Si tu viens, si tu veux, je t'offrirai du vin,
Je sais qu'il t'en faut, pour respirer et pour tenir,
Du vin pour ne pas sombrer, pour t'apaiser,
Du vin pour que tu te supportes
Pour effacer tes peurs,
Pour oublier que je t'effraie.
Je sais qu'il t'en faut pour te croire rassasiée,
Leurre d'un manque comblé,
Pour que tu acceptes de n'avoir pas osé certains orages,
D'avoir renoncé ou d'avoir fui.

Du vin pour boire dans ma bouche,
Du vin car tu as trop soif d'une folie inavouable,
Pour mêler à mon sexe, pour noyer le risque d'amour,
Du vin pour te griser de tes fragilités,
Pour appuyer le vertige, partager l'impossible,
Pour que tu prennes enfin,
Le tout, si peu, si beaucoup, que j'ai à t'offrir
Et qui n'est rien que de l'ivresse.

Si tu viens, il sera frais,
Il calmera la fébrilité du manque,
Il apaisera la brûlure de l'attente et la blessure du silence
Il sera entre nous,
Puis nous l'avalerons d'une même gorgée,
Tu le sais, le vin que tu absorbes me soûle,
Quand je te vois prête à chavirer
Je le bois dans le creux de tes seins,
Ma langue et mes lèvres coursent les bulles sur ta peau,
Pour te lécher et te mordre,
Ton sexe s'affole de ne pas savoir s'il boit ou coule,
Tu le sais, le vin que je bois ne me soûle
Tu le verses dans le creux de mes reins,
Mon sexe s'affole sous tes lèvres de n'être pas d'airain
Je saisis tes fesses comme une bouteille à ta mer
Ton cul est une plage pour mon doigt voyageur,
Il n'y a qu'un seul abri pour apaiser nos fièvres :
Je te prends, te pénètre,
C'est  à la fois tempête et bourrasque,
Mélodie douce et valse des sens
Nous sommes perdus dans les vapeurs du plaisir…
J'ai l'alcool tendre et fort...