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November 12, 2009

Photographie de rue à Paris

Pour tous ceux qui sont intéressés par mes photographies de rue N&B, vous pouvez consulter egalement mon blog à l'adresse suivante :

hvinagrephoto.over-blog.com

N'hésitez pas, un petit tour par là, et vos commentaires seront les bienvenus.

Amicalement...

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October 9, 2009

Les modes de mesure de l'exposition

Votre appareil photo reflex possède divers modes de mesure de la lumière pour aboutir à une exposition correcte de votre prise de vue. Je vous résume ici dans un tableau ces modes, ainsi que l'utilisation qui peut en être faite.

Modes mesure
Modes mesure


Personnellement, j'utilise la plus part du temps le mode évalutif ou multizone qui me convient pour les photographies de rue et les paysages, mais j'utilise aussi selon la scène de nuit à photographier, le mode séléctif.

Et vous ?

Faites nous partager votre expérience en laissant un commentaire ci-après...

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September 11, 2009

Les modes de prise de vue "Experts"

En dehors des modes de prise de vue prédéfinis dans votre appareil photo et réglant automatiquement les différents paramètres de l’exposition, il existe des modes dits « experts » qui vous donnent plus de créativité lors de la prise de vue. Nous allons ici les analyser l’un après l’autre, et donner des recommandations quant à leur utilisation en pratique. On rencontre ainsi :

Mode Programme (P) :
Ce mode est aussi facile à utiliser que le mode Automatisme total car il détermine automatiquement l’ouverture et le temps de pose pour avoir une exposition correcte. Il permet cependant de prendre en main différents paramètres tels que le type de fichier enregistré, le mode de mesure de la lumière, le réglage de la balance des blancs et l’application d’un style d’image selon la marque de votre appareil. Il est possible pour une exposition déterminée de décaler le couple vitesse/ouverture tout en gardant une exposition identique par exemple pour obtenir un fond flou, en général en tournant une molette. On peut ainsi avec ce mode réaliser simplement et rapidement des images de très bonne qualité. Il est donc conseillé de l’utiliser lorsque l’on désire photographier rapidement, à main levée, sans flash, un évènement ou une action qui ne se répétera pas. C’est donc le mode par excellence pour la photographie de rue.

Mode Priorité à la vitesse (S ou Tv) :
Ce mode permet de choisir une vitesse d’obturation pour la scène que l’on veut photographier et l’appareil se charge lui-même de trouver une ouverture adéquate selon la sensibilité Iso choisie pour obtenir une exposition correcte de la scène, avec de plus la possibilité grâce à une molette de corriger le cas échéant celle-ci en cas d’erreur de mesure. Il faut juste se souvenir qu’une vitesse rapide fige le sujet et immobilise le mouvement et qu’inversement, une vitesse lente montre l’ampleur du mouvement en créant des volutes floues. On voit ainsi que la difficulté de la prise de vue est de définir la vitesse d’obturation correcte en fonction du sujet que l’on veut photographier et du rendu que l’on veut donner à l’image. Or, la pose lente risque d’entrainer un flou de bougé, et de ce fait, l’utilisation d’un trépied devient nécessaire. On recommande ce mode pour la photographie sportive où généralement on a besoin de figer l’action, mais également un mode pour la photographie créative afin d’obtenir des flous de mouvement du plus bel intérêt.

Mode Priorité à l’ouverture (A ou Av) :
Ce mode permet de choisir une ouverture pour la scène que l’on veut photographier et l’appareil se charge lui-même de trouver une vitesse d’obturation adéquate selon la sensibilité Iso choisie pour obtenir une exposition correcte de la scène, avec de plus la possibilité grâce à une molette de corriger le cas échéant celle-ci en cas d’erreur de mesure. Il faut juste se souvenir que plus l’ouverture du diaphragme est grande, autrement dit plus le chiffre est petit, plus la profondeur de champ est réduite, et inversement, plus l’ouverture est petite, autrement dit plus le chiffre est grand, plus la profondeur de champ est grande augmentant ainsi la plage de netteté de la photographie. On voit ainsi que la gestion de l’ouverture du diaphragme et la netteté sont les principaux paramètres de l’esthétique donnée à la photographie en contrôlant l’arrière-plan. On recommande ce mode pour la photographie de paysages et de portraits où la profondeur de champ est un élément clé de la réussite de la prise de vue.

Mode Manuel (M) :
Ce mode permet de s’affranchir totalement des réglages imposés par l’appareil photo, car le choix de l’ouverture et du temps d’exposition sont entièrement déterminés par le photographe selon la scène qu’il désire photographier et la créativité qu’il désire donner à son image. L’appareil se contente de donner sur une échelle la quantité de lumière mesurée par la cellule. On recommande ce mode pour la photographie panoramique par assemblage d’images et pour la photographie au flash en studio car la mesure de l’exposition reste identique d’une prise de vue à l’autre donnant ainsi une homogénéité d’exposition à tous les clichés.

Mode A-Dep :
Exclusivité des appareils de marque Canon, ce mode donne une priorité à la profondeur de champ en permettant à l’appareil de déterminer une vitesse d’obturation et une ouverture afin d’obtenir la plus grande plage de netteté possible en fonction de la sensibilité Iso choisie et de la lumière de la scène à photographier. Ce mode n’est pas forcément très convaincant en numérique car la notion de profondeur de champ est bien plus complexe en numérique qu’en argentique. On recommande ce mode pour la photographie nécessitant une profondeur de champ maximale.

Au terme de cette revue des modes de prise de vue "Experts" dont disposent nos appareils photographiques, en tant que "Arpenteur des Rues" humaniste, je préconise l’utilisation du mode Programme (P) car une scène aperçue se montre rarement deux fois de suite, et parce que la vitesse de réaction du photographe pour obtenir l’instant clé qui fera une photo réussie nécessite la plus grande rapidité d’exécution possible.

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September 9, 2009

La Balance des Blancs

Un des problèmes récurrents de la photographie numérique est celui du choix de la balance des blancs (BDB).
Beaucoup d’entre nous se contentent de laisser le réglage de l’appareil photo sur une BDB automatique soit par ce que l’on ne sait pas l’importance de la BDB, soit parce que l’on espère que l’appareil s’adapte automatiquement à toutes les situations lors de la prise de vue, afin d’avoir une photographie bien exposée aux couleurs adéquates. Si ceci reste tout de même vrai dans la plupart des situations, il y a néanmoins des situations où une correction s’avère nécessaire ensuite dans un logiciel de retouche tel Photoshop.
Le problème se fait notamment ressentir en photographie d’intérieur où l’éclairage dominant soit incandescent, soit fluorescent, va fausser la mesure de la cellule photoélectrique et de fait la BDB, donnant ainsi une dominante colorée à la photographie de part une mauvaise sélection de la température des couleurs.
Pour éviter cet inconvénient, il faut d’abord avant la prise de vue, faire un choix selon le type de fichier photographique avec lequel on travaille sur son appareil photo, soit un format Jpeg, soit un format Raw.

Pour le format Jpeg :
Le post-traitement sur ce type de fichier étant délicat puisque par définition la compression engendrée par le format a entrainé l’apparition d’artéfacts qui vont être aggravés en post-traitement donnant ainsi un fichier de mauvaise qualité dès que l’on atteint certaines résolutions. Il convient donc impérativement de bien sélectionner la température des couleurs afin d’obtenir une bonne BDB et donc de belles couleurs sur sa photographie. Fort heureusement, il est facile en affichant le menu de son appareil photo de choisir un réglage correspondant aux conditions d’éclairage dans lesquelles s’effectue la prise de vue. Selon la marque de son appareil, ce menu peut avoir des appellations différentes, mais l’on retrouve souvent : ensoleillé, nuageux, incandescent, fluorescent, flash,… Ainsi en choisissant sa BDB adaptée aux conditions d’éclairage de la scène, on obtient très souvent des couleurs naturelles sans dominante nuisible, surtout en photographie d’intérieur où l’on réglera cette BDB sur incandescent pour les lumières standard, fluorescent pour les éclairages de bureau et flash pour une photographie au flash. Pour ceux qui ont un reflex, il est même possible avec une feuille de carton gris ou une charte de gris renvoyant par définition 18% de la lumière, de créer une BDB personnalisée qui sera utilisée dans ces conditions de prise de vue.

Pour le format Raw :
Ce type de fichier numérique n’enregistre pas les couleurs en tant que telles, mais simplement les données numériques du capteur, ne constituant ainsi qu’un ensemble de données informatiques nécessitant l’intervention d’un logiciel dit de derawtisation (Lightroom,…) afin de créer une image colorée à partir de ces mêmes données. Il est alors aisé de rétablir la BDB, souvent au moyen d’une pipette que l’on clique sur une région de gris ou de blancs de la photographie, les couleurs que le photographe a perçues lors de la prise de vue. Cela constitue un des nombreux avantages du format Raw, que je recommande dès que possible aux photographes, disposant ainsi en quelque sorte d’un « négatif » numérique. Ainsi, le photographe qui prend ses photos au format Raw n’a pas à s’inquiéter du réglage de la BDB qui reste néanmoins préconisé ne serait-ce que pour faciliter le post-traitement.

En conclusion, comme la, plupart d’entre nous a choisi dès le départ son format photographique, il est conseillé de régler sa BDB à chaque situation dans laquelle on se trouve lors de la prise de vue afin d’obtenir des couleurs qui correspondent à la vision que nous avons eue lors de la prise de vue et éviter une certaine déception une fois rentrés chez nous à la vision des photos prises dont les couleurs ne correspondent pas à la situation que nous avons vécue sur place.

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August 31, 2009

La grippe A (H1N1) et les "Arpenteurs de Rue" - 2

En cette rentrée, je reprends le fil du suivi de mon article sur la grippe A (H1N1) pour vous faire partager des conseils emanant du Ministère de la Santé, qui pourront vous aider à passer cette période hivernale et sans doute épidémique, tout en vous souhaitant vivement de ne pas être touchés par cette grippe.
Peut-être que ces petites affichettes vous seront utiles...

GESTES SIMPLES POUR EVITER LA TRANSMISSION :
http://www.ipernity.com/doc/hvinagre/5836316

HYGIENE DES MAINS SIMPLE ET EFFICACE :
http://www.ipernity.com/doc/hvinagre/5836318

RECOMMANDATIONS POUR LES PERSONNES MALADES :
http://www.ipernity.com/doc/hvinagre/5836317

Quelques sites internet pour en savoir plus :

Pandémie grippale www.pandemie-grippale.gouv.fr
Ministère de la Santé et des Sports www.sante-sports.gouv.fr
Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
Ministère des Affaires Etrangères www.diplomatie.gouv.fr
Organisation Mondiale de la Santé www.who.int
Centers for disease control and prevention (USA) www.cdc.gov/swineflu/

Mon précédent article :

La grippe A (H1N1) et les "Arpenteurs de Rue" - 1 (http://www.ipernity.com/blog/hvinagre/151212)

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July 22, 2009

Un geste, une vie...

En cette veille de départ en vacances, je voudrais partager avec vous une expérience, qui m’a permis de sauver mon épouse d’une mort certaine…

Le contexte :

Nous sommes au bord d’une plage déjeunant tranquillement tout en discutant, quand tout à coup un membre de la tablée tousse d’une façon spasmodique, et ne peut plus s’arrêter. Plus grave, cette personne commence à changer de couleur et n’arrive pas à reprendre sa respiration, ni parler…
Il faut comprendre rapidement qu’elle a fait une fausse route solide, en l’occurrence un morceau de viande, et il faut impérativement agir, il y va de sa vie !

Que faire ?

Vous aurez beau la regarder, lui parler, la rassurer, la photographier (?), cela ne changera rien, elle va mourir sous vos yeux. Pire, vous ne lui aurez pas porté secours et aurez sans le vouloir commis le délit de non assistance à personne en danger.
Alors retenez ceci, une seule chose est à faire immédiatement : La manœuvre de Heimlich ayant pour but d'éviter la mort par asphyxie suite à l'obstruction du larynx par des fragments (alimentaires ou autres) inhalés accidentellement.

La manœuvre de Heimlich :

Le but de la manœuvre de Heimlich est de refouler en urgence et violemment le diaphragme vers le haut grâce à une compression très intense et très rapide de l'épigastre. La compression entraîne le rejet du corps étranger hors du larynx grâce à l'air brutalement chassé des poumons. Cette manœuvre peut être pratiquée sur les grands enfants et les adultes.

Description de la manoeuvre :

Se placer derrière la personne en détresse respiratoire (qui doit être assise si possible)
Placer les 2 poings fermés juste au-dessus du nombril en passant les bras sous les côtes
Exercer une pression rapide et forte du bas vers le haut afin de provoquer l'expulsion brutale de l'air contenu dans les poumons et les voies respiratoires.
Pour plus de clarté schématique, consultez le lien ci-après : http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme/Particuliers/Les-6-gestes-de-base/L-etouffement

Conclusion :

Apprenez cette manœuvre mes ami(e)s, elle m’a permis de sauver mon épouse dans cette même situation, voici deux ans, et je vous avoue que malgré mon calme pour agir et la sauver, aujourd’hui encore j’y pense bien souvent, car de votre savoir faire et de votre promptitude peut dépendre la vie d’un de vos familiers ou de tout un chacun.

Bonnes vacances à vous tous !

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July 16, 2009

Feu d'artifice à la Tour Eiffel - 14 Juillet 2009

Je me suis rendu au concert de Jonhy Halliday en ce merveilleux jour du 14 Juillet 2009, et puis j'ai assisté à ce mémorable feu d'artifice pour une fois tiré de la Tour Eiffel, afin de fêter ses 120 ans d'existence. Nous étions probablement un million à assiter à ce grandiose spectacle où nous avons vu la Tour Eiffel danser !

Voici un petit film pour vous en montrer un bout, voyez la danser...



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May 13, 2009

La grippe A (H1N1) et les "Arpenteurs de Rue" - 1

Je voudrais ici en tant que médecin et photographe de rue, vous informer un peu, sans pour autant rentrer dans la psychose environante, sur la grippe A (H1N1) d'origine mexicaine comme vous le savez, et ceci afin de vous faire prendre conscience du rôle nécessaire de la prévention, notamment pour nous "Arpenteurs de Rue" qui sommes au contact des gens dans les villes et les transports lors de arpentages photographiques.

D'abord, de quoi s'agit-il ?
La grippe A (H1N1) est une infection humaine par un nouveau virus grippal de la famille A (H1N1) qui infecte habituellement les porcs. C'est une infection virale qui se transmet maintenant d'homme à homme (transmission interhumaine) alors que la grippe aviaire elle n'était transmissible que de l'oiseau à l'homme.

Quels sont les symptômes qui permettent de l'évoquer ?
Les symptômes sont identiques à ceux de la grippe saisonnière hivernale : fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue notamment, et toux ou difficultés respiratoires, d'autant que l'on a voyagé dans une zone de forte endémie (actuellement les français touchés par cette grippe ont tous fait un voyage au Mexique au moment de l'apparition de cette grippe) ou que l'on a été en contact avec une personne infectée.


Comment se propage cette grippe ?
Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la transmission se fait de la même manière que celle d’une grippe saisonnière :
par la toux, les éternuements ou les postillons ;
par contact rapproché avec une personne infectée, par exemple lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main ;
par contact avec des objets touchés et contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte, un bouton d’ascenseur, …).


Comment s'en protéger ?
Se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon ou une solution hydroalcoolique.
Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier lorsque l'on tousse ou eternue.
Puis jetter son mouchoir dans une poubelle et se laver les mains (intêret de la solution hydroalcoolique quand on est dans la rue ou les transports).


Quelle conduite adopter si on ressent des symptômes évoquant une grippe ?
En cas de symptômes grippaux, appeler son médecin traitant ou le 15, ne pas se rendre par soi-même aux urgences de l'hôpital, car une filière de santé pour ces cas grippaux est directement mise en place afin d'éviter une contagion de masse.


Annonces radiophoniques :

Je ressens des symptômes
http://www.inpes.sante.fr/audio_video/0905_grippeAH1N1/symptomes.mp3

Lavez-vous les mains
http://www.inpes.sante.fr/audio_video/0905_grippeAH1N1/mains.mp3

Utilisez un mouchoir en papier
http://www.inpes.sante.fr/audio_video/0905_grippeAH1N1/mouchoir.mp3


Quelques sites internet pour en savoir plus :

Pandémie grippale www.pandemie-grippale.gouv.fr
Ministère de la Santé et des Sports www.sante-sports.gouv.fr
Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
Ministère des Affaires Etrangères www.diplomatie.gouv.fr
Organisation Mondiale de la Santé www.who.int
Centers for disease control and prevention (USA) www.cdc.gov/swineflu/

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May 10, 2009

Henri Cartier-Bresson : Photographie de Rue

Henri Cartier-Bresson (22 août 1908 à Chanteloup-en-Brie - 3 août 2004 à Montjustin dans les Alpes-de-Haute-Provence) était un photographe français. Connu pour la précision au couperet et le graphisme de ses compositions (jamais recadrées au tirage), il s'est surtout illustré dans le reportage de rue, la représentation des aspects pittoresques ou significatifs de la vie quotidienne (Des Européens). Il est l'inventeur du concept de « l'instant décisif », qui est aussi le titre du recueil où il expose sa définition de la photographie publié en 1952 avec une couverture de Matisse, lors de la prise de vue. Un de ses biographes (Pierre Assouline) dit ainsi de lui qu'il était « l'œil du siècle ».
Voici une émission le concernant, où on le voit à l'oeuvre et une interview.


Cartier Bresson Street Photography (I)


Cartier Bresson Street Photography (II)


Cartier Bresson Street Photography (III)

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May 1st, 2009

Arpentages parisiens

Mes arpentages de rue se déroulent en général le week-end, jour de repos où je peux m’adonner à ma passion, la photographie de rue. Je pars le matin, souvent déjà tard par rapport à la qualité de la lumière, mon but n’étant pas de réaliser des photographies de paysage urbain, mais bien celui de capter les gens dans leur activité quotidienne. De fait, Paris se réveille plus tard le week-end, et une certaine nonchalance gagne alors le promeneur parisien. Je pars ainsi pour obtenir un reflet de la vie parisienne quotidienne et montrer cette réalité que nous fréquentons chaque jour bien souvent sans même plus y prêter attention.
Equipé ainsi d’une tenue régulièrement sombre mettant moins en évidence l’appareil photo, un Canon 40D grippé monté avec un objectif EF 17-40mm f4 L, un sac à dos où je range un sac en plastique au cas ou j’aurais à photographier par temps pluvieux, et un guide historique de Paris me permettant de connaitre l’histoire du quartier où je fais cette promenade dans les moments où je décide de m’assoir pour regarder les parisiens évoluer dans leur vie.

Rue de Bièvre
Rue de Bièvre
Je commence régulièrement cette balade parisienne par le Rue de Bièvre, ruelle déjà existante au moyen âge, et qui d’emblée me permet de me mettre en concentration par le calme qui y règne et que je n’ose pas souvent perturber. Cela me permet également débutant ainsi mon trajet, de constater ce qui a pu changer d’une fois sur l’autre et d’aiguiser mon regard tout en goûtant à cet instant merveilleux. Pendant le trajet, je règle mon boitier en priorité à l’ouverture, focale 4 ou 5.6, en 24 ou 28mm en général, et une distance de mise au point de environ deux mètres, comptant ainsi sur la profondeur de champ pour que mon sujet soit net lors de la prise de vue.
Au sortir de la rue de Bièvre, me voilà lâché dans le monde parisien, Notre Dame à gauche, les bouquinistes en face et le pont de l’Archevêché à droite, et toute la cohue de gens qui vont qui viennent, qui s’émerveillent de Paris.
La jeune photographe
La jeune photographe
Commence alors ma traque de la situation inédite au geste amusant ou inhabituel d’un passant, d’un sujet plaisant et j’en oublie forcement. L’œil s’exerce, trouve le sujet, je déclenche, je repars et je reviens. Il n’y a pas besoin de s’éloigner bien loin pour saisir ces petits bonheurs quotidiens.
Question technique, j’évite de centrer mon sujet sauf si je recherche une symétrie. La règle des tiers est souvent difficilement applicable et j’utilise plus souvent les diagonales car dans ce milieu urbain elles sont souvent bien présentes et aident à la composition. Parfois, tout en marchant, un sujet éphémère se présente, et je déclenche l’appareil en bandoulière sur la poitrine ayant pris l’habitude de cadrer sans viser car habitué à mon objectif. Je saisis ainsi des moments inédits de vie parisienne qui autrement, ne m’auraient pas permis d’être photographiés car le temps de viser et souvent l’instant décisif est déjà passé. Tout l’art consiste à les prévoir et là, seule la pratique de l’arpentage régulier permet d’acquérir cet art qu’acquièrent les plus grands maitres de la photographie de rue.
Pêcheur à la mouche
Pêcheur à la mouche
Souvent, je prends les gens de dos ou de trois quarts, ce qui présente à mon avis deux avantages. Le premier est celui de contourner le problème du droit à l’image car les personnes ne sont pas reconnaissables. Le deuxième est celui d’accompagner le regard des sujets photographiés vers ce qu’ils font ou ce qu’ils regardent eux-mêmes, donnant ainsi un certain dynamisme à la composition.
Je continue alors arpentant ce Paris que je fais mien, entre les Iles Saint-Louis et de la Cité, jusqu’à en connaitre tous les recoins, tous les pavés, en y cherchant une situation inédite ou la personne hors du commun.
L'accordéoniste
L'accordéoniste
Je tourne ainsi bien souvent pendant six ou sept heures, repassant régulièrement aux mêmes endroits pour constater une seule chose, que la vie est changeant, merveilleuse, et que les humains sont vraiment une aventure.
De retour à la maison, il ne me reste plus qu’à vider mes cartes mémoire, faire le post-traitement, souvent du noir et blanc pour rester dans la lignée des grands maitres de la photo de rue humaniste, et repérer les photos qui vont être mes préférées du moment et que je vais partager avec les membres de mon groupe. Alors, je range mon matériel et attends déjà avec empressement le prochain week-end.

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April 23, 2009

Réflexions sur la composition photographique

Le Format carré

Souvent rencontré au temps de l’argentique, le format carré est devenu plus rare sur les appareils photo numériques actuels qui ont imposé un format standard 4/3 ou 24x36.
Si les principes de base de la composition sont connus de tous les amateurs de photographie en ce qui concerne le format rectangulaire aujourd’hui le plus connu, qu’en est-il de ces mêmes principes pour le format carré que nous obtenons très souvent après un recadrage lors du post-traitement d’une photo dont le format initial était pourtant rectangulaire.
Le premier constat est que quel que soit le sens où l’on prend la photo, le carré reste un carré identique. Donc, là pas de soucis pour savoir si on utilise plutôt un cadrage vertical ou plutôt horizontal. Dès lors, à quel type de photos convient ce format ? En pratique, à tout ce qui permet d’échapper difficilement à l’équilibre parfait des proportions du carré. Cela limite de fait l’emploi d’un tel format, puisque rares sont les formes compactes, ramassées, n’ayant pas d’axe dominant. D’après le sens commun, dès qu’il y a un axe dominant, le format rectangulaire tantôt horizontal, tantôt vertical, sert mieux la composition générale de la photographie pour garder un certain équilibre d’ensemble.
Dans le format carré, le regard se porte inévitablement vers le centre de l’image de part sa symétrie parfaite, et là, la règle des tiers dans la composition pour le format rectangulaire, ne s’applique plus. La règle générale serait alors de centrer l’objet photographié, ce qui limiterait de fait l’utilisation d’un tel format. Aussi, la composition bien que souvent centrée reste libre pour ce format. La lecture de la photographie est ainsi libérée des contraintes basiques de la composition et permet au photographe lors de la prise de vue de ne pas tenir compte des limites de son viseur car recadrage il y aura par la suite en post-traitement s’il veut obtenir un format carré. Ainsi, on pourra utiliser ce format tout aussi bien pour tous les sujets ronds ou ayant une symétrie marquée, que pour les motifs ou les compositions informelles.
La seule possibilité d’introduire un dynamisme dans la composition semble être d’utiliser les diagonales qui vont d’un coin à l’autre de ce format. Est-ce alors dire que le format carré est ennuyeux ? Mon opinion personnelle est que justement parce qu’il ne subit pas les contraintes générales de la composition utilisées pour le format rectangulaire, le format carré donne une liberté certaine au photographe et que justement, il permet de contrecarrer les règles préétablies de la composition.
Aussi, je me sers personnellement très souvent dans mes photographies de rue, du format carré car ce type de photographies ne permet pas souvent de faire poser le sujet principal pour avoir une composition académique, et que c’est très souvent dans le post-traitement que l’on s’aperçoit des possibilités de l’image prise. Je reste ainsi en accord avec l’adage disant que « L’approche intuitive reste la norme chez les photographes ».

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April 6, 2009

Ma rencontre avec / My meeting with Robert Doisneau

La séparation
La séparation
Début des années 90, sortant d’une visite faite auprès d’un de mes patients dans un groupe de vieux immeubles de Gentilly, je tombe nez à nez avec un homme d’un certain âge discutant avec trois enfants tout en photographiant les immeubles. Remarquant le vieil appareil photographique, son objectif probablement un 35mm et sachant que ces immeubles allaient bientôt être détruits, j’échangeais quelques mots avec lui. Je remarquais alors sa simplicité, sa politesse et sa gentillesse, choses devenues rares aujourd’hui quand on approche un inconnu d’autant qu’il avait interrompu ses photographies quelques minutes pour discuter avec moi simple amateur de photographie ayant plusieurs patients dans le groupe d’immeubles et le fréquentant régulièrement. Il avait déjà photographié le groupe d’immeubles il y a quelques années et parlait du départ de vieux souvenirs avec leur destruction. Je le laissais avec son affaire pour retrouver mon travail, et me rendais vers ma voiture lorsque je surpris la discussion de deux personnes âgées discutant dans un coin plus loin et disant ; « Tu sais c’est Robert, Robert Doisneau ! ». Là mon cœur chavire, sans le savoir je venais de discuter avec un des plus grands photographes de notre pays, en toute simplicité comme avec tout un chacun. J’en fus bouleversé, désorienté, me rendant compte que je ne connaissais rien de lui sauf la fameuse photographie du « Baiser de l’Hôtel de Ville ».

(Suite de cet article dans notre bulletin, Arpen'Tin n°1, "Arpenteurs de Rue")

At the beginning of the 90s, going out of a visit made with one of my patients in a group of old buildings in Gentilly, I fall nose to nose with a man of certain age discussing with three children while photographing buildings. Noticing the old camera, its objective probably one 35mm and knowing that these buildings were soon going to be destroyed, I exchanged some words with him. I noticed then its simplicity, its politeness and its kindness, things become rare when today when we approach a stranger as far as he had interrupted his photos some minutes to discuss with me simple amateur of photography having several patients in the group of buildings and frequenting it regularly. He had already photographed the group of buildings some years ago and spoke about the departure of old memories with their destruction. I left him with the affair to find my work, and went towards my car when I surprised the discussion of two old persons discussing in a corner farther and saying; "You know it is Robert, Robert Doisneau! ". There my heart capsizes, without knowing it, I had just discussed with one of the biggest photographers of our country, in any simplicity as with everyone. I was upset, disorientated, reporting me that I knew nothing of him except the famous photography of the " Baiser de l’Hôtel de Ville ".

( Continuation of this article in our bulletin, Arpen'Tin n°1 "Arpenteurs de Rue")



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March 27, 2009

Méthodologie d'interprétation d'une photo

Souvent une photo réussie est involontaire, mais existe-t-il une méthode pour appréhender une photo et déterminer si elle est bonne ou mauvaise ? Chacun a sans doute sa méthode qui souvent est instinctive, mais si l'on veut avoir une approche plus experte, il semble nécessaire d'avoir une approche plus méthodique. Voici comment je procède mentalement pour donner un avis sur une photo par une méthode qui grosso modo se passe en trois principales étapes ;

1 - Analyser en détail la photo (critères objectifs) :

Découvrant la photo, la première question à se poser doit être de savoir quel est le sujet principal de la photo ?
Ensuite, il faut analyser le cadrage, les lignes de géométrie telles les horizontales, les verticales, les fuyantes, et la place des éléments dans la composition de l’image. C’est à ce stade que l’on se rappellera de la règle des tiers pour juger de la composition d’une image.
Il faut ensuite analyser les formes présentes sur la photo, déterminer leur harmonie générale, ce qu’elles apportent à la photo dans leurs relations.
Puis, déterminer comment est la profondeur de champ en analysant les zones de netteté, et les zones floues.
Puis, déterminer les zones claires, les zones foncées, les zones d’ombre, la texture générale ou précise d’un élément de la photo. En analysant les hautes et les basses lumières, on détermine si la photo est ou non bien exposée, si les blancs ou les noirs sont « cramés ».
Enfin, on termine par l’analyse des couleurs, leur harmonie, leur saturation, et la balance des blancs.
On finit cette analyse en profondeur par l’étude de l’équilibre général de la photo, le rythme, le mouvement, la dynamique générale et les moyens de mise en valeur du sujet principal de la photo.

2 – Interpréter la photo (critères subjectifs) :

Cette interprétation fait intervenir des critères subjectifs notamment par les questions qu’elle soulève. Par exemple, qu’a voulu dire le photographe par le biais de la photo ? Quel est le message délivré par cette image ?
Il faut ainsi tenter de comprendre la symbolique de l’image et en donner une interprétation personnelle qui n’est pas toujours celle que le photographe a voulue pour cette image précise.

3 - Porter un jugement personnel sur la photo :

Après avoir porté un jugement objectif et subjectif de la photo, il faut en donner un jugement personnel. Pourquoi cette photographie est réussie ou le contraire ? C’est justement parce que l’analyse précédente a été faite que l’on est capable de porter un jugement sur la photo, sur les choix du photographe, sur la technique utilisée, sur la symbolique qui s’en dégage. Bref, sur le fait que le cliché nous plait ou pas. Mais cette analyse a aussi le mérite de nous faire poser la question de savoir comment nous même nous aurions abordé le sujet, comment nous l’aurions traité, quels choix techniques nous aurions nous même faits pour le traiter ?

En conclusion, je dirai que la méthodologie s'acquiert peu à peu grâce à un plan en tête qui est systématiquement appliqué à l'analyse de chaque photo. Ce plan simple dans sa struture comprend une analyse en détail, une interprétation et enfin un jugement personnel sur la photo étudiée. L'application de cette méthode nous permet de progresser dans l'analyse, et la compréhension de l'oeuvre photographique.

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March 21, 2009

Les bateaux Mouche

Construits dans le quartier de la Mouche à Lyon, ces bateaux s’implantent à Paris à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1867 alors même que le barrage de Surresnes permet à la Seine de garder une profondeur de un mètre soixante dans la capitale.

Paris 0808
Paris 0808
Utilisé comme mode de locomotion, le succès survient dès leur apparition, et réunis sous le nom de Compagnie Générale des Bateaux Parisiens, ils desservent 39 kilomètres de lignes dans la capitale et la banlieue. Leur vitesse moyenne est de 16 kilomètres à l’heure et ils transportent alors en moyenne huit millions de passagers par an. En 1889, leur nombre double pour l’Exposition Universelle, puis lentement ils déclinent en faveur des autres moyens de transport plus rapides. Depuis 1918, ils ne vivent plus que grâce à la clientèle touristique.
Paris 0503
Paris 0503
La création d’une ligne bateau-bus reliant le quai de l’Hôtel de Ville à la tour Eiffel n’a pas eu le succès escompté en raison certainement du prix élevé des billets.





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March 21, 2009

Les bouquinistes de Paris

Quai Montebello
Quai Montebello
Les promenades à Paris le long de la Seine, nous montrent de curieuses boites de couleur verte tout le long des quais. Il s’agit de boites à livres, fond de commerce des bouquinistes. Paris est la seule ville au monde à avoir le long des quais cette curiosité. On y trouve des livres communément appelés bouquins, du mot flamand « boeckin » voulant dire petit livre.
Apparus au seizième siècle, les « estaleurs », humbles marchands, étalaient ou par terre, ou sur des tréteaux, ou dans des boites en bois ou en osier, leurs livres qui étaient souvent en piètre état de conservation.
Quai de la Megisserie
Quai de la Megisserie
De peur que des livres interdits ne soient ainsi propagés, les autorités les poursuivaient souvent après dénonciation des « libraires officiels », d’autant qu’un arrêt du 27 Juin 1577 les assimilait à des voleurs et des receleurs.
Afin de réglementer cette profession, une sentence du 22 Septembre 1578, confirmée par un arrêt d’Avril 1579, interdit « à toutes personnes de vendre et colporter livres par la cité » sauf douze colporteurs autorisés qui doivent impérativement se tenir deux par deux à six emplacements définis par les autorités. Cependant, dès l’ouverture du Pont Neuf, endroit alors devenu à la mode, ils s’y retrouvent tous et sont alors de nouveau en compétition avec les libraires.
En 1618, les colporteurs agrées sont tenus au port « d’une marque ou écusson de cuivre » sur le devant de leur pourpoint, avec la mention « Colporteur ».
Pont Neuf
Pont Neuf
A plusieurs reprises de l’histoire de Paris, les libraires-colporteurs-bouquinistes sont chassés. Un édit du 30 Janvier 1619 réserve le Pont-Neuf et les rues avoisinantes aux libraires officiels. Un nouvel arrêt les intime de se réunir à la Chapelle Saint-Yves, rue Saint-Jacques, mais durant la Fronde, c’est toujours au Pont-Neuf que l’on peut acheter aux colporteurs-bouquinistes, les pamphlets ou mazarinades.
Périodiquement les interdictions sont prononcées, montrant par là même qu’elles n’étaient point respectées. Ils proliférèrent même sous la Révolution car Sébastien Mercier dans son ouvrage « Le Nouveau Paris » note ; « Les rebords des quais sont couverts de livres ». On y trouve alors souvent des ouvrages de personnes émigrées ou guillotinées, qui ont été pillées. Bien sûr, les libraires officiels continuent de se plaindre de cette concurrence.
Quai Saint-Michel
Quai Saint-Michel
Enfin l’ordonnance du 31 Octobre 1822 reconnaît et règlement la profession de bouquiniste. Sous les travaux de Haussaman dans la capitale, ils sont menacés de disparaître, mais le décret du 10 Octobre 1859 consacre leur maintien.
En 1891, ils obtiennent la permission de laisser leurs boites à bouquins en permanence sur les parapets.
Constitués en Chambre syndicale depuis 1904, ils sont environ deux cents cinquante actuellement et sont un des intérêts majeurs de la promenade le long des quais.

A. Fierro, « Histoire et dictionnaire de Paris », coll. Bouquins, Ed. Robert Laffont.
L. Lanoizelée, « Les bouquinistes des quais de Paris », 1956.

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March 18, 2009

Les vélos à Paris

Au cours de mes randonnées photographiques parisiennes, où je découvre Paris de manière plus approfondie souvent guides historiques dans le sac, j’ai fini par remarquer que la capitale non seulement est de plus en plus assaillie par des vélos, mais que parmi ceux-ci beaucoup son là dans un coin, souvent d’un autre temps, parfois abimés, attachés toujours à la même place sans bouger de là pendant des jours, des mois. Partant alors du conseil de S.Hugues dans RP n°181 S Avril 2007-62 ; « La difficulté c’est de sortir de la photo unique, et de réaliser une série homogène jusqu’à ce que l’ensemble prenne forme et soit porteur de sens », je me suis mis en idée de photographier ces vélos attachés, liés à leur triste sort.

Paris 0061
Paris 0061

La première occasion venue, j'ai photographié ceux que je trouvais avoir une signification particulière selon l'endroit, l'éclairage, la poésie ou l'humour qui s'en dégageait. L’occasion me fut offerte par ces deux vélos qui étaient là près de ce restaurant, et je me suis imaginé une sortie de couple qui se serait arrêté là, dans ce restaurant de spécialités afin de goûter au plaisir de la cuisine, mais surtout de traduire leur passion, leur amour d’être ensemble.L’idée était là, j’allais photographier les vélos dans diverses situations.
Depuis lors, j'ai ainsi photographié des dizaines de vélos dans la capitale, photographies qui ont un sens particulier, traduisant un coup d'oeil, un instant, qui devient un instantanné de vie parisienne et mon regard sur la capitale, sur la vie parisienne, sur la photographie a changé, et devient de plus en plus en adéquation avec la pensée de S.Hugues que l'on peut résumer par la recherche de la création d'un ensemble, d'un tout qui fait que une oeuvre, quel que soit son sujet, devienne porteur de sens.
Vous trouverez ainsi dans cette galerie de photos diverses photos de vélos qui appartiennent à cette oeuvre photographique et qui je l'espère vous enchantera.



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