Le réveil a bien sonné a 4h, envie de le tuer, vraiment claqué. Mais pas de chance alors !! Il me semblait bien entendre la pluie, j'ai ouvert la tente et il pleuvait fort. Dans ces conditions pas possible de monter au mirador, vraiment dommage. On referme et on repart dans son duvet avec délectation....Quelques heures plus tard, la pluie s'est calmé, le soleil apparaît, c'est l'heure du petit déj avant de monter au mirador. pas de lever de soleil, il parait que cela donne une couleur orangée aux montagnes, inoubliable soi-disant. Ça sera pour une autre fois...

C'est parti pour 1h de marche à travers des champs de cailloux et ça se termine par une petite grimpette. On n'est pas parti très tôt mais pas trop tard non plus. La photo qui suit c'est la montée au mirador mais elle est prise en repartant. Comme on peut voir ça devient fréquenté passée une certaine heure.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et après tout ça, la récompense :

 

 

C'est d'autant plus surprenant que sur la plupart des photos, on ne voit jamais ce lac. Pour une fois on en voit plus que sur les photos. Et je dois bien avouer que mes photos ne peuvent pas rendre la dimension de l'endroit. C'est là ou mon appareil photo montre ses limites, je crois que les photos de Bénédicte seront un meilleur reflet du lieu.

Après un petit moment de contemplation, un bon moment même, retour au campiamento pour plier bagages et partir vers le rio frances. Pour plier la tente aussi on s'est aperçu qu'on n'avait pas bien écouté Omar...Mais on y arrive et c'est reparti, même chemin en sens inverse plus toute une partie censée prendre 4-5h . Théoriquement cela devrait nous faire 10h de marche avec le sac. Il y a un raccourci a prendre qui permet de gagner 1h. Comme David Vincent, nous avons cherché un raccourci que nous n'avons jamais trouvé, perdu une bonne heure à faire des tours et des demi-tours. Finalement on s'aperçoit qu'on est passé 2,3 fois à côte du chemin. Ensuite on trouve deux chemins qui s'offrent à nous dont un qui grimpe pas mal. On se dit que c'est un raccourci, et en fait c'est un chemin de promenade a cheval. Well done ! Ça nous permet de voir ce charmant petit lac, que nous n'aurions pas vu sinon. On se console comme on peut...

 

 

 

 

 

 

Une fois à découvert, nous avons le plaisir d'être rafraîchi par le vent plus que virulent. On l'impression d'être projeté de temps en temps et plusieurs fois la chute n'est évitée que de peu. Heureusement la vue sur le chemin redonne du baume au coeur :

 

 

 

 

 

L'objectif du jour c'était de rejoindre le campiamento Italiano, y passer la nuit et faire un bout du Rio Frances pour Bénédicte qui doit prendre le bateau du lac Pehoe, avion à prendre oblige. Au final il nous manque 2h, et on est obligé de s'arrêter au Refugio Los Cuernos à 9h du soir. Et ce qui doit nous faire 10h de marche dans la journée avec nos sacs de mulets. Ah oui j'ai croisé en sens inverse, le couple de belges rencontrés à Valparaiso, nous nous donnons rdv à Puerto Natales. On galère pour trouver de la place pour nos tentes, on est comme les derniers. Après ça, comme des enfants pas sages, au lit sans manger. Trop claqués pour cuisiner, une seule envie dormir. Mais dans ces contions on ne récupère pas vraiment. Mais c'est toujours ça de pris. En tout cas, Bénédicte n'a rien lâché, pour quelqu'un qui se disait non sportive et avec un genou récalcitrant, je n'ai pas réussi à la perdre dans le parc. De la volonté, ah oui, un gros mental, un moral de gagnant, l'oeil du tigre, bravo !!