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| Les conquérants |
Les conquérants
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroique et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango murit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Où, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Ocean des étoiles nouvelles.
José-Maria de HEREDIA
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Le passant qui passepro says:
Enrique U.M.pro replies:
Le passant qui passepro replies:
Bises Enrique et bon week-end à toi
Bécassine says:
Enrique U.M.pro replies:
Le passant qui passepro replies:
Enrique U.M.pro replies:
Christel Ehretsmannpro says:
retrouver le plaisir du texte
et le chant de l'alexandrin...(prononcer mystérieux en insistant sur le i )
poème appris autrefois et qui est là , intact de tout notre ressenti
je salue le conquérant en toi...
Enrique U.M.pro replies:
Oui la musique et les images de ce sonnet sont envoûtantes : je me rappelle aussi que lorsque je l'ai appris, il m'a fait une très forte impression avec des sentiments mêlés de danger, d'héroïsme, de calme et de beauté pure... qui me reviennent intacts.