3 semaines c’est long, mais 15 jours c’est court…
Quand on aime la course automobile comme moi, dès que la compétition est terminée, on attend la suivante avec impatience. Mais quand ce sont les vacances, on trouve toujours ça trop court.
Il y a 3 semaines, le rallye International de Bourgogne baissait son rideau sur la belle victoire de Jean Paul GROHENS, et je vous annonçais ma participation au Rallye du « terre de LANGRES » comptant pour le Championnat de France des rallyes sur terre. Mais ce que je ne vous avais pas dit, c’est que le Fred il partait avec toute sa petite famille en villégiature juste après…. Et 15 jours c’est bien court pour des vacances…. Non, j’exagère, 15 jours c’est pas mal lorsqu’on a les doigts de pieds en éventails. Autant vous le dire tout de suite, elles se sont bien déroulées, sous le soleil des Caraïbes malgré la saison des pluies qui commence…..Piña cola da à gogo, rhum par ci, rhum par là (non ! je n’ai pas dit Rhum farci
…..) rencontre avec de nouveaux amis Niçois que je salue au passage, mais pas d’autres détails, car ce blog est surtout consacré à la compétition, donc revenons à nos moutons, ou plutôt à nos chevaux.
MON QUATRIEME TERRE DE LANGRE
Il y a 6 ans, j’ai participé en tant qu’ouvreur au « Terre de LANGRES » aux côtés de David HENRY sur une Citroën SAXO. Un bon souvenir et une rencontre avec un garçon charmant que je croise toujours avec grand plaisir. C’est donc ma troisième participation en compétition à ce rallye, toujours avec le même pilote Jean Paul GROHENS. Si, si vous ne rêvez pas, j’ai bien dit Jean Paul GROHENS…
THE WINNER des 4 rallyes majeurs sur asphalte en BOURGOGNE cette saison (mais pas un seul avec moi !… enfin si, nous en avons fait un ensemble au mois de juin, l’AIN JURA, mais dans la 4ème
JEAN PAUL EN SUBARU AU TERRE D…
spéciale nous nous sommes occupés d’un poteau téléphonique qui n’avait rien demandé à personne, et isolé du monde (de la communication, je préfère préciser pour qu’il n’y ait pas de mauvaise interprétation) un riverain qui n’en demandait pas plus…). Bref, une association que j’apprécie toujours, car rouler avec Jean Paul est vraiment très sympa. Pour que vous appréciez vous aussi Jean Paul, je vous mettrai en ligne un petit portrait retraçant son parcours.
UNE NOUVELLE MONTURE
Pour les éditions 2005 et 2006, nous avions roulé avec une Mitsubishi EVO 6 de chez SM SPORT. Cette année, Jean Paul, sollicité par FASTEAM, une toute nouvelle structure créée par l’excellent pilote franck AMAUDRU,
terre de langres 2007 3
a décidé d’accepter sa proposition. Une façon d’essayer la toute dernière production de chez PRODRIVE, la SUBARU IMPREZA N12B. Pendant que j’étais sous les cocotiers, mon pilote qui ne laisse rien au hasard, est descendu à Chambéry pour y retrouver l’équipe FASTEAM afin de prendre la mesure de la bête… bref galop d’essai, mais suffisant pour s’apercevoir du potentiel de cette IMPREZA.
FRANCK AMAUDRU
ET MAINTENANT LA COURSE
La grosse différence entre un rallye dit « asphalte » et un rallye sur terre, hormis la surface, c’est le déroulement. Sur asphalte les reconnaissances se font avant la course, pendant quelques jours définis par l’organisation avec une voiture d’origine. Sur la terre, les recos se font pendant la course. Je m’explique : la compétition se déroulant sur deux jours, tôt le matin les équipages engagés partent pour un tour du parcours avec la voiture de course, et prennent les notes des épreuves chronométrées (en général 3 le samedi, et 3 le dimanche).
Après avoir fait connaissance avec Franck AMAUDRU et son équipe vers 7h30, nous nous dirigeons JP et moi vers notre belle SUBARU N°33
garée dans le parc fermé au milieu de ses consoeurs. Je suis très amusé de constater que j'ai lu dans l'avion du retour de vacances, l'essai de cette voiture dans la très bonne revue "Rallye magazine". Je vais ainsi pouvoir tout de suite me faire une opinion plus précise de ses performances.
terre de langres 2007
Rapide réglage des harnais pour ma part, car je ne m’étais pas encore assis dedans, et nous voilà partis découvrir et prendre les notes du parcours proposé par les organisateurs de cette 8ème
RALLYE MAG AOUT 2007
édition. Les 10 kilomètres nous séparant du départ de la 1ère épreuve
chronométrée, me laisse le temps de constater le degré de finition de cette voiture, qui je tiens à le préciser est pratiquement neuve. Affichant moins de 800 kilomètres au compteur, elle respire la haute technologie, le fruit d’une succession d’évolutions, toutes mises au service de l’efficacité et de la performance. Bref le concentré du savoir faire de chez PRODRIVE constructeur de ce bijoux, car vu le prix on peut parler de BIJOUX.
Les notes des 3 spéciales du jour prises, nous retournons vers l’assistance afin de monter 4 pneus tout neuf et remettre quelques litres de carburant. Départ 1ère
terre de langres 2007 5
spéciale (16,10 KMS), il faut se remettre dans le rythme et surtout reprendre ses marques sur cette surface précaire. 85ème temps !!!.... si si
vous avez bien lu !…on encaisse sans trop se poser de question, en se disant que nous ne sommes pas dans le coup et que l’on va voir dans la 2ème (15,00 KMS). Et là on ne verra
rien ou pas grand chose, car parti sur un rythme un peu plus soutenu, nous sommes coupés dans notre élan par un commissaire agitant ses deux drapeaux jaunes, signal demandant l’arrêt immédiat. Nous nous exécutons et constatons que l’équipage parti une minute avant nous était sur le toit au milieu du chemin. Plus de peur que de mal pour eux, mais pour nous la spéciale est annulée et nous nous verrons affublés d’un temps forfaitaire par la direction de course. Temps établi sur une moyenne des autres concurrents, compliqué à expliquer et difficile à encaisser car ces temps ne favorisent jamais les équipages qui en héritent. Verdict 91ème temps et donc impossible de connaître
notre performance dans cette spéciale. Tout de même, nous constatons une puissance plus que réduite du moteur de notre belle voiture, et commençons à nous interroger sur ce phénomène. Avant de rentrer sur Langres, il nous reste la 3ème spéciale (15,17 KMS) pour vérifier ce constat. Et le constat n’est pas brillant : 69ème temps
messieurs dames…… bien !!! Belle progression !!!...
Là je vous la raconte comme ça, mais dans la voiture je peux vous dire que c’était plutôt la perplexité. Nous savions très bien l’un et l’autre que nous serions en dessous des performances de la voiture, mais de là à prendre 6 secondes au kil.
C’EST REPARTI POUR UN TOUR
Retour au parc d’assistance, où nous rentrons en 78ème position au
général. Après
avoir expliqué nos déboires à Franck, toute l’équipe d’assistance se jette sous la voiture afin de découvrir une anomalie qui pourrait expliquer cette perte de puissance. Mais rien, pas d’indice. Un peu d’essence et hop, nous repartons pour cette deuxième boucle dans la même configuration, en espérant que cette situation disparaisse. Sur la route qui nous mène au départ nous essayons de tirer sur le moteur, et nous n’arrivons même pas à prendre 150 KM/H. Départ ES4….. Identique à la 1ère : 55éme temps. ES5 : 66ème temps. ES6 : 48ème
toujours le
même comportement, pas de puissance, le moral assez bas, et l’envie si rien n’est trouvé, d’arrêter les dégâts. Passage au parc d’assistance avant de rentrer au parc fermé pour la nuit. Je peux vous dire que pendant tout le déroulement du 2ème tour
de course, Franck était très préoccupé par le rendement de son moteur, car je vous le rappelle, la voiture est neuve. Disposant d’un peu plus de temps lors de cette assistance, les mécanos découvrent devinez quoi ??? Une durite d’alimentation du turbo coupée. ET ALORS LA C’EST LA FETE AU VILLAGE !!!!!!.....![]()
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Nous venions d’apprendre que toute cette journée c’était effectuée comme nous le sentions : SANS TURBO. C'est-à-dire avec une moitié des chevaux restée à l’écurie. Après cette nouvelle, notre 56ème place au général ne
nous paraissait plus
complètement vexante, car nous savions que notre dimanche allait être une autre course avec une autre voiture.
LE JOUR DU SEIGNEUR
Dimanche matin de « bonheur » et de bonne humeur, nous partons pour le tour de reconnaissance, et de suite sur le routier nous subissons une puissance inconnue, le TURBO MARCHE VRAIMENT…. Quel plaisir. Portés par cette joie infantile, nous prenons les notes de nos 3 nouvelles spéciales de la journée. Plus courtes que la veille (11,180 KMS, 11,280 KMS et 9,350 KMS) nous espérons reprendre le maximum de temps et terminer à une place un peu plus honorable pour nous, la voiture et l’équipe de Franck.
Après un petit passage à l’assistance, pneus, carburant et banane, nous partons à l’assaut du 1er tour. ES7 32ème temps et quel plaisir.
terre de langres 2007 2
Une autre voiture, celle que j’attendais en m’assoyant dedans hier. Là ça pousse fort, ça freine, ça tient par terre. Il faut même s’acclimater à nouveau.
ES8 : les premiers sont passés sur le sec, puis interruption de course, car un spectateur fait un malaise dans la spéciale. Nous repartons 1 heure plus tard sous des trombes d’eau, mais 38ème temps quand même. ES 9 : 27ème
temps sans commentaire c’est la première ou nous sommes bien dedans. ES10 : 23ème temps ça y est !! Nous sommes dans des
performances conformes à ce que
nous attendions. ES11 : 33éme temps sous des trombes d’eaux à nouveau. Et pour terminer la dernière ES12 : 28ème temps mais surtout une
remontée de la 56ème à la 37ème place au classement final.
Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long dans ma narration, et pour conclure un grand merci à toute la jeune équipe de Franck AMAUDRU, qui a fait preuve d’un sérieux et d’une application qui leur permettra de réussir dans cette activité.
Merci également à Jean Paul pour ces bons moments encore passés à ses cotes.
La prochaine, je ne peux pas vous l’annoncer, car je ne le sais pas moi-même.![]()
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Danielle Godet pro says:
A la prochaine donc :-))).