Et c'est reparti pour un jour. La fatigue commence à se faire sentir, la nuit ne permet pas de récupérer vraiment. Je ne suis pas des plus rapide à quitter ma tente, mais c'est encore plus dur pour Bénédicte. Après un petit déj de champions, avec une noddle soup pour compenser un peu le non repas de la veille. 2h de prévu pour atteindre le campiamento Italiano. Le chemin n'en finit pas de monter, et il nous faut effectivement bien les deux heures. Un gros coup de fringale en arrivant, on pose les affaires presque au milieu du passage, et en avant la grande cuisine : pâtes, thon, sauce et tout ce qui est calorique...C'est après ce festin, que Bénédicte doit rejoindre le Refugio Pehoe, je me retrouve tout seul dans la nature avec les loups qui hurlent autour de moi. Heu, non, pas de loups dans le parc je crois...

Du coup je laisse mon gros sac au campiamento sans monter la tente, je ne sais pas encore si je vais dormir là ce soir ou essayer de rejoindre le refugio Pehoe en revenant du Rio Frances. Du coup je décide de le faire un peu plus sportif pour revenir plus vite. Je me perds quand même 2,3 fois, dont une fois comme il faut...Du coup je rejoins le 1er campement en 2h au lieu de 3, et en route pour le mirador. Il s'agit de pas mal de cailloux sur le début du parcours avec vue sur le Ventisquero. Un glacier qui claque gronde et duquel on peut voir quelques avalanches. Le bruit est impressionnant et on peut l'entendre la nuit depuis le campiamento Italiano.

 

La deuxième partie se passe dans la foret, ce qui protège du vent, il y fait vraiment bon, le t-shirt est suffisant. On dit qu'il est possible d'avoir les 4 saisons dans la même journée dans le Rio Frances. Heureusement pas de pluie, enfin très peu.

 

Ensuite direction le mirador pour voir l'autre face du Torres. Seulement le mirador c'est juste un gros rocher et c'est marqué dessus à la peinture. Comme je n'ai rien vu, je me suis demandé si c´était bien là, alors un peu comme Forrest, je me suis que si j'étais venu jusqu'ici je pouvais continuer un peu plus. Comme un petit chemin se trouvait là je l'ai pris, et rapidement ça s'est mis à grimper assez fort le long d'un rio. Plus vraiment de chemin mais encore des traces de pas donc j'ai continué mais ça devenait de plus en plus glissant. J'ai fini par m'arrêter sur une sorte de plate-forme rocheuse de laquelle la vue n'était pas si mal :

 

 

 

 

 

 

 

Et ça c'est quand je me suis retourné et que je me suis dit que j'étais peut-être un peu loin de mes bases...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon le temps était couvert donc les images du Torres ne sont pas superbes mais on peut voir sa particularité qui est sa composition avec un sommet de granit qui le rend bicolore.

Et d'autres vues en cours de route :

Retour en courant, le chemin étant en descente, on est emporté par l´élan et c'est moins contraignant que de se freiner. On saute de cailloux en cailloux, c'est assez marrant en plus, et retour express du coup. En revanche, le campiamento sera très bien pour dormir, envie de me poser, pas de repartir pour 2h avec le sac vers Pehoe. la tente se monte de plus en plus en vite, c'est magique, un petit repas, je suis a cote d'un couple de gallois qui me donnent des conseils pour la suite de mon voyage. Beaucoup de vent, on n'oublie pas les pierres sur le côté, et heureusement, il va pleuvoir toute la nuit, ça évite de se réveiller dans l'eau. Je suis de plus en plus rincé, bonne nuit les petits....