La fusillade du « Brulé »



En 1845 les mineurs de la Loire sont en grève. 20 000 mineurs cessent le travail sur l’ensemble du bassin. Ils revendiquent l’augmentation des salaires, La réduction du temps de travail qui était de onze heures par jours et la centralisation des caisses de secours ainsi que leur contrôle par les ouvriers.

La solidarité aux grévistes s’organise grâce aux nombreuses organisations ouvrières.

Eugène Varlin crée la caisse au sou pour aider les grévistes

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Les affrontements so En 1845 les mineurs de la Loire sont en grève. 20 000 mineurs cessent le travail sur l’ensemble du bassin. Ils revendiquent l’augmentation des salaires, La réduction du temps de travail qui était de onze heures par jours et la centralisation des caisses de secours ainsi que leur contrôle par les ouvriers.

La solidarité aux grévistes s’organise grâce aux nombreuses organisations ouvrières.

Eugène Varlin crée la caisse au sou pour aider les grévistes.

Les affrontements sont violents sur Saint-Etienne, Saint-Chamond, Terrenoire, la Ricamarie..Lorsqu’au puits Devillaine les mineurs s’opposent au chargement d’un stock de charbon destiné aux aciéries Holzer, le capitaine Gaussserand fait arrêter une quarantaine de grévistes. Pour éviter les émeutes, les 200 soldats conduisent ces hommes à la prison de Saint-Etienne par des chemins contournant la ville.



Des grévistes et des habitants des hameaux traversés se regroupent aux abords du hameau du Brulé à la Ricamarie pour leur barrer le passage. Les grévistes, les femmes, les filles, les mères demandent la libération des prisonniers. Les soldats affolés répliquent par une fusillade.

La panique s’ensuit, des hurlements de douleurs et de haine des plaintes des autres manifestants.

Par trois fois la troupe tire tuant ceux qui s’enfuient, couchant un paisible arracheur de pommes de terre et un enfant de 17 mois dans les bras de sa mère.

Une mère demande à genoux à un lieutenant la grâce de son fils de 18 ans, le militaire lui fendit la tête de la bouche à la nuque.

Une cinquantaine de mineurs furent condamnés à 7 mois de prison, parmi eux se trouvait Michel Rondet. Ils furent graciés quelques jours après à l’occasion du centenaire de Napoléon. Le capitaine Gausserand reçut la légion d’honneur, il s’était défendu d’avoir ordonné la fusillade. Il mourut un an après emporté par un boulet prussien.

Quatre étoiles pour chacune des 14 victimes rappellent dans la commune de la Ricamarie au souvenir de ces victimes de la mine et de l’empire.



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Des grévistes et des habitants des hameaux traversés se regroupent aux abords du hameau du Brulé à la Ricamarie pour leur barrer le passage. Les grévistes, les femmes, les filles, les mères demandent la libération des prisonniers. Les soldats affolés répliquent par une fusillade.

La panique s’ensuit, des hurlements de douleurs et de haine des plaintes des autres manifestants.

Par trois fois la troupe tire tuant ceux qui s’enfuient, couchant un paisible arracheur de pommes de terre et un enfant de 17 mois dans les bras de sa mère.

Une mère demande à genoux à un lieutenant la grâce de son fils de 18 ans, le militaire lui fendit la tête de la bouche à la nuque.

Une cinquantaine de mineurs furent condamnés à 7 mois de prison, parmi eux se trouvait Michel Rondet. Ils furent graciés quelques jours après à l’occasion du centenaire de Napoléon. Le capitaine Gausserand reçut la légion d’honneur, il s’était défendu d’avoir ordonné la fusillade. Il mourut un an après emporté par un boulet prussien.

Quatorzes étoiles, une pour chacune des 14 victimes rappellent dans la commune de la Ricamarie au souvenir de ces victimes de la mine et de l’empire.