Un juron ? Milladzeu !
Plutôt le cri de guerre
Que nous ont laissé nos aïeux
Un mot pour crier misère.

Millazeu, c’est un cri de ralliement
Un appel quand vient la grève.
Cinq lettres que l’on jette au vent
Milladzeu, c’est être ensemble
Quand à travers le chevalement
Souffle la burle et tremblent,
Porions et dirigeants.
Millazieux, c’est les soirs de tritesse,
C’est le dictionnaire des poches vides,
C’est la mine comme maîtresse,
C’est la poussière où la mort habite.