Les récents événements climatologiques qui ont touché de nombreux départements d'Auvergne mais aussi de Rhône Alpes ont mis en exergue la nécessité de pouvoir disposer de moyens efficaces de prévention et d'intervention… Or on nous informe de la fermeture programmée de Centres Départementaux de météorologie et dans la plupart des SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) de "réorganisations à l'économie" des centres de secours. Avec inévitablement une perte d'efficacité et une grave atteinte à la notion de service public d'urgence.. Ceci alors que nous exigeons, à juste titre, une diminution des facteurs risques et un environnement sécuritaire accru. Sans entrer dans l'histoire (passionnante) des corps de sapeurs-pompiers français, il faut savoir que la loi du 3 mai 1996 institue un SDIS dans chaque département. Ce service a pour mission de concourir, avec d'autres services (secours médicaux et gendarmerie notamment mais aussi tant d'autres) aux protections et luttes contre les accidents, aux évaluations des risques technologiques et naturels et bien évidemment les secours d'urgence. Le SDIS a d'abord géré les moyens matériels d'interventions, les mairies ou autres collectivités n'ayant plus de compétence dans l'achat et la maintenance de ces matériels. Le SDIS achète ou loue de même les locaux nécessaires au bon fonctionnement des services. depuis fin 2001 les sapeurs-pompiers professionnels sont placés sous autorité du SDIS, ainsi que les volontaires lorsqu'ils desservent un CSP (centre de secours principal) Il y a sur notre département 136 centres placés sous la responsabilité de 4 groupements : Vienne; Seyssinet; Bourgoin Jallieu; Saint martin d'Hères. C'est au sein de ces groupements que s'effectue ou vont s'effectuer des concentrations… Mais avec à terme le non renouvellement assuré de tous les sapeurs-pompiers professionnels atteint par l'âge de la retraite. Déjà des CIS (Centre d'Incendie et de Secours) comme celui de saint Egrève fonctionne trop souvent en effectif réduit certains jours et de nuit, en binôme avec d'autres centres parfois éloignés de plus de 10 km… Or c'est la notion même de secours d'urgence qui est ainsi gravement remise en cause. Sur quels critères se font ces dangereuses récessions ? Purement statistiques… Comme si l'accident ou la catastrophe (technologique ou naturelle) était programmable voire programmée. C'est pourquoi il est bon, pour pérenniser la notion de protection des personnes et des biens, de soutenir l'action de nos pompiers. Ci-joint la pétition destinée à leur conseil d'administration… utilisez le lien pour la signer Vous verrez qu'il y ai fait mention des feux du Néron en 2003 et de l'impuissance bien réelle des pompiers de l'agglomération devant ce type de situation pourtant envisageable. LA PÉTITION A l'attention de : Monsieur le Président du Conseil d'Administration Nous sommes sapeurs pompiers professionnels, officiers, sous officiers, caporaux et sapeurs. Par-delà nos opinions diverses, nous avons décidé de nous adresser à vous. Ce qui est en jeu se situe au-delà des opinions des uns et des autres. : il s’agit de votre sécurité. Nous sommes conscients du caractère inhabituel de notre démarche, mais la situation est si grave que nous considérons de notre devoir de professionnels de vous informer. Notre métier est de secourir, et ce métier nous l’exerçons dans des conditions de plus en plus difficiles. Nos centres de secours, qui pratiquaient des secours de haut niveau sont en train d’être disloqués. Nos secours d’urgence, hier considérés comme un des meilleurs du monde, sont en train dans l’Isère d’être détruit. Notre état major, affirme qu’il souhaite une efficacité accrue de notre système de secours et une amélioration de sa performance…IL MENT !! Il faut que vous sachiez que dans l’agglomération berjallienne, les engins d’incendies partent souvent en intervention en sous effectifs et sont complétés avec un simple binôme venant d’un centre tiers…tout cela au détriment de la sécurité du personnel et de la population. Et pire encore, notre direction envisage d’étendre cette pratique sur l’agglomération grenobloise. Vous devez savoir que le nombre de sapeurs pompiers diminue fortement la nuit. Pourquoi ? Parce que notre direction fonctionne uniquement avec des « statistiques »…..Une pratique indigne d’un département comme l’Isère avec des risques radioactifs, chimiques, nucléaire ,naturels et urbains. Régulièrement, nous devons discuter pied à pied pour maintenir des effectifs minimum 24h sur 24h. A maintes reprises, nous nous sommes adressés aux élus politiques du conseil d’administration. Nous les avons avertis…toujours en vain. Contrairement à notre état major nous disons « tout peut se produire ! » Pendant l’été 2003, il y a eu les nombreux feux de broussailles avec l’important incendie du Néron. Certes, la canicule était imprévisible, mais l’incapacité du SDIS 38 était, elle parfaitement prévue. Nos centres de secours mis en première ligne, comme toujours dans des circonstances extrêmes, n’ont pu faire face que grâce à un dévouement exceptionnel de tous les personnels qu’ils soient professionnels ou volontaires. Nous nous élevons contre ce bradage du service public. Nos centres de secours ont jusqu’à présent garanti des secours de haut niveau à tous les usagers, à égalité, quelles que soient leur ressources. Ils sont souvent le seul recours pour les plus démunis. C’est là notre fierté. Hier encore nous pouvions nous enorgueillir d’avoir un des meilleurs secours d’urgence au monde. Ensemble, défendons-le. JE SOUTIENS LES REVENDICATIONS DES SAPEURS POMPIERS PROFESSIONNELS DE L’ISERE, POUR UNE SECURITE EQUITABLE , POUR LE MAINTIEN DU SERVICE PUBLIC. CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS SI VOUS SOUHAITEZ SIGNER CETTE PÉTITION www.mesopinions.com/Sapeurs-pompiers-professionnels-de-l-Isere--Ensemble--defendons-les-secours-d-urgence-CGT-%C3%A2%E2%82%AC%E2%80%9CSASPP-petition-petitions-37652ab858b9a674d5dc0ea902fec9fb.html Allez… Un petit historique de l'évolution de la législation La loi municipale du 5 avril 1884 prévoit que l'organisation de la lutte contre l'incendie et les secours sera exercée dans le cadre communal. Le décret du 12 novembre 1938 institue les dépenses de personnels et de matériels du service de secours et de défense contre l'incendie en dépenses obligatoires pour les communes. Le 20 mai 1955, un décret donne au service départemental d'incendie et secours la personnalité juridique et l'autonomie financière. Géré par une commission administrative, il est placé sous l'autorité du préfet. La loi du 2 mars 1982 (dite de décentralisation) et ses décrets d'application permettent une nouvelle évolution juridique avec des compétences transférées du préfet au président du Conseil général pour ce qui concerne la présidence de son assemblée délibérante. Le représentant de l'Etat conserve les pouvoirs de police administrative. Le décret du 6 mai 1988 relatif à l'organisation générale des services d'incendie et de secours en confirme les dispositions. La loi 96-369 du 3 mai 1996 relative aux services d'incendie et de secours demeure l'évolution la plus marquante. Elle crée dans chaque département un établissement public dénommé service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Cette « départementalisation » se traduit par un transfert au SDIS des pouvoirs de gestion exercés antérieurement par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale. La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité modifie la loi du 3 mai 1996 en donnant, notamment, une représentativité accrue du département au sein du conseil d'administration du SDIS. La loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile prévoit notamment : - la confirmation du statut d'établissement public des SDIS - la reconnaissance du caractère dangereux du métier et des missions exercées par les sapeurs-pompiers - l'installation de la conférence nationale d'incendie et de secours. Cette instance composée d'élus locaux, représentants de l'Etat et des sapeurs-pompiers est chargée de donner un avis sur les projets de loi ou décret concernant l'organisation et le fonctionnement des SDIS. Ou passez également faire un petit tour sue le site MonSaintEgrève... Même article, même auteur... Mais un petit voyage... Je vous invite (et vous pouvez même y laisser un commentaire d'encouragement !)