October 2007
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
    1 2 3 4 5 6  
  7 8 9 10 11 12 13  
  14 15 16 17 18 19 20  
  21 22 23 24 25 26 27  
  28 29 30 31        

Archives

October 2009 (2)
May 2009 (1)
April 2009 (3)
March 2009 (1)
January 2009 (3)
November 2008 (3)
October 2008 (2)
September 2008 (2)
July 2008 (2)
June 2008 (2)
May 2008 (3)
April 2008 (3)
March 2008 (1)
February 2008 (2)
January 2008 (2)
December 2007 (6)
November 2007 (4)
October 2007 (17)
September 2007 (11)
August 2007 (3)
Published at 08:08 / 0 comments / 40 visits
This post is public

October 1st, 2007

Un homme parmi les morts

Tu parais faire ricochet
Pensé à ma pute aimée ce jour,
Mais ce soir, à la verticale de je ne sais quelle étoile
J'ai perdu les verbes brocarder railler. 
Ma poitrine est ouverte et n'a plus de geôlier
T'y risqueras-tu ? Puisque affinités

 

Insomniaque sous un masque de fer
Pense à cet homme qu’elle enterre
Ses pieds sont déjà chez les morts
Pécheur, aux mille femmes et remords
 
Je suis sous l’ombre de mes maux
Quant à ta poitrine, son linceul sera ta peau
Si je perds la force de la vie
Peut-être que de toi j’aurai enfin envie!
Published at 19:59 / 5 comments / 116 visits
This post is public

October 2nd, 2007

L'Amant

Et une autre fois, c’était encore au cours de ce même voyage, pendant la traversée de ce même océan, la nuit de même était déjà commencée, il s’est produit dans le grand salon du pont principal l’éclatement d’une valse de Chopin qu’elle connaissait de façon secrète et intime parce qu’elle avait essayé de l’apprendre pendant des mois et qu’elle n’était jamais arrivée à la jouer correctement, jamais, ce qui avait fait qu’ensuite sa mère avait consenti à lui faire abandonner le piano.

Cette nuit-là, perdue entre les nuits et les nuits, de cela elle était sûre, la jeune fille l’avait justement passée sur ce bateau et elle avait été là quand cette chose-là s’était produite, cet éclatement de la musique de Chopin sous le ciel illuminé de brillances. Il n’y avait pas un souffle de vent et la musique s’était répandue partout dans le paquebot noir, comme une injonction du ciel dont on ne savait pas à quoi elle avait trait, comme un ordre de Dieu dont on ignorait la teneur. Et la jeune fille s’était dressée comme pour aller à son tour se tuer, se jeter dans la mer et après elle avait pleuré parce qu’elle avait pensé à cet homme et elle n’avait pas été sûre tout à coup de ne pas l’avoir aimé d’un amour qu’elle n’avait pas vu parce qu’il s’était perdu dans l’histoire comme l’eau dans le sable et qu’elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique jetée à travers la mer. 

L’Amant de Marguerite DURAS Ed de Minuit
Published at 06:18 / 3 comments / 160 visits
This post is public

October 2nd, 2007

Paris is Hyène!

  

"Et plus tard, je devais m'apercevoir, en effet, que les Parisiennes, en dépit de leur vie étalée et de leurs liaisons tapageuses, demeurent des créatures mystérieuses et sans cœur, car elles ont beaucoup trop à faire pour sacrifier à la tendresse, des apparitions plutôt que des femmes, et dont le contact est souvent mortel pour l'âme de l'homme, même quand il a cru simplement s'amuser. Du moins, protecteur ou amant, cet homme pouvait toujours se dire, pour se consoler, comme on disait alors, qu'il avait connu des Parisiennes que leurs mères "avaient conçues en avalant une perle"...

Extrait de "Le piéton de Paris" par Léon-Paul FARGUE

 « Là bas, je ne pouvais pas décoller mes yeux de ce livre, j’étais face à ce grand poète amoureux de Paris, l’âme parisienne et les coins les plus anonymes de la capitale me révélaient abondamment leur mystère. Loin de cette ville je replonge dans l’odeur de ses entrailles, une odeur puissante qui concentre celles de tous les peuples du monde…Paris is Hyène »

Jas
Published at 11:49 / 0 comments / 87 visits
This post is public

October 2nd, 2007

Le voyageur

Eternel voyageur 
Il n’aime pas les frontières 
Partout c'est sa terre
Il n’a ni frères ni soeurs 
Peut-être même pas de coeur
  
 
J’ai quitté mon pays ma terre 
Mes souvenirs je les enterre et déterre 
Je n’ai pas d’âge ni de visage 
Ma vie n’est que rêves et voyages 
Je suis un solitaire 
Libre dans les airs
 
 
Là bas dans mon pays un amour m’attend 
L’espoir la fait vivre mais pas pour longtemps 
Tout voyageur regrette quelque chose 
A moi il ne me reste plus grand chose
Je ne veux plus penser 
Je ne rêve que de trépasser

 

  
Un déserteur qui n’a pas de compagnons
Je n’ai pour seul bagage qu’un nom
Celui de ma bien aimée 
Que j’ai quitté un soir d’été
Je suis parti les pas en avant
Y reviendrai-je pieds devant ? 
 
 
Sais-tu que ce soir là j’ai pleuré
Tête baissée le coeur meurtri
Tes beaux yeux en larmes
Ta robe couleur parme
Je t’ai serré contre moi
Je n’avais envie que de toi
 
 
Pardon, ô mon amour, mon bonheur éternel
Déclaration pré-posthume juste pour Elle  
J’aurai voulu avec toi tout vivre 
Mais de l’aventure j’étais ivre 
Même mort dans ma tombe
 Je te serai fidèle comme ton ombre.

Jas 

 
Published at 18:53 / 0 comments / 105 visits
This post is public

October 3rd, 2007

Quelque part...


 


 

Là où l'infini de l'espace recoupe l'infini du temps, on trouve un endroit précis à un moment donné ; j'y suis souvent....
Grégoire LACROIX
Published at 16:40 / 3 comments / 102 visits
This post is public

October 4, 2007

Elle et lui

 

 
Dans tes veines coule le sang des astres
Leur lumière te soutient
Rayonnante de tes larmes qui fuient
Tu offres tes mains tendues
Par lesquelles vient de loin
Le pays où je suis né
Au bout du monde de tes rêves
Par des escaliers de frissons
Par des nuits amères
Des orages immobiles
Des murailles d’insomnie
Les baisers s’envolent de tes doigts
Les nuages de ta chevelure bouclée
Sont des caresses
Comme la prière efface le silence
Comme le rire efface le désert.
By “GR”    
   
  
Loin de ce rêve qui me hante
Je plonge dans un souvenir amer
Où nulle promesse n’a de place
Je caresse la poussière posée sur ma peau
J’y trouve des racines oubliées
Les baisés volés, le parfum d’un inconnu
Les chants nostalgiques d’un exilé
Une femme, un homme autrefois liés.
Pour effacer ton souvenir
J’ai inventé l’oubli
Le sol qui s’écroule sous mes pas
Enterre le désir que j’ai pour toi
Je porte les ruines d’un corps
L’asile obscur de ton âme
Le temps perdu d’un rendez-vous raté
Des nuits entières à contempler ton étoile.
 By “JAS”
Published at 16:12 / 0 comments / 87 visits
This post is public

October 4, 2007

Un soir



Un soir
J’ai cru en nous, bêtise ou espoir ?
J’ai tutoyé Dieu pour te vouvoyer
Du ciel ne serai-je pas bannie ?
Mes chants plaintifs n’ont pas de nom
Le vent les a emporté, semé sur ces ponts
Murmures de nos coeurs ne sont pas des voix
Penses y  tu encore quelques fois ?
Amant malheureux, rêveur et solitaire
Que te reste t-il à chanter sur cette terre ?
Tes lèvres n’étaient-elles pas frivoles,
Où sont donc passées toutes ces paroles ?
Ce soir, même si l’heure est à l’Amour,
Je te quitte, ne célèbre point mon retour.
Quant à ce coeur de marbre laid et lourd
Les souvenirs y sont invisibles et sourds.

Jas

 
Published at 16:28 / 2 comments / 95 visits
This post is public

Published at 05:56 / 1 comment / 47 visits
This post is public

October 6, 2007

Offrande

 

Ta douleur, ce soir en couleurs, un arc-en-ciel

La mienne porte la couleur de mes terres anciennes

Sur ma peau elles sont gravées

Sur mes lèvres tu les entendras murmurer

L’histoire que tu n’as jamais su comprendre ni lire

Etrangère je suis, me condamnes-tu donc Sir ?

Le désert est muet et ne parle jamais

Comme ce coeur qui ne sait plus aimer

Si l’orgueil fait taire mon coeur

Pourquoi donc mon silence te fait-il peur ?

Errant, sur ce mur rouge en sang

Ce tableau, mon unique souvenir, ma chanson

Même par tous les chagrins de mon coeur

Tu ne seras jamais un héros, ce vainqueur

Le silence de mes jours et  nuits

Mes larmes, traversent mon visage et s’enfuient

Une femme qui ne sera jamais exilée sous un voile

Une femme qui tomba des airs, elle fut étoile

J’ai brisé toutes mes chaînes et j’ai crié liberté

C’est ma victoire, un divin trophée

J’ai tant besoin de mes racines pour être entière

J’ai tant besoin de Dieu dans mes prières

Si toutes les couleurs désertent ton ciel

Je me ferais offrande pour que tu sois éternel.

 

Jas

Published at 17:46 / 2 comments / 106 visits
This post is public

Published at 08:04 / 0 comments / 47 visits
This post is public

October 9, 2007

Rupture

 

On s’aime depuis un mois, cela me fait sourire de le dire comme ça. Il parle déjà d’une histoire, de notre histoire.

Peut-être qu’elle ne l’aime pas, elle le sait mais elle ne le dit pas. Elle l’a quitté trois fois et elle revient toujours parce qu’il lui manque, le manque est terrible,il nous tire vers le bas, une spirale sans fin. Il lui dit qu’il l’aime, qu’il est triste quand elle le quitte, quand elle fait son indifférente qui assassine. Aujourd’hui, elle le quitte parce que ce n’est pas lui, ce n'est pas un homme comme lui qu’elle pourrait aimer, parce qu’elle ne saura pas comment l’aimer…
On ne sait pas comment aimer des personnes insignifiantes, dit-elle !
Published at 13:19 / 4 comments / 121 visits
This post is public

October 10, 2007

Haïku, La chute

Haïku...La chute

  

Fin du bal

Deux âmes se meurent

Silence, enfer intégral.

Jas

Published at 20:11 / 0 comments / 84 visits
This post is public

October 10, 2007

Crainte...

 
Je tremble en voyant ton visage
Flotter avec mes désirs,
Tant j'ai de peur que mes soupirs
Ne lui fassent faire naufrage.
Tristan L'Hermite "LE PROMENOIR DES DEUX AMANTS"
Published at 20:14 / 0 comments / 82 visits
This post is public

October 10, 2007

Cristallisation

La Cristallisation Amoureuse

       
« Aux mines de sel de Salzbourg, on jette, dans les profondeurs abandonnées de la mine, un rameau d’arbre effeuillé par l’hiver ; deux ou trois mois après on le retire couvert de cristallisations brillantes : les plus petites branches, celles qui ne sont pas plus grosses que la patte d’une mésange, sont garnies d’une infinité de diamants, mobiles et éblouissants ; on ne peut plus reconnaître le rameau primitif. Ce que j’appelle cristallisation, c’est l’opération de l’esprit qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections. »
     
 
Stendhal dans "De L’Amour"
 
Published at 20:17 / 3 comments / 79 visits
This post is public

October 10, 2007

Ecrire

 

« La solitude de l’écriture c’est une solitude sans quoi l’écrit ne se produit pas, ou il s’émiette exsangue de chercher quoi écrire encore. »

 

Published at 20:28 / 6 comments / 193 visits
This post is public

Published at 16:35 / 4 comments / 267 visits
This post is public

( 17 posts )

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...