Artiste majeur de notre époque, Richard Serra est, depuis plus de 30 ans, l'un des représentants les plus importants de la sculpture américaine. Ses sculptures monumentales en acier inventent un minimalisme à la tension brute qui met fortement l'accent sur le processus de production et le dialogue entre l’œuvre, son environnement et le visiteur. Travaillant avec des matériaux industriels selon des techniques d’ingénierie particulièrement complexes, l'artiste opère une réflexion plastique qui pousse à son paroxysme la force physique et matérielle de l'œuvre.

Les sculptures de Richard Serra atteignent souvent des dimensions impressionnantes et sont littéralement « vécues » par le visiteur qui y pénètre et y circule en modifiant de manière vertigineuse son rapport à l'espace. Ellipses, courbes, torsions voluptueuses, mais aussi verticales ambitieuses et lignes de fuite aériennes sont autant de formes que Richard Serra explore dans son travail selon des perspectives inédites et spectaculaires.

Dans la nef du Grand Palais, Richard Serra bouleverse le rapport du visiteur à l’architecture et propose une expérience unique qui défie notre perception de l’équilibre et de la gravité. Sous le nom évocateur de Promenade, Richard Serra propose pour MONUMENTA 2008 une installation que le visiteur découvre sous la forme d’un paysage d’acier à la fois radical et poétique, minimal et mouvementé. Une confrontation avec l’espace par la sculpture qui ne pourra laisser indifférent.


Photo Lorenz Kienzle

Il me dit : Si tu considères ces plaques d’acier comme de l’art alors franchement n’importe qui peut devenir artiste !!!!
Y a t-il quelques chose à rajouter après son commentaire ?!
Oui je pense qu’il était habitué à un art plus terre à terre, j’aime le travail de Serra, il est vrai que j’étais un peu déçue de voir ces plaques prisonnières d’un tel espace. J’aime le grand palais mais j’aurai aimé les voir ailleurs dans un espace plus libre qui laisse votre regard grandir, s’élever sans aucune frontière.
J’ai passé mon temps à observer les visiteurs qui se mesuraient à ces plaques, oui nous sommes tous petits face à la création, face à l’art qui par sa verticalité défiante écrase l’horizontalité de notre quotidien.
Je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai juste pris le temps d’observer, d’admirer ces plaques monumentales qui narguent ces visiteurs qui, souvent, lèvent la tête comme pour saluer un Dieu qui jadis se refusait à tout mélange avec ses créatures.

Dieu n’est pas d’acier, mais l’art peut l’être…

 Monumenta 2008 du 7 mai au 15 juin 2008.