Polémique sur les vacances de Nicolas Sarkozy à Louxor

26.12.07 | 13h29 




 
ARIS (Reuters) - Le départ en vacances de Nicolas Sarkozy en Egypte avec sa nouvelle amie Carla Bruni, à bord d'un avion appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré, provoque une nouvelle passe d'armes avec l'opposition.

 Le député socialiste Arnaud Montebourg et le porte-parole du PS, Benoît Hamon, se sont ainsi interrogés sur les éventuelles contreparties que le milliardaire pouvait espérer de ses largesses.

"Je regrette de devoir m'interroger sur les contreparties que M. Bolloré, homme d'affaires rusé, est en droit d'attendre de la République", a dit Arnaud Montebourg mardi soir sur France Inter.

"Dès lors que le président de la République se met en situation de dépendre des faveurs des milliardaires, il y a forcément des contreparties et nous nous interrogeons: lesquelles ?", a-t-il ajouté.

Benoît Hamon a dénoncé mercredi sur RTL le "mélange des genres", soulignant que le chef de l'Etat avait justifié l'augmentation "de 140% de son salaire" par le désir de pouvoir "se payer lui-même les frais liés à sa charge."

Au lendemain de son élection le 6 mai, Nicolas Sarkozy avait déjà profité de la générosité de Vincent Bolloré, qui avait mis à sa disposition le même avion privé, ainsi qu'un yacht pour une croisière au large de l'île de Malte.

L'opposition avait alors critiqué les liens du président de la République avec les milieux d'affaires, une position réitérée mercredi.

"UN BON INVESTISSEMENT"

"M. Bolloré a réussi en affaires en faisant de bons investissements et pour M. Bolloré, M. Sarkozy est un bon investissement. Aujourd'hui, on ne peut pas sérieusement affirmer qu'il n'y a pas de contreparties à des voyages comme celui-là", a estimé Benoît Hamon.

"Quand le président de la République est l'ami personnel d'hommes et de femmes qui détiennent des journaux, des télévisions, qu'il se fait payer des vacances, qui peut affirmer qu'il n'y a pas de contreparties ?"

Luc Chatel, secrétaire d'Etat au Tourisme, a dit ne pas comprendre la nouvelle polémique déclenchée par le séjour en Egypte de Nicolas Sarkozy, qui a en quelque sorte officialisé son idylle avec l'ex-top modèle et chanteuse Carla Bruni.

"Je comprends mal cette polémique que je sens poindre. Le président a montré son engagement au service des Français. Il montre tous les jours son engagement, il a aussi droit à une vie privée, le droit de prendre quelques jours de repos", a-t-il dit sur Europe 1.

Interrogé sur la façon qu'avait le chef de l'Etat d'afficher sa liaison, Luc Chatel a estimé qu'il était difficile, "à un certain niveau de responsabilités", de séparer vie privée et vie publique.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sont arrivés main dans la main mardi au Old Winter Palace, un hôtel de Louxor de style victorien, situé en bordure de la rive est du Nil.

En début de soirée, le couple s'est promené sur la corniche proche de l'hôtel sans se cacher des paparazzi et cameramen accourus dans cette cité de Haute-Egypte, où un important dispositif de sécurité a été mis en place.

Nicolas Sarkozy, 52 ans, et Carla Bruni, 39 ans, s'étaient laissés photographier pour la première fois le 15 décembre au parc d'attractions Eurodisney, près de Paris, au lendemain de la visite controversée en France de Mouammar Kadhafi.

Après Louxor, Nicolas Sarkozy, Carla Bruni et des proches devraient se rendre à Charm el-Cheikh, cité balnéaire du bord de la mer Rouge.

Selon Le Canard enchaîné, paru mercredi, il sera hébergé dans une villa appartenant au cheikh d'Abou Dhabi.

Ses vacances achevées, le président français se rendra le 30 décembre au matin en visite officielle au Caire, où il sera reçu par le président Hosni Moubarak. Il regagnera ensuite Paris le 31 décembre pour présenter ses voeux de nouvel an aux Français.

Gérard Bon

Le ministre israélien de la Défense en Egypte

26.12.07 | 13h24 




 
ar Dan Williams

 CHARM EL SHEIKH, Egypte (Reuters) - Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak s'est rendu mercredi en Egypte pour tendre la main à ce pays, que la ministre israélienne des Affaires étrangères a accusé de mettre en péril la stabilité de la région en ne stoppant pas la contrebande d'armes vers la bande de Gaza.

L'Egypte, premier pays arabe à avoir reconnu l'Etat juif, joue un rôle-clé de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. Les deux pays expriment sporadiquement leurs divergences quant à la meilleure manière de gérer la bande de Gaza, véritable poudrière dont le Hamas a pris le contrôle en juin.

"La paix avec l'Egypte est un atout stratégique pour les deux parties, et comme à chaque fois que nous nous sommes disputés par le passé, nous devons régler nos différends", a déclaré Barak avant ses discussions avec le président égyptien Hosni Moubarak et des responsables de la sécurité dans la station balnéaire de Charm el Cheikh, sur la mer Rouge.

Mardi, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a dit que les efforts déployés par l'Egypte pour empêcher les contrebandiers d'armes d'atteindre Gaza étaient "nuls" et risquaient de renforcer le Hamas face au président palestinien Mahmoud Abbas, soutenu par les pays occidentaux et par Israël.

Ces commentaires ont été vivement dénoncés par Le Caire, déjà confronté à des appels du Congrès américain enjoignant à l'administration Bush de diminuer l'aide militaire à l'Egypte en raison de la contrebande d'armes entre le désert du Sinaï et la bande de Gaza et du bilan du pays en matière de respect des droits de l'homme.

"Il serait certainement mieux que la ministre israélienne se concentre sur les efforts de négociation avec les Palestiniens, au lieu de faire des commentaires hasardeux sur des sujets qu'il est inapproprié pour elle d'aborder sans les connaissances adéquates", a déclaré un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki.

Deux parlementaires américains - le sénateur républicain de Pennsylvanie Arlen Specter et le représentant démocrate du Rhode Island Patrick Kennedy - ont menacé d'accentuer les pressions sur l'Egypte.

"Ils bénéficient beaucoup des largesses et de l'argent américains, 2 milliards de dollars par an (1,4 milliard d'euros)", a déclaré Specter à des journalistes.

"L'Egypte peut faire bien davantage d'efforts. S'ils n'en font pas, je pense qu'il serait pertinent d'ajuster en conséquence l'aide que nous leur accordons", a-t-il ajouté.

Selon le Jerusalem Post, qui cite un responsable égyptien non identifié, Le Caire a employé les aides américaines à l'acquisition d'un système avancé permettant de repérer les tunnels vers Gaza. L'ambassade d'Egypte en Israël n'a pas souhaité commenter cette nouvelle.

Barak devrait notamment évoquer les questions de sécurité aux frontières et le sort du sergent israélien Gilad Shalit, retenu prisonnier par le Hamas depuis juin 2006.

Version française Natacha Crnjanski

Alors les 53.06%, toujours heureux? Ca bosse?
Merci quand même, nous voilà fier d'être Français.
Président de tous les français?
J'aimerais bien que ce ne soit que de ceux qui l'ont choisi hein?
S'possible?
Ne manquez pas notre prochain épisode: "L'interdiction de fumer dans nos bagnoles"

OUALLAAAAAAAAAAA.
Got it?



Sources http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33717649@7-37,0.html?xtor=RSS-3208
             http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33717581@7-37,0.html