Du haut du mirador, j’entends vivre la nuit.
Contre la colline le vent tourbillonne.
Les branches s’agitent, dans cet étrange bruit
J’écoute en silence, et mon corps frissonne
J’entends dans ce silence, un dialogue inouï
D’un fantôme et d’un djinn, se moquer de moi
Une bête s’enfuit, un chacal en action.
Je vois des yeux briller à la lisière du bois.
D’un coup de projecteur j’ai éteint les étoiles
Plus loin que la lumière va la profonde nuit.
S’envolent mes pensées, voyage mon esprit
Plus loin que l’Algérie, derrière cet épais voile.
Je pense à toi, là-bas qui est restée seulette
Je pense à ton image, à ton corps si joli,
La guerre à séparé Roméo de Juliette.
La nuit ne m’effraie plus, quand près de toi je suis
Du haut du mirador, j’entends dans le silence
Le souffle léger du vent et la voix d’une femme
Elle me dit à l’oreille, Je suis là, confiance.
Je reprends courage pour affronter le drame.