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Et une autre fois, c’était encore au cours de ce même voyage, pendant la traversée de ce même océan, la nuit de même était déjà commencée, il s’est produit dans le grand salon du pont principal l’éclatement d’une valse de Chopin qu’elle connaissait de façon secrète et intime parce qu’elle avait essayé de l’apprendre pendant des mois et qu’elle n’était jamais arrivée à la jouer correctement, jamais, ce qui avait fait qu’ensuite sa mère avait consenti à lui faire abandonner le piano.

Cette nuit-là, perdue entre les nuits et les nuits, de cela elle était sûre, la jeune fille l’avait justement passée sur ce bateau et elle avait été là quand cette chose-là s’était produite, cet éclatement de la musique de Chopin sous le ciel illuminé de brillances. Il n’y avait pas un souffle de vent et la musique s’était répandue partout dans le paquebot noir, comme une injonction du ciel dont on ne savait pas à quoi elle avait trait, comme un ordre de Dieu dont on ignorait la teneur. Et la jeune fille s’était dressée comme pour aller à son tour se tuer, se jeter dans la mer et après elle avait pleuré parce qu’elle avait pensé à cet homme et elle n’avait pas été sûre tout à coup de ne pas l’avoir aimé d’un amour qu’elle n’avait pas vu parce qu’il s’était perdu dans l’histoire comme l’eau dans le sable et qu’elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique jetée à travers la mer.
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"Et plus tard, je devais m'apercevoir, en effet, que les Parisiennes, en dépit de leur vie étalée et de leurs liaisons tapageuses, demeurent des créatures mystérieuses et sans cur, car elles ont beaucoup trop à faire pour sacrifier à la tendresse, des apparitions plutôt que des femmes, et dont le contact est souvent mortel pour l'âme de l'homme, même quand il a cru simplement s'amuser. Du moins, protecteur ou amant, cet homme pouvait toujours se dire, pour se consoler, comme on disait alors, qu'il avait connu des Parisiennes que leurs mères "avaient conçues en avalant une perle"...
« Là bas, je ne pouvais pas décoller mes yeux de ce livre, j’étais face à ce grand poète amoureux de Paris, l’âme parisienne et les coins les plus anonymes de la capitale me révélaient abondamment leur mystère. Loin de cette ville je replonge dans l’odeur de ses entrailles, une odeur puissante qui concentre celles de tous les peuples du monde…Paris is Hyène »
Jas



Un soir
J’ai cru en nous, bêtise ou espoir ?
J’ai tutoyé Dieu pour te vouvoyer
Du ciel ne serai-je pas bannie ?
Mes chants plaintifs n’ont pas de nom
Le vent les a emporté, semé sur ces ponts
Murmures de nos coeurs ne sont pas des voix
Penses y tu encore quelques fois ?
Amant malheureux, rêveur et solitaire
Que te reste t-il à chanter sur cette terre ?
Tes lèvres n’étaient-elles pas frivoles,
Où sont donc passées toutes ces paroles ?
Ce soir, même si l’heure est à l’Amour,
Je te quitte, ne célèbre point mon retour.
Quant à ce coeur de marbre laid et lourd
Les souvenirs y sont invisibles et sourds.
Jas
Ta douleur, ce soir en couleurs, un arc-en-ciel
La mienne porte la couleur de mes terres anciennes
Sur ma peau elles sont gravées
Sur mes lèvres tu les entendras murmurer
L’histoire que tu n’as jamais su comprendre ni lire
Etrangère je suis, me condamnes-tu donc Sir ?
Le désert est muet et ne parle jamais
Comme ce coeur qui ne sait plus aimer
Si l’orgueil fait taire mon coeur
Pourquoi donc mon silence te fait-il peur ?
Errant, sur ce mur rouge en sang
Ce tableau, mon unique souvenir, ma chanson
Même par tous les chagrins de mon coeur
Tu ne seras jamais un héros, ce vainqueur
Le silence de mes jours et nuits
Mes larmes, traversent mon visage et s’enfuient
Une femme qui ne sera jamais exilée sous un voile
Une femme qui tomba des airs, elle fut étoile
J’ai brisé toutes mes chaînes et j’ai crié liberté
C’est ma victoire, un divin trophée
J’ai tant besoin de mes racines pour être entière
J’ai tant besoin de Dieu dans mes prières
Si toutes les couleurs désertent ton ciel
Je me ferais offrande pour que tu sois éternel.
Jas
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On s’aime depuis un mois, cela me fait sourire de le dire comme ça. Il parle déjà d’une histoire, de notre histoire.
Haïku...La chute

Fin du bal
Deux âmes se meurent
Silence, enfer intégral.
Jas



« La solitude de l’écriture c’est une solitude sans quoi l’écrit ne se produit pas, ou il s’émiette exsangue de chercher quoi écrire encore. »