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November 4, 2008

Le principal conseiller d’Obama est un faucon anti-Iran

Un faucon anti-Iran pourrait bien hériter du poste de secrétaire d’État dans la future administration Obama si le démocrate est élu le 4 novembre [aujourd’hui - Nldr]. Le récit de « Bakchich ».

Dennis Ross, le principal conseiller de Barack Obama sur l’Iran mais aussi possible successeur de Condeleeza Rice au poste de Secrétaire d’État, a signé un manifeste sur l’Iran qui prône une ligne dure. Tellement dure que, si elle est appliquée, elle provoquera l’entrée en guerre de l’Amérique contre le pays des mollahs.

Barack Obama & Dennis Ross

A l’origine, Ross, 59 ans, est un expert de feu l’URSS, rompu et formé à la Guerre Froide. Il a servi au Conseil de sécurité nationale de Ronald Reagan et notamment dans le staff du néo-conservateur Paul Wolfowitz, pour ensuite devenir le Directeur du planning du Département d’État sous James Baker, secrétaire d’État dans l’administration de Bush père. Il a également été l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient de Bill Clinton.

Mais lorsqu’il menait les négociations israélo-palestiniennes, selon les dires de Dan Kurtzner, un juif orthodoxe - cité par Time magazine - qui participait à ces pourparlers aux cotés de Ross et qui est de surcroît un ancien ambassadeur en Israël soutenant Obama, les préjugés pro-israéliens de Ross étaient tellement visibles qu’il n’était pas perçu comme « un médiateur honnête ». Le conseiller du candidat démocrate est en outre le co-fondateur du Washington Institute for Near East Policy, un think-tank établi par l’AIPAC, qui prône une ligne pro-israélienne dure et où Ross officie aujourd’hui comme un « Fellow distingué ».

Mais il y a plus scabreux à son sujet. Lorsque Obama a dévoilé qu’il l’accompagnait comme conseiller principal lors de son voyage en Israël en juillet dernier, Time a intitulé son article sur cet énergumène de la sorte : « Le choix conservateur d’Obama pour le Moyen-Orient » et a relevé que, compte tenu de son passé, il était « surprenant de le voir devenir un membre officiel de l’équipe d’Obama ». Et pour cause ! Ross a été le principal auteur du discours très musclé et guerrier d’Obama à la convention de l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee, le très conservateur lobby pro-israélien) en juin dernier et dont Bakchich s’était fait l’écho.

Un sommaire passé inaperçu dans le Washington Post

Intitulé « Meeting the Challenge : U.S. Policy Toward Iranian Nuclear Development » ., le manifeste anti-Iran a été préparé par un groupe de travail de onze personnes dont Ross. Ses 87 pages ont soulevé tant d’inquiétude et d’indignation chez les intellectuels démocrates progressistes et experts en politique étrangère redoutant une frappe contre l’Iran qu’ils préparent pour après l’élection une lettre ouverte de protestation à l’attention d’Obama.

Deux hommes, précisément deux ex-sénateurs de droite ont présidé à la rédaction de ce texte : Dan Coats de l’État d’Indiana (un républicain conservateur pur et dur) et Chuck Robb de Virginie. Ce dernier est un démocrate conservateur, ancien gendre du Président Lyndon Johnson, ancien officier du Marine Corps qui a servi au Vietnam et co-fondateur du Democratic Leadership Council, l’association de démocrates de droite, très faucons en politique étrangère. Robb a également été nommé membre du President’s Foreign Intelligence Board par George W. Bush en 2005. Coats et Robb ont publié un sommaire vaguement maquillé du manifeste dans un article qu’ils ont co-signé dans le Washington Post du 23 octobre. Un article passé inaperçu…

Le groupe de travail qui a préparé le manifeste compte parmi ses autres membres une belle brochette de néo-conservateurs et d’anciens militaires de haut rang. Les principaux auteurs en sont Michael Makovsky qui a travaillé au Pentagone de Donald Rumsfeld, sous Doug Feith, sous-secrétaire à la Défense, où Makovsky faisait partie de l’équipe qui a fabriqué de toutes pièces les faux renseignements sur les armes de destruction massive ayant servi à justifier l’invasion de l’Irak. Autre co-auteur : Michael Rubin, aujourd’hui membre du staff de l’American Enterprise Institute, un think tank bastion des néo-conservateurs qui a, lui aussi, travaillé dans le cabinet de Rumsfeld.

Et que dit exactement ce manifeste ? Qu’aucun accord permettant à la République islamique d’Iran d’enrichir de l’uranium sur son propre territoire de quelque manière que ce soit (y compris sous le contrôle strict d’inspecteurs internationaux) n’est possible. Mais aussi que l’abandon total par Téhéran de l’enrichissement d’uranium est un préalable à toute négociation.

Pouvoir attaquer l’Iran depuis « plusieurs endroits »

Toujours selon ce texte, pour montrer à l’Iran qu’il ne laissera rien passer, le nouveau président doit en outre fortement accroître la présence militaire américaine dans la région dès « le premier jour où il accède à la Maison-Blanche ». Plus précisément, il devra « mettre en place dans la région des forces militaires américaines et alliées plus importantes, déployer des groupes de porte-avions et des navires-démineurs, implanter dans la région des stocks de matériel de guerre (y compris des missiles), augmenter localement le nombre de bases militaires, conclure des partenariats stratégiques avec des pays comme l’Azerbaïdjan et la Géorgie pour pouvoir être opérationnel contre l’Iran de plusieurs endroits ».

Le manifeste va même encore plus loin dans l’hostilité à l’encontre de Téhéran et ajoute que « la présence des forces U.S. en Irak et en Afghanistan offre de nombreux avantages en cas de confrontation avec l’Iran, car l’Amérique peut y implanter plus de forces armées et de matériel sous couvert des conflits en Irak et Afghanistan ; et ainsi maintenir un effet de surprise [sic !] stratégique et tactique ».

En clair, si Téhéran n’est pas prêt à abandonner tout enrichissement d’uranium sur son propre territoire (ce que l’Iran n’acceptera jamais comme préalable à une négociation), la guerre devient inévitable. Et toutes les étapes intermédiaires, y compris des négociations directes si le nouveau président américain choisit d’en mener, ne seront en réalité que du bla-bla et prétexte à relations publiques pour se faire soutenir par la communauté internationale en vue d’une attaque contre le pays des mollahs.

Le fait que ce conseiller très écouté par Barack Obama ait signé et aidé à rédiger ce manifeste de faucons anti-Iran n’a pas encore été relevé par la presse américaine. Mais qu’un tel type ait l’oreille du candidat démocrate et semble destiné à un poste important aux Affaires étrangères au sein de la future administration de Barack Obama fait tout simplement froid dans le dos.

par Doug Ireland pour Backchich.info, le 4 novembre 2008

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November 9, 2008

Vigilant Shield 08

Le Northcom, la partie "sécurité intérieure" du NORAD, dont le centre de commandement est situé dans les Cheyenne Mountains, projette un « exercice d’entraînement de 5 jours sur l’application de la loi martiale » dans une optique de plan anti-terroriste. En effet George W. Bush a fait passer cette sinistre "Directive 51" le 9 mai 2007, qui permettrait légalement, en cas de trouble majeur type "attaque terroriste sur le sol américain", d’instaurer la loi martiale, d’invalider les élections présidentielles, de démettre le congrès de son rôle de contre-pouvoir, de remplacer la police par l’armée et les tribunaux civils par des tribunaux militaires, et d’emprisonner sans procès toute personne contrevenant à l’ordre public et à la sécurité nationale. Ce plan VIGILANT SHIELD 08 était officiellement prévu depuis un an et ça devait se dérouler le mois dernier, en octobre 2008 : www.northcom.mil/News/2007/083007.html Mais cette opération n’a apparemment pas eu lieu et a été décalée à novembre, donc ce mois-ci. Plus exactement, du 12 au 18 novembre 2008. Ceci est indiqué dans un article publié le 9 octobre 2008 par le colonel Guy Razer, le capitaine Eric May, le docteur James Fetzer et le sergent Donald Buswell, à lire sur America First Books : Vigilant Shield and Jokers Gone Wild — A Hot-Cold-Silent War False Flag Alert). L’opération prévoit entre autres : « L’exercice de niveau national 108 inclura la détonation simulée de trois dispositifs à dispersion radiologique, sous la responsabilité de l’USNORTHCOM et de l’US Pacific Command. » Pour rappel, les événements du 11 septembre 2001 se sont produits le jour même d’un gigantesque exercice national anti-terroriste impliquant l’US Air Force, de sorte qu’il n’y avait plus d’avions de combat dans les Etats de New York et Washington. Même chose pour les attentats de Londres le 7 juillet 2005, qui se sont produits… au même endroit et au même moment que l’exercice anti-terroriste mené par les forces de l’ordre britanniques. Il est d’autant plus facile de fabriquer une opération "false flag" quand tout est déjà en place… Mais ce n’est pas tout. En septembre 2008, un journal spécialisé dans les informations militaires annonce, avant de publier un démenti suite au tollé provoqué par cette information, qu’un unité d’élite, la première brigade de combat de la troisième division d’infanterie de l’US Army jusqu’ici détachée en Irak, est rapatriée le 1er octobre pour servir au maintien de l’ordre sur le territoire même des Etats-Unis, sous contrôle… du Northcom : www.armytimes.com/news/2008/09/army_homeland_090708w [Note ReOpen911 : Voir la ReOpenNews à ce sujet] Le rapport entre les deux informations est particulièrement éloquent. On peut se demander la raison du report d’un mois de l’opération Vigilant Shield. Peut-être la crise financière ? En tout cas l’ACLU (le groupe le plus puissant aux USA agissant pour les libertés individuelles) a ouvert une procédure FOIA de demande d’information sur ce déploiement allégué de troupes militaires sur le sol américain : www.aclu.org/safefree/general/37274prs20081021.html CNN en a aussi parlé il y a quelques jours, le 24 octobre 2008. Extrait sur YouTube : www.youtube.com/watch?v=kyBaxm2oIHk Le réseau Voltaire résume aussi la situation www.voltairenet.org/article158452.html mais n’a semble-t-il pas fait le lien avec l’opération Vigilant Shield 2008. Mis en ligne 2 jours avant l’élection présidentielle US par Jean-Pierre Petit qui rappelle le futur président des USA n’aura pas en main les rènes du pays avant le 20 janvier 2009. A défaut d’être inquiets, soyons informés!

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