Je regarde cette femme..., qui avec l'énergie du désespoir arrache ce journal gratuit du trottoir, il est à elle. Elle le prends, rien que pour elle, comme toi tu m'as pris.

Aujourd'hui je marche seul dans ma tête et je ne fais que de penser à nous. A l'époque bénite où tu t'évanouissais dans mes bras où tu criais mon nom dans le lit, ce temps est passé. Mais je le suit ce temps. J'attends bientôt depuis 6 mois, sans toi, sans passer ma main sur les plis interdits de ton corps. Sauras tu m'entendre si je pense à haute voix, de toi face à toi. Je rumine mon entrée, je vais bientôt te voir, on le sait, on ne pas y échapper je ne peux pas y échapper, quel con ce Gaël il nous invite.
Coup de théâtre ou sortie minable sous tes huées, dis moi comment tu vas me croquer tout cru ou tu me laisse la faiblesse de croire que douce tu pourrais être et te laisser amadouée.
Tu sais marcher seul c'est le plus difficile. Marcher seul avec toi dans la tête comme l'aiguille qui égraine les secondes c'est encore le plus difficile.

Dis moi que tu me donneras une chance, accorde moi les 30 secondes que tu ne m'as plus accordée depuis... Je regarde encore ces badauds qui comme une infanterie bien ordonnée s'engouffre dans les temples du libéralisme aux sons des talons hauts et des mocassins aux couleurs sombres et aux odeurs du cirage de banlieue. Je me laisse ballotté par cette foule comme tous les hommes perdus qui cherchent un regard, un soutien et moi c'est le tien que je cherche à chaque instant.
Même si on s'est donné coup pour coup je laisse dans le vestiaire les aigreurs et les dégoûts tu peux en faire autant il y a tellement des gens uniques. Tu sais ils se le persuadent de lignes en lignes de discours en discours... Nous aussi on peut obtenir notre singularité à nous, penses y.

Je sors de cette torpeur, je vais monté dans une voiture je n'ai plus de réseau, à bientôt.

By: Lui