Mon coin de paradis

Dans le fond d’un vallon, au flanc d’une colline
Un ruisseau murmurait, par des herbes caché,
L’eau en était limpide et un brin cristalline,
Sur son bord un vieux saule semblait s’être couché.

Alentour s’étalaient de magnifiques plantes
Soutenues plus ou moins par d’énormes pierrailles
Bien souvent effondrées et provoquant des manques
Par où devaient passer , écartant les broussailles
Les chasseurs du pays en quête de gibier.
Des vignes et des prés, mais nulle autre culture
Des chênes et des pins, parfois un olivier
Garnissaient ce petit havre campé dans la nature.

J’y venais très souvent m’y promener un peu
Lors de mes randonnées dans ce pays aixois
Exposé chaque été au ravage du feu
Mais épargné ici, allez savoir Pourquoi ?

Ce vallon me plaisait, j’eus même un jour l’idée
D’en acheter un bout, enfin, une parcelle,
D’y rénover l’étable, alors consolidée,
Y ‘arranger ma maison qui serait ma nacelle,

Pour m’évader du sol, mais sans quitter la terre.
Ce ne fut pas possible : on vendait tout entier.
Mais j(y reviens encore, et tout comme naguère
Je rêve à demain et trouve enfin la paix !
GIGI ( Septembre 1980)