About this blog

  • 11 posts
  • 3 232 visits
October 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
          1 2 3  
  4 5 6 7 8 9 10  
  11 12 13 14 15 16 17  
  18 19 20 21 22 23 24  
  25 26 27 28 29 30 31  

Archives

October 24, 2009

Les conquérants

Les conquérants
Les conquérants













Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroique et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango murit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;

Où, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Ocean des étoiles nouvelles.


José-Maria de HEREDIA

Published at 02:19 ( 9 comments / 109 visits )
This post is public

October 20, 2009

Les assis

Les assis
Les assis

Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;


Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !


Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.


Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.


Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.


- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.


Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !


Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez pris dans un atroce entonnoir.


Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.


Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;


Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.

Arthur Rimbaud

Published at 00:50 ( 12 comments / 82 visits )
This post is public

September 26, 2009

Les femmes...

...sur le concours de Compétence Photo,:

http://www.competencephoto.com/photos/Concours-photo-FEMME-S_ga34733.html

j'ai pu repérer quelques photos d'Ipernitiennes et d'Ipernitiens :

Véronique :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp670092.html

Valé :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp670051.html

Helder :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp666185.html

Enrique :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp666168.html

Anna :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp661560.html

Thierry :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp651685.html

Jean-Claude :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp654797.html


7 participants. En voyez-vous d'autres ?

Merci Frag, j'ajoute Fred :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp652848.html

Je n'avais pas vu Dominique !!! :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp672978.html

Ni Sabine !!!! :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp672830.html

Marie (Mcommemarie) s'est dévoilée :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp672848.html

Et cette photo qu'Anna croit reconnaître et qui est peut-être à un Ipernitien :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp673021.html

(si vous la reconnaissez, merci de laisser un petit message...)

Merci Marie pour ces 3 là :

Baltinogore :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp651317.html

Kriss :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp654800.html

Tchaikovski :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp649366.html

... et Daski :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp668461.html

16 Ipernitiens !!!!

On n'avait pas vu Julien qui termine 7e du concours !!! Un immense bravo !
http://www.competencephoto.com/photos/_gp658236.html

... ni Hubert et sa Femme Khmer qui se classe 8e :
http://www.competencephoto.com/photos/_gp673059.html




Et aussi, sur le Compétence Photo no 12 de Septembre/Octobre, une belle interview de notre Dominique qui parle de ses animaux sauvages et de son rôle dans

www.empreintes-sauvages.com

Published at 17:26 ( 32 comments / 437 visits )
This post is public

August 2nd, 2009

Ordinateur en panne : dépanné :-))

Mon PC m'a lâché aujourd'hui... Je squatte à droite et à gauche et donc je ne serai pas très disponible pendant quelques jours.... Désolé !

Published at 19:36 ( 20 comments / 235 visits )
This post is public

August 2nd, 2009

Ordinateur en panne : dépanné :-))

Mon PC m'a lâché aujourd'hui... Je squatte à droite et à gauche et donc je ne serai pas très disponible pendant quelques jours.... Désolé !

Published at 19:34 ( 8 comments / 160 visits )
This post is public

July 15, 2009

Soojin Lee

Le timbre coloré du violoncelle baroque... Merci pour cette découverte Christel !

Trouvé ici parmi d'autres perles :

http://www.concerto-angelico.com/93601/84001.html



Published at 11:16 ( 5 comments / 237 visits )
This post is public

July 4, 2009

Vexé.....

La condition d'arpenteur de rue est quelquefois difficile....

Je profitais de la faible lumière de cette fin d'après midi pour faire des photos lentes, prises en marchant, pour obtenir un flou bougé des passants, un peu comme ici :

Tapis rouge
Tapis rouge







Il y avait, devant moi, assez près, une passante en tenue claire qui se détachait bien sur l'environnement en faible lumière. J'ai déclenché sur 2 pas. Une photo de dos, sans viser, à hauteur de son coude dont le mouvement pouvait être intéressant.

Elle a entendu le déclenchement, s'est retournée et m'a demandé d'effacer la photo. Un peu gêné, évidemmant, je lui ai montré sa photo (de dos et floue) et je l'ai effacée sous ses yeux. Son amie s'en est mêlée et m'a assez fermement reproché de photographier plutôt le bas du dos des passantes.Comment réagir dans ce cas ? Je n'ai pas voulu me lancer dans une défense de toute façon pas crédible aux yeux de personnes qui se sentent (à juste titre) abusées.

J'ai avalé ma honte et je suis parti. Je les ai croisées à nouveau un peu plus loin, et j'ai tenté d'expliquer, brièvement, ma démarche. Mais j'ai bien senti que je n'étais pas convaincant dans mon déguisement de pervers. Je leur ai donné l'adresse de cette page en espérant qu'elles finiront par admettre l'hônneteté de mes intentions....

Question aux Arpenteurs : comment auriez-vous réagi dans ce cas ?



Published at 16:28 ( 47 comments / 298 visits )
This post is public

April 10, 2009

Moi, ça me prend aux tripes....

Vous devriez aller jeter un coup d'oeil sur la galerie d'Alessia.

Un monde fort, émouvant, vrai, d'une grande qualité artistique et qui ne peut pas laisser indifférent. Bien au delà de la photo :

http://www.ipernity.com/doc/alessiacerqua/4550293

Published at 07:00 ( 10 comments / 508 visits )
This post is public

March 31, 2009

Une idée de l'infiniment grand

Silvana, citoyenne du monde, a laissé cette phrase sur mon guest book ce matin :

"Two things are infinite: the universe and human stupidity; and I’m not sure about the universe" (Einstein).

à propos d'un article de son blog que je vous invite à consulter : c'est insupportable mais indispensable :


http://www.ipernity.com/blog/conexionbuenosaires/134437

Published at 09:07 ( 2 comments / 210 visits )
This post is public

March 28, 2009

Gaspar Cassado, des fées sur son berceau.

Gaspar Cassado est né en 1897 dans la capitale du libre créer.

Les fées ont un peu attendu avant de se pencher sur son berceau, mais, à l’âge de dix ans, les coups de baguette magique qu’il reçoit sur le bout des doigts pendant ses leçons de musique, viennent de Ravel, Manuel de Falla et Pablo Casals.
Dans les pas de ces trois icônes, et avec toute cette Espagne qui coule dans ses veines, il ouvre la route d’une expression fabuleuse.



La suite pour violoncelle seul qu’il écrit est un chef d’œuvre musical, une peinture, un ballet.
Quand on l’écoute, on voit briller la gouache des trois tableaux qui la composent (Prélude, Sardane et Danse Finale) et on voit distinctement voler la robe noire de la danseuse.



On est en Espagne dès les premières notes du prélude. Le soleil écrase tout. Quelques rayons sont reflétés furtivement par des objets qui bougent, comme des éclats de diamant sur la musique.
Une langueur s’installe. Le timbre chaleureux et plein du violoncelle nous envahit.
Une brise virevolte dans quelques branches, réveille les feuilles qui clignent au soleil et s’immobilisent à nouveau.


On est frappé par la liberté de l’expression, comme si l’écriture n’était attachée à aucune règle musicale de rythme ou de tonalité, livrée au gré du vent.


La Sarabande du deuxième mouvement est légère, gaie, estivale, traditionnelle. Le violoncelle superpose plusieurs lignes mélodiques qui se croisent, vont crescendo et reviennent.
Une petite montée très fine nous prend par les tripes à plusieurs reprises et nous libère avant que l’émotion ne nous envahisse.
La Sarabande se termine trop rapidement, dans un petit tourbillon gracieux, laissant sur nos lèvres un sourire de bonheur.


L’Intermezzo et la Danse finale du troisième mouvement, sont un rêve éveillé. Une place du sud de l’Espagne, devant l’église à l’heure la plus chaude. Une danseuse s’avance doucement, ses pieds caressent le sol. On entend la toile de sa robe souffler le sable de la place. Le soleil l’illumine. Elle passe devant l’église, lentement et délicatement, comme pour prendre la mesure de la scène.


Et puis elle s’élance…



Cette interprétation de Tatjana Vassilieva est un bijou...



Published at 01:24 ( 19 comments / 250 visits )
This post is public

March 24, 2009

Sibelius, "le plus ennuyeux des musiciens sérieux"

Sibelius, "le plus ennuyeux des musiciens sérieux", "le plus mauvais composituer du monde"...

Rebatet et Leibowitz, jaloux et sourds, n'ont certainement jamais écouté, ni entendu, Le concerto pour violon en Ré mineur opus 47 qu'il a terminé en 1905.

Dès les premières notes du premier mouvement (Allegro Moderato) on s'élève dans un ailleurs mystérieux, tendu et agréable : une douleur exquise, des passages grandioses et descriptifs qui se résolvent dans l'intimité poignante des meilleures sonorités du violon. La fin de ce premier mouvement dénoue une tension extrême et le départ du deuxième plus calme permet enfin de souffler un peu. Deuxième mouvement (Adagio) plus tourné vers l'esthétique, où on peut se laisser charmer, détendu, serein, et qui se termine comme un coucher de soleil.

Le troisième mouvement (Allegro, ma non tanto) commence comme une cavalcade sourde et lointaine, dans un rythme qu'on a du mal à ne pas suivre du pied. Sur cette cavalcade, le chant joyeux et printanier du violon nous capte et et nous tourne la tête dans les airs, pendant que la chevauchée de l'orchestre entraîne chaque battement du coeur.






La densité va monter par palier, et si on a le bonheur de s'abandonner dans cette musique là, on pénètre dans une sorte de transe, écartelé entre l'orchestre qui nous fait battre et le violon qui nous étourdit, nous étreint, nous aguiche ici pour mieux nous repousser plus loin et finalement nous ensorcèle dans un passage d'harmoniques, suivi de legatos qui passent comme des vols d'étourneaux.

La tension monte encore, le chant s'emballe, des croches-pieds de rythme, des chevaux et, après le dernier coup de timbale, un silence soudain qui met beaucoup de temps à s'évanouir.

Je l'écoute en boucle interprété par Hilary Hann accompagnée par le Swedish Radio Symphony Orchestra. Pour moi, une idée de la perfection.



Published at 20:32 ( 11 comments / 136 visits )
This post is public


( 11 posts )

rss Latest posts - Subscribe to the latest posts of Enrique U.M.

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...