Les mots je les rencontre,
les ramasse comme des rencontres.
Ils me viennent, où je les prends, comme un voleur-neuromoteur.
Dans un berceau de douleurs qui devait m'apaiser.
Et qui me fait encore souffrir de ses bruits.
Et pour temps, et pourtant,
ces mots sont des giclures qui se minéralisent,
dans le sable,
pour un instant sur la plage.
Ma vie, Ta vie,
des mots moléculaires pour l'illusion réductrice des vagues.
Comme les galets mouillés sur la plage.
Quand tu les touches,
ils meurent.
Alors je te jette mes mots parce que je suis en colère,
blessé des maux d'aimer.
F.W