L’amour ne s’explique pas.

Ce n’était pas un jeu, tu sais !

Il m’avait reproché de jouer avec ses sentiments, mais je ne jouais pas, je ne l’ai jamais fait et pourtant j’aurais pu me comporter comme la dernière des salopes.
Pourquoi certains ont le don de faire des histoires merveilleuses des histoires vulgaires et ordinaires.
Je m’isole pour lire et pour écrire. Dans cet isolement je pense à eux, maintenant je pense à lui, à toi même si je ne devrais pas le faire mes pensées affichent haut et fort leur traîtrise.
Face à moi l’immensité de l’océan et c’est mon enfance que je vois. J’aime la mer et ceux qui chérissent la profondeur de son immensité. Il est difficile d’expliquer à un homme du désert ce frisson que l’on ressent dès que le voilier se fait bousculer par les premières vagues. Ton amour fut si fort que je n’ai pas su me protéger des premières vagues, le sel a remplacé le sable mais à quel prix ?. Avant toi il n’y avait que leurs ombres, après toi il y aura et il restera toujours quelque chose. Il y aura nous, elle et lui ,eux.
Je ne comprends pas ton jeu. As-tu besoin de cela pour me prouver que tu maîtrises l’art et la manière ?.Après ton message je t’avais écrit : « qui s’excuse s’accuse ».Tu t’excusais de m’avoir poussé au milieu d’une tempête ,dans une barque, qui inéluctablement chavirera mais loin de tes rivages, lentement, sûrement et le spectacle plaira à cet homme si cynique dont le mystère n’est qu’une belle escroquerie. Mais, I'm a Survivor et je n’abandonnerai aucune partie de moi à un homme qui n’a pas ce courage. Je suis bien enracinée dans la ruse pour ne pas piéger ton intelligence.
Mes lèvres m’ont désobéit, elles sont déraisonnables, elles ont été piégées par les tiennes dans un duel frénétique et un désir fougueux que tout mon être en réclame la défaite et non la victoire.
Ton étreinte dans l’urgence de la séparation a effacé ma douleur.
Je ferme les yeux, je cherche la réalité dans mes rêveries, je me heurte au mirage des sentiments, l’amour n’est ni une arme d’attaque ni de défense, le comprends-tu ?
Il faut que des amours meurent pour que d’autres naissent…

Son silence sera désormais mien.

JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Mai 2008