Te souviens-tu de que tu m'as dit ce matin là, il y a un an, il y a un siècle, une éternité :

 

On ira, où tu voudras chez les verrats,
Et l'on s'aimera encore,
Lorsque l'amour sera porc,
Toute ma vie, sera passée contre ton groin,
Aux couleurs, de ton batracien

 

 

 

Je n'ai pas oublié notre rencontre, toi fraîche fleur aux talents multiples, moi grenouilleau vagabond ; je n'ai pas oublié nos échapées en amoureux, lorsque la lune était notre chandelle et le ciel notre baldaquin, moi tendrement lové au creux de ton groin, dont le souffle à la chaleur de braise m'enveloppait d'une chape torride à faire fondre la banquise et réveiller mes instincts les plus batrachiens...

Avouez que "batrachien", hein, c'est bien trouvé

Je n'ai pas oublié ce mariage, je n'ai pas oublié ta présence, ta chaleur, ta force, ton courage, ta persévérance, ton altruisme, ta disponibilité, et tout ce qui fait que tu es toi, et que tu es très bien comme ça !