peut-il encore aimer
Un ange damné aux ailes éparses?
 
Jas
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December 22, 2007

Muse

 

Muse ne pars pas reste encore, ne pars pas…
Minuit trente, je suis toujours dans ses bras, mais je dois rentrer chez moi.
  
Le lendemain, chez moi, dans mon lit, tous mes sens étaient en agonie, l’odeur de sa peau me manquait, son regard, le goût du tabac sur le bout de sa langue, ses caresses, nos silences ponctués par le désir qui nous engloutit dans ces draps .
Je t’aime me dit-il, je t’aime tellement Muse. Ses gestes sont tendres et rassurants, les miens m’inquiètent, quand je le prends dans mes bras je perds la mémoire, mon corps se vide, cette sensation au centre du corps, je ne me connais plus, je suis égarée au fond de moi-même.
Mon bonheur est plein de désespoir , je sais que je vais le quitter comme j’avais quitté d’autres. Pas lui me dit mon cœur, quant à ma raison, celle qui assassine et enterre, s’attife pour un nouvel enterrement.
Je viens de recevoir un sms de Fab  « pourquoi tu ne me dis plus rien, tu me quittes sans me dire pourquoi, je veux te voir, je veux comprendre. Bonnes fêtes ma Jas ».
Pourquoi je te quitte ?mille raisons me poussent à le faire !
Pourquoi à votre avis un homme quitte sa femme pour une autre ?ça ne s’explique pas, il ne faut pas chercher à comprendre, parce que souvent ça fait mal très mal, les séparations font souvent mal, cette douleur dans la poitrine qui s’accentue à chaque respiration, l’air est comme un couteau aiguisé entre les mains d’un apprenti boucher.
La nature humaine aime le mouvement, le changement, l’aventure, l’inconnu, on s’aventure parce que cette quête est si importante,égoïstement intense qu’elle emporte avec elle, tel un déluge, vers des rives inconnues, tous ceux qui nous entourent et qui peuvent lui barricader le passage.
La passion, je pensais à Kant qui disait que «La passion est une maladie, qui résiste à tous les moyens thérapeutiques, et qui est pire que tous ces mouvements passagers de l'âme… »
Je ne sais pas comment lui répondre, je sais que donner une explication aussi surréaliste soit-elle ne me demandera qu’une minute pour rédiger et envoyer mon sms. Dieu sait combien de fois j’ai assisté à un piètre spectacle dont il était le héros. Les hommes qui me mentent et trahissent sont toujours servis d’un plat froid nommé « vengeance ».Il est vain d’expliquer à une personne qui se croit si futée, si rusée et si sournoise que son jeu est si évident que toutes ses mises en scène ne sont que perte de temps. J’observe, je ne dis rien je souris et j’applaudis la bêtise humaine. Je suis loin d’être parfaite, mais j’ai une qualité qui ne me fausse jamais compagnie c’est la franchise, qui parfois blesse, mais me donne toujours raison. Fab n’est plus, ma raison l’a enterré vivant !
Mon cœur est triste, il pleure sans larmes, « S » me manque, il est chez lui, il pense à moi. Ce soir-là il tremblait, « c’est l’émotion » dit-il, « je suis heureux que tu sois venue Muse », il est sincère je le sais, je le sens, nous nous sommes amusés à rêver d’un futur où nous serions ensemble sous le même toit, nous rêvons de projets communs…Le doute s’installa, je recule, j’hésite. Ma coupe de champagne est vide, sur sa paroi quelques bulles qui n’ont pas eu le plaisir d’effleurer mes lèvres, je regarde avec tendresse cet homme qui m’aime, je sais que dans mon regard il voyait monter mon désir…
Le douce pente du temps berçait ces quelques heures passées auprès de mon amant, quand je l’avais quitté ce soir-là je savais que j’allais l’aimer, peut-être que je l’aime déjà…
 
Jas, extrait de mes « Histoires inachevées »
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December 29, 2007

Bonne Année Chéri!

 

Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu.
« Jean d’Ormesson »

Elle ne sait pas encore que de nombreuses heures sont passées depuis qu’elle a ouvert son livre, sans penser aux aiguilles de l’horloge dressée devant elle comme un ultime rappel à l’ordre. Elle lit jusqu’à ce que son lit l’appelle. Presque tous les soirs, elle aime lire et elle ne peut imaginer sa vie autrement. Elle qui voudrait tant comprendre l’âme humaine va-t-elle trouver ce qu’elle cherche dans ces livres, ces escapades photographiques et ces rencontres sans lendemain ?
Elle qui a troublé plus d’un homme dans sa vie se demande si toutes ces séparations sauront lui expliquer pourquoi ce désir et cette passion s’envolent comme ils étaient venus, sans crier gare !
 
Tous ses textes n’ont pas de destinataire, contrairement à ce qu’il pense, lui, il ne sait pas qu’elle n’est qu’une faiseuse de mots. Une inventrice d’histoires improbables ou pas. Elle est souvent ailleurs alors qu’on la croit ici, là-bas, alors qu’on se dit que ça ne peut être qu’elle. Le jeu du « Je », rétorque-t-elle !
J’ai beaucoup appris de « mes » hommes, la liberté dans leur amour, leur silence qui est devenu le mien, la jalousie, la trahison , le doute, la fuite, la séparation, surtout les innombrables techniques de séparation même quand j’avais ces hommes dans la peau. Tu es si présent, tu es tellement là que je te vois partout. Et même si tu me blesses avec tes doutes et tes soupçons, je ferme les yeux pour me réfugier dans le silence de mes certitudes. Dès mon jeune âge, j’entendais ma mère dire à mes sœurs qu’une fille de bonne famille ne lève jamais les yeux sur les hommes, il faut baisser la tête et ne pas se détourner …De la Pudeur, parlait-elle naïvement !
 
J’ai fait tout le contraire, j’étais ce vilain petit canard mais tu avais raison maman, ça ne vaut pas le coup de lever les yeux sur ces êtres-là, après tout il n’ y a pas de mal à aimer les femmes mais ce n’est pas vraiment ce que j’attends de mes pulsions sexuelles, souvent incontrôlables et destructrices. Je ne peux pas vivre sans ces crétins, ils m’attirent et hypnotisent tous mes sens.
La soumission, l’effacement, la résignation, l’injustice m’irritent. Je méfie de ceux qui passent leur temps à vous observer derrière un mur de silence, ces gens-là passent au crible vos failles, faiblesses et points forts pour mieux vous contrôler. Il faut jouer le jeu, tromper l’ennemi en acceptant son invitation au Game, en revanche, le Game over ne doit jamais venir de vous mais de lui.
Tu m’épies et j’aime cela, je fais semblant de ne rien voir, tu crois contrôler la situation, tu crois tout savoir mais tu ne sais rien. « Tu es une femme intelligente » me dis-tu, Eh oui, raison pour laquelle tu ne réussiras point à me noyer dans un flagrant délire. Tu as déjà vécu un joli fiasco, serais-tu amateur des prises en flag ratées ?
 
Elle ne sait pas qui a tué votre histoire, peut-être que la fin était déjà inscrite dans le commencement .L’assassin ce n’est ni vous ni elle, vous avez tout simplement planifié un crime parfait comme tous ces autres…Or, vous savez qu’il n'y a pas , il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de crime parfait !
Un avant-goût de la solitude s’installe, je fuis l’asphyxie de ton amour, un besoin d’exil dans l’urgence, bientôt une nouvelle année, tu me diras « Bonne année mon amour », je te regarderai avec ce masque que je porte à chaque occasion où je m’efforce d'être la moins désagréable possible, ce sourire fade, ce regard détaché et elle te répondra « Bonne année chéri… ».
  
Mon bonheur est dans l’inattendu, mon envie de vivre vient de cette attente. J’ESPERE, pleinement, complètement, je sais que tu n’es pas dans cette attente-là, tu es souvent confronté à ce décalage de nos perceptions de la vie, de l’avenir, dailleurs tes reproches tournent autour de cela, je suis tellement épuisée que je n’ai plus la force ni l’envie de te sauver d’un éventuel naufrage… 
 
 
 
Jas, extrait de mes « Histoires Inachevées »
 
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