J’ai rêvé des heures magnifiques
A la recherche de pays magique.
Quand Pierrot voulait accrocher la lune
Moi je rêvais de décrocher fortune.
Comme un conquérant cherchant Cipango
Je ramenais de l’or dans mes vastes vaisseaux.
Et dans la nuit étoilée, la lampe d’Aladin,
Me conduisait au pays lointain
Où faisant un seul vœu
Je vivrais dans un palais merveilleux.
Rempli de victuailles
Et de danseuses dans le sérail.


Ce vieux rafiot, qui se dirige vers le port
N’a dans ses soutes ni rêve, ni remord.
En me penchant au bord du bateau
J’ai vu monter les étoiles du fond de l’eau.
Alors refermant les yeux, une caravelle
M’ouvrait la porte du ciel.