Un photographe professionnel a brûlé à Chalon-sur-Saône une centaine de ses négatifs pour protester contre le manque de soutien dont pâtit selon lui sa profession de la part des institutions culturelles et économiques, et mis en ligne mardi le film de son autodafé.
Sous le contrôle d'un huissier, Jean-Baptiste Avril-Bodenheimer a mis le feu lundi à 17 planches de négatifs, issues d'un reportage de plusieurs mois sur l'architecture Bauhaus à Tel Aviv, en les jetant dans une cheminée.
Il avait préalablement écrit dessus: "les artistes ont le droit de vivre dignement de leur travail sans être exploités".
Le film de l'autodafé a ensuite été mis en ligne sur YouTube mardi.
"Ce travail était l'exemple même des dérives que nous rencontrons actuellement: il a été soutenu par l'Unesco, applaudi par la presse, exposé, imprimé, mais jamais payé", a dit à l'AFP le photographe indépendant, dont le projet d'autodafé avait été évoqué par Le Monde Magazine.
Citant l'exemple de l'organisateur d'un colloque d'architecture qui souhaitait imprimer gratuitement ces photos dans les actes du colloque, M. Avril a commenté: "les universitaires, les serveurs, les chauffeurs qui ont travaillé lors de ce congrès, ont été rémunérés. Pourquoi pas le photographe?".
"Dans la presse, la tendance est à imprimer des clichés d'amateurs ou libres de droits, mais la création demande du temps, de l'énergie, la photographie n'est pas seulement un passe-temps", a-t-il ajouté. Il plaide pour une loi obligeant les éditeurs à verser des droits d'auteur pour chaque cliché publié.
Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, où réside M. Avril, est la ville de naissance de Nicéphore Niepce, l'un des inventeurs de la photographie.
Sous le contrôle d'un huissier, Jean-Baptiste Avril-Bodenheimer a mis le feu lundi à 17 planches de négatifs, issues d'un reportage de plusieurs mois sur l'architecture Bauhaus à Tel Aviv, en les jetant dans une cheminée.
Il avait préalablement écrit dessus: "les artistes ont le droit de vivre dignement de leur travail sans être exploités".
Le film de l'autodafé a ensuite été mis en ligne sur YouTube mardi.
"Ce travail était l'exemple même des dérives que nous rencontrons actuellement: il a été soutenu par l'Unesco, applaudi par la presse, exposé, imprimé, mais jamais payé", a dit à l'AFP le photographe indépendant, dont le projet d'autodafé avait été évoqué par Le Monde Magazine.
Citant l'exemple de l'organisateur d'un colloque d'architecture qui souhaitait imprimer gratuitement ces photos dans les actes du colloque, M. Avril a commenté: "les universitaires, les serveurs, les chauffeurs qui ont travaillé lors de ce congrès, ont été rémunérés. Pourquoi pas le photographe?".
"Dans la presse, la tendance est à imprimer des clichés d'amateurs ou libres de droits, mais la création demande du temps, de l'énergie, la photographie n'est pas seulement un passe-temps", a-t-il ajouté. Il plaide pour une loi obligeant les éditeurs à verser des droits d'auteur pour chaque cliché publié.
Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, où réside M. Avril, est la ville de naissance de Nicéphore Niepce, l'un des inventeurs de la photographie.
source : Orange.fr
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