Comme le ventre froid enténébré de la mer
Sereinement j'éclate en boucle sur la grêve
De granit gris recouverte d'algues, de rêves
Et de coquilllages où dormaient de minuscules crabes naguère

Les flots lents languissent en l'attente de mouvements
De flores vertes salées entourées de grains de sable blond
Où brillent parfois quelques quartz isolés ronds
Des dessins se forment le long des bancs

Un chemin ancestral aujourd'hui recouvert d'eau
Menait autrefois à la fameuse île au nom inconnu
Les broussailles recouvrent ses abords, maintes fois peints et vus
De récifs où claquent des vagues au gré des courants loin des coraux

La peau brunie par tous les soleils gorgés de vie
Du matin jusqu'au soir laisse voir en des traits profonds
L'histoire de ce passage rarement ouvert vers l'horizon
Où les yeux s'évadent vers le hors limite, l'infini.