J'aurai voulu pouvoir te consoler et soulager ta peine mais je sais que rien n'y ferait. Il paraît qu'il faut que le deuil se fasse! Je ne comprends pas bien ces mots car pour moi ils ne veulent rien dire!
J'ai retrouvé un texte. Un texte que l'on a lu lorsque ma grand-mère a été enterrée en octobre dernier. Un texte que tu connais sûrement... Je ne sais pas qui l'a écrit mais je le trouve très beau. Et quand j'ai un gros coup de cafard, je le lis et cela m'apaise... un peu.
La mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous,
Ce que j'étais pour vous,
Je le suis toujours.
Donnez moi le nom que vous m'avez toujours donné;
Parlez moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un ton solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble
(Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.)
Que mon non soit prononcé à la maison
Comme il a toujours été,
Sans emphrase d'aucune sorte,
Sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été,
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées?
Parce que je suis hors de votre vue.
Je vous attends,
Je ne suis pas loin,
Juste de l'autre côté du chemin.
Voilà Mélina. Je sais que cela ne te consolera pas. Un jour, viendra où tu liras ce texte avec moins de peine. Je sais que ton coeur sera serré et que tes yeux seront plein de larmes mais je sais que tu auras le sourire car ce sont nos disparus qui nous le demande: Pensez à eux comme s'ils étaient toujours là... Je sais aussi qu'ils sont là car ils sont dans nos coeurs, nos souvenirs, nos yeux.
Je t'embrasse bien fort Mélina.
translate into English
Send a message
Search for members
Mélie says:
Je suis deux. Une qui pleure et une qui rit. Une qui a peur et une qui sait.
Depuis que je suis petite je me bats contre cette dualité, comme si d'un côté j'étais moi et de l'autre j'étais une autre.
Aujourd'hui je l'accepte. Je ne me bats plus contre mais j'utilise cette force qui m'est donnée de croire en moi et en la vie, tout comme je crois, non pas en un dieu, mais en un ailleurs où nos âmes ne meurent pas.
Alors même si j'ai besoin de voir pour croire, même si la mort pour moi signifie fin, même si "l'autre côté du chemin" me parait trop loin, même si je pleure et si je suis triste, je sais que la vie est la plus forte, je sais que l'amour fait vivre ceux que l'on aime et je sais que c'est juste.
Je t'embrasse aussi.
Fripouille197 replies:
J'ai très mal réagi à sa disparition: colère, tentative de suicide, je me suis repliée sur moi et ma souffrance jusqu'au jour où j'ai découvert que mon papa était là au fond de moi... Tout ce que je n'ai pas su lui dire quand il était là, je lui dis aujourd'hui et je sais qu'il m'entend.
Ce n'est pas une consolation mais c'est déjà ça!
Toi, avec ton écriture, tu pourras lui dire tout ce que tu veux... Je suis certaine qu'il sera fier de sa fille et qu'il te répondra à sa manière. Mais ne l'attends pas car "ils" viennent toujours quand on ne s'y attend pas
Courage à toi et ta famille. Je t'embrasse bien fort.