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Jas

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july 2008
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July 16, 08

The sky is high and you are far away...

 

My sky is blue

 

Something wrong, with you!

Dark now will be my sky

Something wrong...

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July 14, 08

Sad Soul...


Ronniebird- Sad soul

Elle ne sait plus, elle est en attente de quelque chose, mais quoi ? 

Je ne sais plus ce que je veux, ce qui me rendrait ce sourire éternel, tellement beau, ce regard qui brille, cette femme épanouie que je ne rencontre plus que dans mes rêves.
J’ai toujours assumé mes choix, j’ai toujours mis sur un piédestal tout ce que mes parents m’ont inculqué, m’ont appris de la vie et des valeurs que je dois tant appliquer à la lettre, "tu ne peux être femme respectée et respectable tant que tu n’as pas fait d’études"..."Le savoir t’ouvrira des portes, les diplômes parleront à ta place ma fille"…
Je suis allée au bout de tout cela et ensuite j’ai fait un pas en arrière pour comprendre. Ce n’est jamais trop tard pour se retrouver avec soi-même, communiquer avec soi c’est déterrer de son histoire personnelle ce fameux Graal que personne d’autre ne peut trouver en vous.
Mon Saint Graal je l’ai trouvé et ça me fait peur.
La quête de soi est dangereuse, lire dans soi-même demande du courage, lucidité, patience et sagesse.
Samedi, nous nous sommes retrouvées entre copines. Nous l’avions fait à la SEX&THE CITY. Quatre femmes, amies, aux destins et choix de vies différents mais tellement impressionnants.
Mini-fours, champagne, macarons, thé à la menthe, jus, pétards, zik branchée et histoires de femmes illustrées par des photos qui étaient, je l’avoue, bien réussies.
Le sujet de débat était les hommes ! Oh que oui, qui mieux que les hommes pouvaient faire tourner encore et encore les langues de ces belles créatures…
Alors Jas, ton consul tu l’as finalement éjecté ou pas ? tes vacances ? ça se passe bien au travail ? encore des rumeurs sur toi ou tu les as calmé ?…
Sora ma chérie, ta soirée à l’étoile ? au fait ta robe Dior est magnifique, Ohhh ton sac Chanel est trop fashion, T’as gagné combien au casino ? NY est donc pour bientôt avec ton chéri ?…
Sab, Comme tu es belle sur les photos, franchement tu devrais poser, ta beauté est si naturelle tu as un visage angélique, ton travail d’éducatrice n’est pas épuisant ? elle avait quelle âge la petite ? 15 ans et enceinte ? oui tu as raison les parents sont dépassés par les événements…
Ves, Oh yes danse ma belle tu bouges bien ! t’es gracieuse on dirait une princesse orientale. Hey alors ton lover t’offre toujours des roses ? oui, y a pas que l’argent dans la vie tu vois comme quoi, tu as fréquenté la crème de la crème et ce mec aussi simple soit-il a su t’offrir ce que les autres ne pouvaient pas te donner, l’Amour ma chérie…
C’était ça notre soirée, on parlait de tout et de rien, des histoires de femmes, de vies…C’est à ce moment là que j’ai pensé à lui, à cet homme que je fuis désespérément, volontairement, comment lui dire que je ne peux plus faire semblant, comment lui dire qu’il n’est là que pour remplir cette case, remplacer l’irremplaçable, lui l’unique, qui restera unique malgré tous ses défauts, j’aime ses défauts parce que je n’ai pas pu encore apprécier ses qualités.
Je sais qu’il le sait, mes yeux passent aux aveux dès qu’ils le voient, on s’empoisonne volontairement, on se donne la mort parce que nous sommes trop fiers pour se donner la vie…
 
J’ai fait le choix de te dire Adieu, c’est fini. Les tiens ont besoin de toi, pas moi. Je ne veux pas que tu restes, elles t’attendent et tu n’as pas le droit de les quitter pour moi. Je sais que tu ne voudras pas mais fais-le et arrête de me répéter que je t'apporte beaucoup, que je suis unique et dangereusement attirante, ce n’est qu’un jeu, les autres le savent mais toi tu restes dans la négation de ce « JE ».
 
Je rêve d’un départ, une page pas encore noircie, un ciel étoilé, la raison qui cessera d’interdire à mon cœur de s’exprimer, la censure sentimentale existe, une femme cérébrale s’auto-torture et elle aime ça, une castration qui procure de la jouissance…
J’ai tant besoin de comprendre pourquoi je suis souvent dans l’envie de tout quitter, détruire, fuir pour quoi faire ? je suis dans une spirale destructrice. Ce que je vis et je fais vivre aux autres paraît parfois si parfait que cette perfection m’agace, je suis blasée, fatiguée de ma gentillesse, de mes sourires, mes silences, ma générosité, de cette volonté de vouloir tout contrôler, contrôler mes moments de faiblesses, ne pleurer qu’en cachette, tromper les autres et leur faire croire que je suis forte, que je suis différente, intriguer, séduire, le mystère qui attire tel un piège bien tissée par la célèbre « Veuve noire » (j’ai failli écrire Veuve Clicquot…sourire) !
 

Il est presque 2h du mat, c’est le 14 Juillet, la fête nationale (Bonne fête à toutes et à tous). Je n’aurais pas l’occasion de me pointer aux premiers rangs pour prendre quelques clichés (attention ce n’est pas parce que Bachar el-Assad y est invité mais… ) parce que certains y sont depuis 7h du matin et à 10h pas moyen de trouver une brèche où s’engouffrer dans cette marée humaine, ensuite parce que tout simplement j’ai besoin de me reposer puisque j’ai un sacré programme qui m’attend le soir.

Mardi, il y aura encore sur mon bureau les roses qu’il m’avait offertes vendredi dernier, elles seront fanées, avant d’allumer mon laptop je les regarderai une dernière fois avant de les jeter comme pour un ultime Adieu…Quoi de plus beau que des roses fanées pour enterrer cette histoire !?

 JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Juillet 2008

 

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June 15, 08

Monumenta 2008.

Artiste majeur de notre époque, Richard Serra est, depuis plus de 30 ans, l'un des représentants les plus importants de la sculpture américaine. Ses sculptures monumentales en acier inventent un minimalisme à la tension brute qui met fortement l'accent sur le processus de production et le dialogue entre l’œuvre, son environnement et le visiteur. Travaillant avec des matériaux industriels selon des techniques d’ingénierie particulièrement complexes, l'artiste opère une réflexion plastique qui pousse à son paroxysme la force physique et matérielle de l'œuvre.

Les sculptures de Richard Serra atteignent souvent des dimensions impressionnantes et sont littéralement « vécues » par le visiteur qui y pénètre et y circule en modifiant de manière vertigineuse son rapport à l'espace. Ellipses, courbes, torsions voluptueuses, mais aussi verticales ambitieuses et lignes de fuite aériennes sont autant de formes que Richard Serra explore dans son travail selon des perspectives inédites et spectaculaires.

Dans la nef du Grand Palais, Richard Serra bouleverse le rapport du visiteur à l’architecture et propose une expérience unique qui défie notre perception de l’équilibre et de la gravité. Sous le nom évocateur de Promenade, Richard Serra propose pour MONUMENTA 2008 une installation que le visiteur découvre sous la forme d’un paysage d’acier à la fois radical et poétique, minimal et mouvementé. Une confrontation avec l’espace par la sculpture qui ne pourra laisser indifférent.


Photo Lorenz Kienzle

Il me dit : Si tu considères ces plaques d’acier comme de l’art alors franchement n’importe qui peut devenir artiste !!!!
Y a t-il quelques chose à rajouter après son commentaire ?!
Oui je pense qu’il était habitué à un art plus terre à terre, j’aime le travail de Serra, il est vrai que j’étais un peu déçue de voir ces plaques prisonnières d’un tel espace. J’aime le grand palais mais j’aurai aimé les voir ailleurs dans un espace plus libre qui laisse votre regard grandir, s’élever sans aucune frontière.
J’ai passé mon temps à observer les visiteurs qui se mesuraient à ces plaques, oui nous sommes tous petits face à la création, face à l’art qui par sa verticalité défiante écrase l’horizontalité de notre quotidien.
Je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai juste pris le temps d’observer, d’admirer ces plaques monumentales qui narguent ces visiteurs qui, souvent, lèvent la tête comme pour saluer un Dieu qui jadis se refusait à tout mélange avec ses créatures.

Dieu n’est pas d’acier, mais l’art peut l’être…

 Monumenta 2008 du 7 mai au 15 juin 2008.

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June 1st, 08

Vainement-Vôtre...

 


James Morrison-You Give Me Som…

Lorsqu’on n’a pas de miroir chez soi, on ne peut pas savoir à quoi nous ressemblons, à quoi ressemble cette image que nous renvoyons aux autres.

Je ne sais pas ce qu’il pense de moi, à vrai dire ce n’est pas ça qui compte vraiment, ce qui compte c’est qu’il sache que je ne suis pas celle qui est prête à prendre son mal en patience. A quoi bon ce recul, dis moi à quoi te serviraient ces mille et mille questions, même si un jour j’accepterais de répondre à tes questions, seraient-elles si convaincantes que la personne qui est là en face de toi ?
J’ai perdu beaucoup de temps dans ces jeux vains et éphémères. Ne m’aime pas, ne cherche pas à construire quelque chose avec moi, je te le demande, je suis celle qui détruit tout, j’aime les ruines, la poussière, l’abîme…J’aime ne pas avoir ce que je veux, comme cet homme, que j’aime de tout mon cœur, je ne l’aurais pas parce qu’il ne sera jamais à moi, je ne te veux pas, je ne t’ai jamais désiré alors ne crois pas que tu me fais languir parce que c’est faux, parce que je ne sais même pas ce que j’attends de toi, de la vie, des autres…
Cette attente n'existe plus, ou peu!
Tu avais envie de m’embrasser, nous l’avions fait so what ? je vis l’instant présent qui deviendra passé quelques secondes après. Pourquoi tout doit être si compliqué, si conventionnel ?
Fuis je te suis, suis je te fuis !
Ce jeu tu ne l’as pas inventé, tu n’es point dans l’originalité mais dans la banalité. Tu veux prendre le temps d'y penser, fort bien, fais le mais sans moi. Trouve-toi une bien gentille « bénie oui-oui », qui tombera amoureuse de toi dès le premier regard, qui voudrait fonder une famille, avoir des enfants, des projets, vivre le grand amour ; quant à moi mes rêves sont autres, je suis déjà blasée de tout, je ne veux pas avoir qu’une vie, j’en ai eu plusieurs, j’aimerai en avoir d’autres bien remplies de tout, du rêve, de la magie, l’échec, la réussite, les rencontres, la douleur, le bonheur…Je ne serai jamais la femme d’un seul homme, même les histoires d’amour me gavent, quand je dis je t’aime c’est comme si je disais Bonjour, oui c’est à ce point là que j’ai démissionné de l’entreprise sentimentale à laquelle tous ces gens cherchent à postuler.
Vois-tu je suis décevante, je l’assume et je m’en cache pas. Mon miroir ne me ment jamais, le jour où il me mentirait je le briserais en mille morceaux. Sache que le seul grand amour de ma vie fut, est, sera toujours moi-même !
« Certains lieux imposent le silence », dit-il.
Le seul lieu qui imposerait le silence est soi-même. Tout ton être doit être à l’écoute de ton âme, je sais que tu l'écoutes mais peut-être pas toujours comme il faut.Je ne peux pas rivaliser avec la perfection du silence, j’aime cette perfection mais ne me l’impose pas, propose-la sans l'imposer.
Notre histoire a commencé par un jeu de regards, discret mais très révélateur, je lisais dans ton regard une invitation, au rêve, à l’envie de partager, vivre une histoire ensemble, après tu t’es muré dans le silence, le regrettes-tu?
Je ne regrette rien, avec toi, avec eux, je ne peux pas regretter parce que je le voulais. J’ai toujours eu ce que je voulais mais aujourd’hui je ne veux plus ce que je peux avoir mais ce que je ne pourrai jamais avoir.
C’est un acte vain, je te l’accorde, mais combien même nos actes aussi utiles soient-ils ne nous mènent nulle part.
J’aime beaucoup le mythe de Sisyphe, Sisyphe c’est nous. Nous sommes condamnés à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne sachant très bien que la pierre retombera inlassablement à nos pieds. Une situation absurde mais…
 
« Il faut tout simplement imaginer Sisyphe heureux » !
 
JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Mai 2008

 

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May 25, 08

Bribes de vie...

Jeudi 22 mai à 16h40

THE CHAIRMAN

-Jas tu viens ?
5 mns après j’étais au rdv face au big boss.
Un visage fermé, aucune expression, tout est fait pour déstabiliser ma "pauvre" personne. Une chose est sûre ce genre de situation ne m’affecte plus. J’ai lancé mon sourire habituel avec une poignée de mains ferme.
Après un échange constructif, il s’est avéré que ce n’était que l’effet d’une communication ratée entre mon manager et moi-même. Bref The big Boss était net, directe et précis dans son intervention, tout est bien schématisé et j’avais enfin compris le pourquoi du comment.
Mon caractère cause problème ? Oui mais cela fait des années que je fais un réel travail sur ce fichu caractère qui m'affiche partout comme étant une vraie caractérielle, je le fais d’abord pour moi-même ensuite pour les autres.J'avoue que cette réflexion m'agace plus qu'autre chose et puis "Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace".Sérieusement parlant, mieux vaut être caractérielle que "bénie oui-oui".....
En revanche si nous étions aux USA croyez-moi je ne serais pas la seule à prendre la porte mais une bonne douzaine que l’on pourrait attaquer pour harcèlement moral, sexuel et pour propos racistes…etc ,etc .
Quelques procès que je collerai avec plaisir au cul de certains !
Le OUI de la fin était bien réfléchi,après 48h de réflexion tout de même!.
Je savais ce que je voulais et ce que j’attendais de cette proposition, j’ai laissé faire parce que j’aime beaucoup les rapports de force, je m’incline devant ceux qui ont l'art et la manière, parfois c’est agréable de se laisser dominer, mais pas pour longtemps…
Chassez le naturel, il revient au galop.C’est mon cas !
 
Vendredi 23 mai à 12h15
 
LA BLONDE ATTITUDE
 
On parlait de tout et de rien, refaire le monde est un exercice intellectuel très enrichissant mais…
Elle s’est lancée dans une tirade patriotique qui, à un moment donné, a provoqué chez moi un rire nerveux.
-J’ai de la chance d’être née française, de pure souche française, vivre dans un pays comme la France, avoir un travail, un appartement, être blonde aux yeux bleus…Oui, je pense que j’ai plus de chance qu’un Mamadou de Dakar, à qui on fait rappelé chaque jour sa différence…Moi je ne partirai jamais en Afrique, en tout cas jamais dans un pays économiquement parlant inférieur à la France…
Je l’ai regardé l’air choquée, est-ce de la bêtise,de la naïveté ou les deux ?
-Mais chère collègue, la France d’aujourd’hui n’est pas la France de la blonde aux yeux bleus, regarde autour toi, notre société est à l’image de la France d’aujourd’hui, l’avenir de la France c’est ce mélange de culture, de nationalité, de mentalité, de religion…On parle d’une France métissée, née de l’intégration et du mélange. Le métissage est l’avenir du monde, le réalises-tu ?...
C’est quand les gens vont mal qu’on découvre leur vraie nature, je ne dirai pas pour autant qu’elle est raciste, mais elle a largement gagné sa place parmi les lepénistes.
Ce fut un constat désolant, mais ce qui est sûr,c'est que désormais je la regarderai autrement…
 
Vendredi 23 mai à 17h45
 
AU STUDIO
 
-Toi je te ferai un enfant
-Pardon ?
-Je veux te faire un enfant ! je le veux.
-Par télépathie peut-être, mais ton cerveau a cramé ou quoi ?
-Si, je veux avoir une fille avec toi, qui te ressemble…
Rire nerveux, son délire me fait peur.
-Arrête steuuuplé!!!!!!
Parlant de notre collaboration photographique, notre projet d’exposition, le reste ne m’intéresse pas.
-T’es qu’une égoïste tu ne penses qu’à ta gueule, je te l’ai toujours dit.
-Ecoute-moi bien, d’abord tu me parles autrement, ensuite je ne suis ni ta meuf,ni ta maîtresse, ni ton épouse. Je suis ton amie, alors soit tu arrêtes de suite ton délire, soit je rentre chez moi.
 
On se connaît depuis 4 ans et il ne m’a jamais parlé de la sorte, il est photographe professionnel, son travail est d’une grande qualité artistique, généreux, il partage son savoir-faire et ne m’a jamais refusé son aide. Mais ce soir-là en sortant du studio j’avais la nausée, oui la nausée à cause de ses paroles, cette phrase qu’il n’arrête pas de répéter : « te faire un enfant », elle tournait en boucle dans ma tête, j’ouvre mon sac, j’en sors mon baladeur MP3, première chanson Soha-Mil pasos, Ouf je respire enfin…
Ai-je été le catalyseur de ce délire ? non j’en suis sûre…Je pense qu’il y avait pensé bien avant mais pourquoi moi ?
Question à laquelle il n’a pas su répondre.
 
Samedi 24 mai à 09h40
 
MESSAGERIE
 
Mon pote qui m’appel de Sydney, il arrive le 4 juin, il a quitté Paris parce qu’il n’en pouvait plus. Un crack de l’informatique qui a décidé de tout quitter pour aller vivre en Australie (son frère y est installé depuis 12 ans).
Son dernier mail m’a fait sourire, son enthousiasme, son euphorie…C’est à la fois rassurant mais aussi frustrant !
 
« (…) crois-moi, s’il y a quelqu'un qui me manque vraiment et énormément en France, c'est toi, t'es une partie de moi que j’ai laissé à Paris... anyway... alors mia bella, si je te parle des Australiens, Oh mon Dieu, je te jure plus cool, plus gentils qu'eux ça n’existe pas.... ils sont très conviviaux, sympas, freindly... Ils se baladent sur la côte pieds nus, en combine de surf...Côté climat il fait super beau (et encore c'est l'hiver), je t'enverrai plein de photos.... Quant aux plages, ou la nature, unbelievable... y a plus d'une dizaine de plages qui entoure Sydney... la propreté, nickel rien à dire..... tu ne peux pas être de mauvaise humeur ici... il suffit de se taper une petite marche sur la plage et tu retrouveras le sourire et la bonne humeur... crois moi même si je passe mon temps à t’en parler et décrire hardfully ce que je vis et ce que je vois, la réalité dépasse les mots..... »
« demain on va camper au nord (Queensland), avec mon frère et son pote... j'aime bien l'idée car la nature est sublime par là bas, si tu regards Lost, c'est un peu dans ce décor... l'aventure serait 1000 fois magnifique si tu étais là....j'ai vu des kwalas, je te promet ils sont adorables surtout quand ils se couchent sur les branches et te regardent avec leurs grands yeux, too sweet. Ce qui m'a énormément plu ce sont les wallabies et les kangourous que j’ai d’ailleurs nourri, je retrouve mon âme d’enfant, sans blague, c’est vrai…. » 
 
C’est un ami de longue date, on se dit tout, on se raconte tout, on s’est pris la tête quelques mois avant son départ mais l’essentiel est là, notre amitié est réelle, vraie et sincère. Il me manque.
 
Dimanche 25 mai à 16h52
 
SMS
 
-Es-tu disponible pour prendre un verre ?
-Désolée, je suis prise. Mais c’est faisable demain soir après le travail. fais moi signe quand tu seras disponible. Ciao
 
Ce verre,je pense qu’on va le prendre en mai 2009 s’il continue comme ça. M’appeler à la dernière minute pour me proposer de prendre un verre, et puis la seule fois où il avait appelé il ne m’a pas laissé de message. Lorsque je lui ai fait la remarque il s’est vexé !
Je n’aime pas que l’on m’avertisse à la dernière minute. Mais bon je serai patiente avec lui parce que je l’aime bien. Il est un peu réservé, hésitant, indécis mais très gentleman. Les bonnes manières et le savoir-vivre sont sa marque de fabrique. Une vraie perle ce chouchou.
Il n’a pas encore répondu à mon sms mais peut-être que demain il me dira qu’il n’est pas disponible…Après tout, j’ai bien compris son petit jeu, alors jouons, je n’ai rien à y perdre…
 

To be continued...

JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Mai 2008

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May 20, 08

La carotte qui fait avancer l’âne!

Je lui ai tout simplement dit :Dis leur que je ne veux pas de leur carotte, ce n’est pas par fierté « mal placée » que j’ai réagi de la sorte, mais j’ai finalement réalisé que nos deux mondes sont séparés par une énorme frontière où le management arbitraire exploite les compétences et l'investissement professionnel des salariés tout en leur miroitant une promotion pour laquelle certains, à force de manger la fameuse carotte, sont devenus « aimablement » presque prêts…

Je suis tombée sur ce texte dont la lucidité de l’auteur m’a fait rappeler celle d’une personne qui se reconnaîtra…
Commencer par la carotte pour finir par le bâton.Ils sont really sur la bonne voie!!!!!!
 
A bon entendeur!
 
 
Motivation : La carotte ou le bâton
 
En termes de motivation, il y a la motivation par l’attrait du positif ou par l’évitement du négatif. La question est : « Est-il plus efficace d’utiliser la carotte ou le bâton pour faire avancer un âne. »
 
La réponse que ça dépend. En tant qu’humaniste forcené, j’aimerais pouvoir dire qu’il faut toujours motiver par la reconnaissance, en valorisant l’individu, en le félicitant,… Mais, en tant qu’observateur, il faut reconnaître que le management de l’âne par le bâton a beaucoup d’avantages.
 
Premièrement, c’est économique. C'est-à-dire que vous n’avez besoin que d’un seul bâton pour donner des coups. Alors que vous devez donner de temps en temps une carotte à l’âne parce que s’il pense qu’il n’aura jamais sa carotte, il va y renoncer et il n’avancera plus.
 
Deuxièmement, c’est rapide. C’est utile dans les cas d’urgence. S’il y un danger imminent, en donnant un grand coup de bâton à l’âne vous vous assurez qu’il se sauvera.
 
Troisièmement, c’est toujours efficace. En donnant des coups de bâton, vous êtes certain que l’âne avancera. Tandis que pour la carotte, une fois qu’il en a mangé quelques unes il n’aura plus faim. Dans ce cas, une nouvelle carotte n’aura plus d’attrait pour lui.
 
Est-ce à dire qu’il faut manager ses collaborateurs, ses enfants, ses collègues, ses clients ou fournisseurs que par la peur ? Non heureusement et voici pourquoi.
 
Tout d’abord parce que ça nourrit l’âne. C’est essentiel. Il en a besoin pour vivre. Vous pouvez faire avancer un âne qu’avec des carottes sans jamais utiliser le bâton. Il avancera plus ou moins mais en fin de compte il avancera toujours. S’il est repu, il suffira d’attendre un peu qu’il est de nouveau. Si vous ne donnez que des coups de bâton sans jamais nourrir votre âne : il crèvera !
 
Ensuite, il vous sera reconnaissant. Votre âne vous sera fidèle et ne quittera pas pour le premier étranger qui viendra avec une carotte à la main parce qu’ « il a les mêmes à la maison ».
 
Enfin, quand vous avez deux ânes (un de chaque sexe) avec des carottes et du temps vous pourrez voir vos deux ânes se transformer en trois voire plus !
 
Dans l’organisation du temps, on utilise souvent la distinction d’Eisenhower entre l’urgent et l’important. Utilisez le bâton pour l’urgent et la carotte pour l’important.
 
A vous de bien manager votre âne!
 

Duy / Copyright © DANG Duy 2006 / Droits de reprod publié dans : Sens et Vie

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May 15, 08

The Endless Game...

 

 
 

L’amour ne s’explique pas.

Ce n’était pas un jeu, tu sais !

Il m’avait reproché de jouer avec ses sentiments, mais je ne jouais pas, je ne l’ai jamais fait et pourtant j’aurais pu me comporter comme la dernière des salopes.
Pourquoi certains ont le don de faire des histoires merveilleuses des histoires vulgaires et ordinaires.
Je m’isole pour lire et pour écrire. Dans cet isolement je pense à eux, maintenant je pense à lui, à toi même si je ne devrais pas le faire mes pensées affichent haut et fort leur traîtrise.
Face à moi l’immensité de l’océan et c’est mon enfance que je vois. J’aime la mer et ceux qui chérissent la profondeur de son immensité. Il est difficile d’expliquer à un homme du désert ce frisson que l’on ressent dès que le voilier se fait bousculer par les premières vagues. Ton amour fut si fort que je n’ai pas su me protéger des premières vagues, le sel a remplacé le sable mais à quel prix ?. Avant toi il n’y avait que leurs ombres, après toi il y aura et il restera toujours quelque chose. Il y aura nous, elle et lui ,eux.
Je ne comprends pas ton jeu. As-tu besoin de cela pour me prouver que tu maîtrises l’art et la manière ?.Après ton message je t’avais écrit : « qui s’excuse s’accuse ».Tu t’excusais de m’avoir poussé au milieu d’une tempête ,dans une barque, qui inéluctablement chavirera mais loin de tes rivages, lentement, sûrement et le spectacle plaira à cet homme si cynique dont le mystère n’est qu’une belle escroquerie. Mais, I'm a Survivor et je n’abandonnerai aucune partie de moi à un homme qui n’a pas ce courage. Je suis bien enracinée dans la ruse pour ne pas piéger ton intelligence.
Mes lèvres m’ont désobéit, elles sont déraisonnables, elles ont été piégées par les tiennes dans un duel frénétique et un désir fougueux que tout mon être en réclame la défaite et non la victoire.
Ton étreinte dans l’urgence de la séparation a effacé ma douleur.
Je ferme les yeux, je cherche la réalité dans mes rêveries, je me heurte au mirage des sentiments, l’amour n’est ni une arme d’attaque ni de défense, le comprends-tu ?
Il faut que des amours meurent pour que d’autres naissent…

Son silence sera désormais mien.

JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Mai 2008

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April 27, 08

Lost in Translation

 
 
J’avais écrit quelques pages sur ce samedi, sur nous mais je ne les publierai pas. les séparations j’en parlais sans les vivre, mais les vivre valait-il la peine d’en parler ?!.
Certains, ont sournoisement besoin de se venger, de remuer le couteau dans la plaie, perfectionner ce côté machiavélique tant refoulé…
 
Elle, elle avait juste besoin de se souvenir du goût de ses baisers, la couleur de ses yeux, l’odeur de sa peau, ses dernières étreintes, les quelques mots dérobés, rescapés, saccagés, noircis d'une histoire si parfaitement romantique et dangereusement intense...besoin de ce départ, là-bas dans cette gare au milieu de tous ces voyageurs pour comprendre que c'est définitivement ici que leur histoire sera enterrée.

L’amour était bref, l’oubli sera long...

"Je t'embrasse tendrement" dit-il! 

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April 19, 08

Modern Love.

 

«L’amour fantasmé vaut bien mieux que l’amour vécu.
Ne pas passer à l’acte, c’est très excitant.»
 
Andy Warhol
 
 
Connais-tu l’heure bleue ?c’est à 4h du matin, bien avant l’aube que les photos de l’heure bleue révèlent des couleurs hors du commun. De bleu et d’étoiles, la nuit joue encore quelques instants avec l’aube. C’est beau à voir, c’est un moment d’une féerie rare.
Tu es mon heure bleue…
 
Cet homme n’est ni magicien ni poète, cet homme je l’ai rencontré par hasard et nous nous sommes aimés, à la seconde même où nos regards se sont croisés j’ai su que c’était lui. Il n’est pas comme tous ces autres qui fréquentent une femme quelques heures par semaine juste pour apaiser leurs sens tant usés par un quotidien lassant. C’est lui qui apaise mon âme et la rassure.
Je connaissais quelqu’un qui n’avait qu’une chose en tête, forniquer, forniquer et encore forniquer, au point que tout geste venant de lui aussi banal soit-il suscitait mon dégoût. C’était une histoire de cul sans sentiments, d’ailleurs cul (pur et dur) et sentiments ne font pas souvent bon ménage, je le savais et c’est pour cette même raison qu’un jour je l’ai largué en plein Pigalle devant un sexshop, nous étions à Montmartre et j’avais en tête cette séparation préméditée, devant un sexshop je le larguerai, ainsi soit-il.
Je l’ai regardé et je lui ai dit :
-Regarde autour de toi tu vois quoi ?
-Comment ça je vois quoi ? je ne vois que toi ma petite coquine…
-Arrête de m’appeler comme ça et dis moi ce que tu vois !!!!
-Le moulin rouge !
-Mais encore ?
-Des sexshop ! hummmmm je te vois venir ma coquine.
Je l’ai regardé avec mépris et je lui ai répondu :
Je t’ai amené ici pour te dire que tout est fini entre nous, beau décor n'est-ce pas ? tu es un obsédé et tu le resteras, je te laisse devant cette vitrine, les gadgets semblent être à ton goût…
Il m'avait regardé d’un air hébété, j’en avais le fou rire !
Je suis perverse, je l’avoue.
A chaque fois que je me retrouve à Pigalle, je pense à ce bouffon, un sourire se dessine sur mes lèvres, I am smart and dangerous. La prochaine fois, je sortirai avec un marin et je le larguerai en plein désert…
 
« J » est ma nouvelle conquête, lui il est différent, unique, parfait ; j’exagère un peu mais c’est la vérité. Un coup de foudre qui m’a laissé KO. Tout est parfait dans notre relation sauf une chose, une seule :Il est à 750 km de Paris. Ce n’est pas bien grave me diriez-vous, effectivement s’il avait été tout près de moi j’aurais vite changé d’amant. Savoir qu’il est tout près me donnerait sûrement la nausée.
Je repars à Rio De Janeiro, me dit Edouard, cette fois-ci je te ramènerai un beau cadeau. Je le regarde avec indifférence et je lui dis :pourquoi ne l’as-tu donc pas fait la dernière fois ?
-          -J’ai beau cherché mais je n’ai rien trouvé.
-          -Crois-tu que tu le trouveras cette fois-ci, ton fameux cadeau ?
-          -J’espère bien, mais je pense à toi, toujours…
Un ex amant qui ne sait pas quoi m’offrir et pourtant il connaît mes goûts. Edouard n’est pas vraiment radin mais il aurait pu jouer le rôle de l’Avare dans la pièce de Molière. Je l’ai quitté sans lui dire pourquoi je l’avais fait, je l’ai laissé longtemps espérer mon retour, il espère encore, flottant dans les airs…A quand sa chute ? Dieu seul sait.
Mes histoires sont souvent des histoires d’hommes. Les miens et ceux des autres. Oui, ceux des autres parce que j’ai aussi fréquenté des hommes mariés. C’est une catégorie à part, ils sont si ridicules dans leur amour.
« J » me trouble, je le fuis mais c’est un Spiderman de l’amour. Sa toile est bien tissée et j’y suis piégée. Pauvre de moi et de mon cœur. A chaque histoire je lui fais des misères. Il faut que j’arrête d’aimer à tout va ce n’est pas sérieux, je leur fais croire que je suis folle d’amour alors que la vérité est que je suis folle tout court.
Le moment que j’appréhende le plus c’est le jour J, celui de LA RENCONTRE.Je stress à mort et je cherche la moindre excuse pour ne pas me pointer à ce rendez-vous.
Je vais bientôt rencontrer « J », je me pose déjà THE question !est-ce vraiment vrai que j’aime cet homme ? je me connais, je suis une garce, capable de le lui dire en face si jamais je tombe dans ce que le commun des mortels appelle une erreur de casting !
On s’est vu, on s’est parlé, on s’est pris la tête…etc et tout cela via les moyens de communications divers et variés que la technologie offre généreusement aux tourtereaux du virtuel. Modern Love, la big arnaque!.
Ma collègue ne cesse de me répéter que je réussirais bien dans le téléphone rose, du coup j’ai customisé mon portable en rose afin de me mettre dans le Pink Phone attitude surtout qu’en ce moment je reçois de plus en plus d’appels inconnus et la personne ne laisse jamais de message. Je m’amuse donc à réponde avec une voix sensuelle et coquine, hi darling… Et je raccroche.
En survolant un peu les annonces sur internet, je tombe sur des slogans pas très glam !
Telephone Rose :
-Des coquines sexys et sensuelles vous attendent au telephone rose, pour se caresser avec vous.
-Faites l'amour au telephone rose avec des hôtesses chaudes et coquines, avec leurs voix sensuelles prenez un plaisir sexe inavouable.
-Téléphone rose avec des femmes libertines, assoiffées, chaudes et sensuelles.  
 
J’avoue que me caresser au téléphone avec un inconnu ne m’excite pas vraiment, ça m’irriterait plus le clitoris qu’autre chose et puis mon libertinage a des limites, chaude certes mais c’est seulement après une séance d’ UV.
Chère collègue, je pense donc que je ne suis pas faite pour ce métier. Heureusement que tu n’es pas une conseillère d'orientation sinon tu aurais désorienté tout le monde.
Samedi, seule chez moi, après le shopping et les UV, il est 20h50. « J » a enfin pensé à moi et m’a envoyé un sms pour me dire que je lui manque. C’est l’anniversaire d’une copine et il est occupé. C’est drôle comme on s’attache à des personnes qui n’ont rien à fichtre de nous, enfin si quand même…Bon sang Jas! il a le droit d’avoir une vie sociale non ?
Non, il n’a pas le droit de me laisser seule un samedi soir surtout qu’en ce moment toutes les invitations sont so boring et je m’ennuie.
Inéluctablement,après réflexion, Mr "J" siègera pour toujours dans le royaume du virtuel et c'est mieux ainsi.Next...
 
-Jas, you are so selfish!
Yes ! égoïstement votre.
 
JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées", Avril 2008
 
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April 1st, 08

Linda Tuloup,au pays des songes...

Je découvre Linda pour la première fois dans le magazine Réponses Photo. Quelque chose d'enfantin se dégage de ses compositions féeriques, un retour volontaire, limite prémédité à l'enfance. Des photos qui traversent le temps vers l'imaginaire avec d'étonnants jeux de surimpression. Armée d'un Holga, ces vieux appareils chinois dont on parle presque plus, Linda explore l'humain à l’état pur sans artifice. Je cite: "J'aime ce côté imparfait, imprévisible, avec toujours la surprise de découvrir le résultat quand on récupère le film. Une sensation qui n’existe plus en numérique… »

Le Holga, je pense que je vais m’en acheter un prochainement. Je mettrai momentanément mon Canon EOS 400D de côté pour replonger dans l’imperfection de nos bons boîtiers d’antan.

 

SITE DE LINDA TULOUP

 

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March 16, 08

De cendre et de terre.

A qui profite la pluie quand les gouttes sont de cendres ?

 
«A toi Jas. J'ai joué avec toi et j'ai perdu. Je te laisse Jas, je te laisse dans ta tour d'ivoire, continue à inventer le jeu, tu sais que tu ne pourras jamais le perdre. Tu peux rire encore et encore de la douleur des hommes, puisqu’elle ne peut être issue que d'une boue que toi même tu alimentes… » . Ainsi fut écrit le mot de la fin de cette histoire.
 
On s’est quitté au moment où il allait devenir absolument pathétique. Quand un homme réussit à me rendre braise, quand il possède un charisme à me couper le souffle, quand il n’a pas peur de la femme multiple que je suis, quand il croit en moi autant que je crois en lui alors il est difficile que je lui dise non, surtout lorsqu’il me demande de le sucer après avoir mangé, je l’ai fait une fois et j’avais la nausée, dans les minutes qui suivent j’avais compris que le dégoût était un point de départ, satisfaire l’autre est une mission noble, quand il frémira de plaisir comme ce pèlerin à genoux devant son seigneur, je serai à la fois maître et esclave. Je le regarde et je sais que je l’obsède et possède. Il nous faut sans cesse sombrer dans la médiocrité pour savoir lequel de nous deux se hait lui-même plus que l’autre. entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée car elle doit indéfiniment se conquérir. 
Toutes mes histoires sont éphémères, mon présent nargue l’éternité. Je saurai que je n’ai plus envie de toi quand j’écarterai encore une fois mes jambes pour savoir si tu as écarté cette envie de moi, et si c’est le cas je m’autoriserai à tout envahir pour te noyer dans l’infini, tu ne reviendras point pour troubler cette sérénité que je ne suis pas prête à quitter.
Le monde me traverse, je suis seule sans solitude, je suis à la fois l’île et le bateau et ce marin qui rêve d’arrêter le temps sans cesser d’avancer, heureux de découvrir quelques contrées lointaines et inconnues ,mais triste d’avoir quitté les siens.
Mes hommes ne sont que des pions sacrifiés sur un échiquier, vite oubliés. Le deuil des hommes je l’ai porté depuis toujours, à 25 ans j’ai porté celui de mon père, il est décédé un 16 mars, c’était un homme pas comme les autres, peut-être parce que c’est mon père. Quant à ma mère, elle ne parle presque plus de lui, elle ne l’a pas oublié, je le sais, mais elle survit de l’intérieur, dans la distance, la mort, le souvenir et le silence auquel se heurte son chagrin.
Je suis désormais dans la phase hypocrite de la gentillesse, de la tolérance, de l'acceptation et de la politesse. Malheureusement je n'ai pas toujours la patience des gens qui sont comme toi, souvent insignifiants et indécis. J'ai le sens du sacrifice quand une personne le mérite, mais personne n'a su m'infliger la rigueur de l'obligation, bien que je le regrette parfois car je m'intégrerais bien plus facilement dans le monde actuel.
J’ai jeté ta clef pour fermer la porte derrière moi sans regret…Mon exil je l’ai trouvé et à lui je dis :
 
Il y aura tant de choses à regretter si
Je ne t’avais pas rencontré…
Je te le dirai des milliers de fois,
Je ne suis plus un mystère obscur
Je serai ta lumière, ton repère
Tu reviendras pour l’ultime prière
Nos âmes, de cendre et de terre !
 
JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées",2008
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February 10, 08

JAN SAUDEK (Photographe Tchèque)

 "La différence entre la pornographie et l’art est selon moi très simple. Vous pouvez regarder l’art indéfiniement alors que vous ne pouvez jeter qu’un coup d’oeil à la pornographie avant de la laisser."

Jan Saudek



The End of the Film, 1997



Dancers in Paradise, 1986



Shy Congratulators, 1996



Torso No. 2, Regina, 1976



Pieta No. 1, 1971



First Steps, 1963

Site: http://www.saudek.com/en/jan/uvod.html

Biographie:http://arts.fluctuat.net/jan-saudek.html

 

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February 10, 08

On ne badine pas avec l'amour.

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; Toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; Le monde n'est qu'un égout sans fond ou les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fanges; Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux, mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; Et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelque fois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. » 

Alfred De Musset

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January 23, 08

Lilith,l'âme de mon âme...

 
 
Lili ne m’a pas donné de ses nouvelles depuis qu’elle est rentrée de son séminaire, elle m’avait appelé le lundi 14, vers 23h40 m’expliquant d’une voix qui trahissait une certaine émotion qu’un collaborateur l’avait humilié devant tout le monde en insinuant qu’elle était une femme facile -j’évite d’utiliser des mots « crus » parce qu’il paraît que le jargon de ce monsieur est loin de toute notion de bienséance- :
-Te rends-tu compte que ce nain prétentieux est venu balancer ses vannes pourries comme d’habitude, soit disant il cherchait « E » (Encore un arriviste sans morale, je te parlerai de son cas plus tard, caractérisé par une grand perfidie et traîtrise et qui croit bien cacher son jeu) en disant que puisque « E » n’est pas là il doit être sûrement quelque part en train de baiser avec « J » (ce con n’avait pas vu que j’étais là) !Mais comment ce pauvre type ose-t-il me parler de la sorte!j’ai vu rouge et si je n’avais pas canalisé ma colère je l’aurai massacré je te jure, mon honneur et ma fierté passent avant tout et puis merde c’est un séminaire qui dit séminaire dit contexte professionnel et non des vacances entre potes. Tu comprends, hein, tu comprends n’est-ce pas ?!
Elle pleurait
-Lili calme toi, je sais que tu es au dessus de toutes ces bêtises, et même si c’était vrai
ce n’est pas toi qui disais que chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son cul ?
J’entends son rire, enfin!
-Personne ne lui a rien dit ?
-Ils sont tous nés sous le signe de la lâcheté, je te l’ai déjà dit. Le premier de la liste c’est le gars en question !
-C’est dingue ma parole !
-C’est honteux oui, mais je mettrai cela sur le compte de l’alcool, ça rend con, lâche et vulgaire, ça m’écœure si tu savais ! mais bon tu as raté un sacré spectacle, le nain s’en souviendra toute sa vie…
Je ris
Elle rit
-Bon dis moi ce que je peux faire pour toi…Ecoute-moi mon ange, oublie cette histoire et puis je compte sur toi pour l’ignorer comme tu sais le faire.
-Et comment, je pense qu’il n’a encore rien vu de ma part…
Je ne t’ai pas dérangé avec mon coup de fil j’espère ?
-Pas du tout ma puce, je revisionnais Mulholland Drive, tu sais bien que je suis une couche-tard.
-Ah David Lynch! Quand je pense que certains ici ne parlent que de cul et d’alcool, quel gâchis !Bref, bisous ma chérie, je te laisse, merci pour ton écoute et pense à moi quand tu regarderas mon passage favoris « Liorando ».
-Et comment !Bisous Lilith, bonne nuit, je te rappellerai demain.
-Bisous.
Je sais que ce collaborateur a tort, Lili est une fille joyeuse, bonne vivante, honnête, sincère, très joueuse, titilleuse certes mais juste ce qu’il faut pour la rendre très attachante…Mais attention, quant à sa fierté PAS TOUCHE!Lorsqu’on touche à sa fierté et à son honneur là vaut mieux s’attirer la colère de tous les Dieux de l’Olympe et non la sienne. Je me souviens du jour où elle est passée me voir chez moi pour me dire qu’aujourd’hui cela fait un an qu’elle n’a pas adressé la parole à son frère, un an ! je voulais lui dire si elle allait fêter sa connerie ou s’en repentir, mais je n’ai rien dit, je ne veux surtout pas faire partie de sa liste noire et elle en est capable.
Elle pardonne rarement surtout lorsqu’on la blesse, trahir sa confiance est quelque chose qu’il ne faut surtout pas faire, vaut mieux lui inventer mille excuses, mentir mais jamais la trahir. « J’en souffre au point d’en perdre la mémoire…j’oubli tout sur cette personne, elle n’existe plus, je ne la vois plus, je l’enterre volontairement, vivante » dit-elle.
C’est une femme entière, que j’aime malgré ses saisons changeantes et interminables, elle a un bon fond, elle est toujours là quand on a besoin d’elle, elle donne sans rien attendre en retour, elle est respectueuse des autres, leur différence, leur façon d’être, elle est très généreuse et elle donne même quand il ne lui reste plus rien à donner. J’aime l’entendre dire fièrement « Je suis sûre que mon papa me regarde de la haut et il est fier de moi, de ce que je suis, je le sais je le sens » .
Son papa, c’est la moitié de son âme disait toujours Lili. Lorsqu’elle en parle, on peut lire une profonde tristesse dans ses yeux, « je pense à lui chaque jour que Dieu fait, sa perte est une douleur que je traîne depuis des années, aucune autre douleur ne sera si forte ni comparable à celle-ci ».Entre fragilité et dureté, son côté ombre et lumière cette femme, mon amie Lili, je l’aime pour ce qu’elle est pour ce qu’elle m’apporte.
Je ne porte pas de jugement sur elle parce que je la comprends, nous évoluons tous au sein d’une société pleine de contrastes, dangereuse, une jungle où la seule loi qui prime c’est celle du plus fort, Lili se défend avec se propres moyens, elle ne se laisse pas écraser par ceux qui pensent être au dessus de toutes les lois. Comment voulez-vous gagner le respect de certaines personnes qui pensent que les respecter est un devoir, votre devoir et non le leur, vous n’avez aucun mérite parce que ce sont eux qui vous ont appris ce que vous maîtrisez aujourd’hui, Sans eux, puisque vous êtes des « créatures » à faible intelligence, vous n’êtes rien, juste un maillon de la chaîne ?je les appelle ironiquement les faiseurs de grands hommes. Alors ne rêvez pas de reconnaissance ni de respect parce que vous ne serez jamais qu’un moyen pour leur réussite, la vôtre tombe aux oubliettes…Cela vous étonne t-il ? et bien ces gens là je les ai rencontré il y a quelques années déjà et je les rencontre encore aujourd’hui, condescendants, prétentieux et imbus de leur personne. Dernièrement une espèce de chevalier blanc a fait son apparition, une exception à la règle et j’en suis ravie, quelque part cela me rassure, me redonne confiance en la nature humaine, peut-être que son expérience de la vie a fait que son ouverture d’esprit dépasse toutes ces sordidités et la bêtise de certains. C’est un homme intelligent et j’ai beaucoup d’admiration pour ces gens là. Je sais que certains doutent de lui, il faut bien un con ou deux pour illustrer la bêtise humaine pour ne pas dire l’incarner mais il le sait, rien qu’à son regard je sais qu’il le sait car sa période d’observation lui a bien servi à quelque chose notamment sa stratégie de développement qui semble plutôt cohérente. J’espère seulement qu’il ne se fondra pas dans le même moule que tous ces autres parce qu’il perdra sa crédibilité et la force de ses convictions, cette force avec laquelle il nous a séduit tous azimuts.
Quelque part Lili n’a pas vraiment tort quand elle me dit de me méfier des gens qui promettent parce certains ne tiennent jamais leurs promesses, mais je suis pour cette attente aussi vaine que pouvait-elle être, j’espère de la vie une meilleure vie, des autres le meilleur d’eux-mêmes, de moi tout sauf ce que je n’aimerai pas être : Un cœur rempli de haine parce que comme disait le grand HUGO « La haine, c’est l’hiver du cœur» !.
Lili si tu passes me lire sache que j’ai beaucoup d’affection pour toi, je sais que ton cœur est aussi blanc que ces flocons de neige qui ont frôlé et caressé ton doux visage, tu as souri de bonheur, je le sais, je connais ce sourire qui dévoile ton âme d’enfant, ce sourire est un vrai rayon de soleil, tu es mon soleil à moi Lilith…
L’âme de mon âme.
 
JAS, extrait de mes "Histoires Inachevées",2008
 
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January 5, 08

Échec et mat !

 

Tu aurais pu m’épargner un tel spectacle, celui de la défaite de ton intelligence. Comment peux-tu avoir confiance en une stratégie si évidente aux yeux des autres, si mal ficelée que je pouvais tout voir , tout deviner les yeux fermés?. Une minute de silence, prière pour un temps passé à élaborer une tactique qui ne pouvait te conduire qu’à la défaite.
Tu as trouvé un pion si maladroit, si niais et incompétent que toute ta stratégie ne pouvait te conduire qu’à un Echec et mat. A quoi pensais-tu quand tu as voulu mettre ce jeune blaireau entre nous deux ? croyais-tu qu’il avait les armes adéquates pour me barricader le passage ? Foutaise ! car ni lui ni toi vous n’avez la moindre idée de ce qu’une stratège comme moi peut faire pour détruire et vaincre ses adversaires.
J’en ai affronté des adversaires, des parties qui furent loin d’être faciles, la vôtre est, à mon sens, non pas une partie mais une simple balade au pays des « loosers indécis » qui ne peuvent point admettre ni accepter la réussite des autres.
Je t’invite donc à bien préparer ta défense, sache désormais que je ne serai plus ton alliée mais ta pire ennemie.
 
Cordialement,
 

Jas

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December 29, 07

Bonne Année Chéri!

 

Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu.
« Jean d’Ormesson »