Un soir
J’ai cru en nous, bêtise ou espoir ?
J’ai tutoyé Dieu pour te vouvoyer
Du ciel ne serai-je pas bannie ?
Mes chants plaintifs n’ont pas de nom
Le vent les a emporté, semé sur ces ponts
Murmures de nos coeurs ne sont pas des voix
Penses y  tu encore quelques fois ?
Amant malheureux, rêveur et solitaire
Que te reste t-il à chanter sur cette terre ?
Tes lèvres n’étaient-elles pas frivoles,
Où sont donc passées toutes ces paroles ?
Ce soir, même si l’heure est à l’Amour,
Je te quitte, ne célèbre point mon retour.
Quant à ce coeur de marbre laid et lourd
Les souvenirs y sont invisibles et sourds.

Jas