Quand je m'aventurais où règne la pénombre
Chaussé de bottes noires armé d'un semblant de courage
La forêt très sombre silencieuse entretenait ma rage
Laissait en moi l'envie de revoir au moins ton ombre

La lueur de la lune donnait du relief aux arbres
Leurs feuilles jaunes d'automne tombaient au grès du vent
Lui seul j'attendais pour couvrir mes pas lents
Emprisonné par mes désirs recouverts par le marbre

Les deuils s’enchaînent, troubles mes passions
Construisent ma solitude tissée de fils d'or
Pour survivre faut-il aujourd'hui oublier ses morts
Et tendre le regard vers d'autres visions

Composées d'arc-en-ciel et de fraîches fontaines
Où coule une eau magique dite de jouvence
Celle-là nous ramène au matin de l'enfance
Age lointain où nous dormions sous nos chênes.