S’imaginer à l’écoute tel un preneur de son
En équilibre concentré au dessus du vide
Entièrement tourner vers mon intérieur morbide
Stigmatisé par des milliers de klaxons

Et puis être à nouveau à l’abandon
Yeux fermés visage calme mais livide
Enserré, étouffé dans le drame du Cid
Écartelé et glacé du sommet du crâne au talon

Le spectacle lunaire me laisse impavide
Peut-être ce passage muet est-il trop long
S’en retourner brisé à quoi bon ?
Toutes ces illusions deviennent insipides

En un éclair tu n’as plus aucune ride
La musique revient avec les chansons
De celles d’où naissent les révolutions
Sur les temps dépassés des éphémérides.