Parce que la nuit revient seule
Parce qu’il ne me reste de toi
Que des rêves qui me font prisonnière
J’ai tellement rêvé, aimé, marché dans tes nuits
J’ai souvent trempé nos ombres, nos cendres
Dans le sang de mes plaies.
Il y a la vie, l’envie, nos amours étoilés
La terre qui enfante des vierges
Filles de Dieu, Faiblesse des hommes
Ange déchu d’un paradis dépeuplé ;
Des hommes...j’ai aimé, quitté, oublié
Entre deux rêves, ils m’ont tout appris
Sur  les airs d’une mélodie méconnue.
Entre deux rimes, j'ai brisé mes chaînes
Pour graver dans la mémoire de l’oubli
Les mots d’amour que nous avions égarés ;
Toutes les mélopées de ce monde
Ne te feront pas danser sans ta muse
Un homme peut-il encore aimer
Un ange damné aux ailes éparses?
 
Jas