17 décembre 2007

Donner au suivant, apprendre et s'amuser!

Le don est probablement l'une des activités humaines qui nourrissent le plus l'âme. Que ce soit sous forme de soutien moral ou de soutien matériel, le don est une manifestation d'entraide qui a un effet psychologique facilement vérifiable : il provoque un sentiment d'harmonie entre le monde et soi. Comparez ce sentiment avec celui qui vous habite lorsque vous êtes dans un bouchon de circulation et que chacun défend subtilement ou agressivement sa place : les sentiments sont aux antipodes.

Il n'est donc pas surprenant que le don soit l'un des trois principaux motifs mentionnés par les personnes âgées lorsqu'on leur demande pourquoi elles s'impliquent et participent à des activités sociales : il y a un véritable plaisir à donner. Pour compléter le trio des motifs de la participation sociale des « aînés » ajoutez « apprendre » et « s'amuser ».

On peut apprendre à tout âge, n'est-ce pas? Et tant qu'on le fait sans contraintes, c'est une grande source de plaisir. Parce qu'on y gagne chaque fois un petit espace supplémentaire de liberté. En ce qui concerne le plaisir de s'amuser, pas besoin de faire un dessin pour comprendre son effet moral bénéfique.

Pourquoi cette question de la participation sociale des aînés mérite-t-elle notre attention? Je parie que vous connaissez déjà la réponse : c'est un important facteur de bonne santé physique et morale.

À son niveau élémentaire, la participation sociale se définit par des choses aussi simples que communiquer, s'alimenter et s'informer. À son niveau le plus actif, on parle d'implication formelle dans le bénévolat, dans un engagement citoyen, dans un centre de jour. Entre les deux, on trouve les relations entre amis, les activités sociales hors de la maison, les relations d'entraide et de voisinage.

Plus on participe, moins on souffre de solitude, de troubles cognitifs et de chutes, et plus on a de relations sociales positives, de force physique et d'estime de soi. Détail intéressant, les hommes et les femmes ont tendance à privilégier des formes différentes de participation sociale : les femmes seront davantage portées vers le soutien personnel (le rôle d'aidante « naturelle »), les hommes s'impliqueront davantage sur le plan social (engagement citoyen). Vénus et Mars, toujours.

Alors, si vous avez un papi ou une mamie, une amie ou un voisin âgé qui pourrait apprécier une petite visite pour Noël et la période des Fêtes, n'hésitez pas. Non seulement ce sera bon pour leur santé, mais vous recevrez la prime qui vient avec le don : quelques instants de paix et d'harmonie qui font du bien à l'âme.

À l'année prochaine. 

blogue.passeportsante.net/christianlamontagne