Ne pas être de cette étoffe dont ils se couvrent
Ne pas ouvrir les mêmes portes, plus silencieuses
Ne pas avoir les mêmes regards avec les mêmes yeux pourtant
Et finalement les cris semblables devant la mort…

**********

Je ne serai jamais dans ses bras
Et cela ne me pleure que plus encore, vivre là
Ou bien mourir de ce manque
Ne pas ne pas ne pas assouvir ses bras
Ouvrir ses bras jamais je ne serai de cette eau

Accueillir celui qui nait à la mort
Accueillir cette mort contre le souffrir tous les jours
Jamais je ne serai de ces bras pour puiser son eau…

**********

Cela demeure le fil de ce qui aurait dû
Etre
Cela hurle les inconstances des désirs
Ces rendévous du monologue
Où je ne suis qu’
Une
Parole pour aller vers les « ils »

Elle en face à face, désolée se désolant…

**********

Parler avant tout pour le passé
Une détresse
Au jour le jour
Ne pas dire, ne plus ouvrir
Les portes dépassées
Les faces des passés
Qu’un jour ne serait plus aussi douleur que devenir…

**********

J’achèverais cette terre des
Pourquoi
Où vivre ne se peut
Cela n’est pas vieillir
Les yeux éberlués devant sa geste du partir

On ferme une porte
On ouvre les yeux
La parole comme ultime silence…

**********

Que jamais je perde le sens de mes passés
Une peau digne de son masculin
Que les hommes pénètrent mon espace
De désirs et de chaleurs
Que ceci ne soit que l’ouverture vers l’ouvert

Absent à moi, absent en devenir
Ma chute comme renouveau !

**********

Ne plus être celui que je deviendrais sans
cette attiransexuelle autre,
Ne plus chercher dans les chemins des passés
Toutes ces négations pour ouvrir ma voix dans une autre gamme,
Devenir ce que je n’ai jamais osé
Avant de mourir, si cela se peut,
Avant de mourir
Que le temps me soit une ouverture,

Assez pleuré, je ne suis plus de cette terre

**********

Mourir la tentation
Mourir vers un autre destin
Une destination inconnue et attirante
Mourir
De cet écartèlement de tous les jours

Mourir
Alors que les choses se tarissent
Car survivre me pèse…

**********

N’être enfin un autre
Loin des moi-même si la peur
Me guide

Demander l’aide et pour aller où ?
Cahot chahut assis retournant
Où les yeux les rives des rêves arasés ?

Etre enfin l’autre loin
Avec les yeux d’un autre et non
Pas pluriel. Car ailleurs c’est
En toi
Que cela se déjoue.

**********

Décidément
Je suis l’indécis
Dément

Une indécision toujours
Avec la mort qui me scrute

***********

Soi même conformisme à soi
Même
N’ouvrir les portes pas
De l’insécurité et de la question

Encore les voix qui divergent