Mon guide de voyage disait a peu près ceci : rien ne vous prépare a voir autant de beauté dans un seul endroit...Ce commentaire me semblait exagérément enthousiaste, peut-être l'usage de produit euphorisant de la part de l'auteur, ou je ne sais quoi encore. Mais au final, je ne trouve plus ça si exagéré...

Sur les conseils d'Omar nous avons attaqué le parc d'est en ouest, pour faire le circuit W. Cela permet de commencer par Torres, le spot le plus impressionnant, et comme Bénédicte ne peut passer que 3 jours dans le parc, billet d'avion oblige, nous commencerons par là. Départ le matin en bus, arrivée au parc, tous en file indienne pour payer l'entrée du parc, un petit peu de marche pour rejoindre un autre point ou nous pouvons prendre un minibus qui nous transporte directement au début du circuit. C'est durant les premiers mètres qui nous ont passer le pont, que nous nous apercevons que nos sacs sont bien lourds, et qu'ils vont nous accompagner pour de nombreuses heures. Pourtant le matin nous nous sommes fait remonter les bretelles par Omar, mais celles de nos sacs, afin de les ajuster au mieux et de bien répartir la charge. Nous avons le matériel pour dormir et manger, un peu de rechange et bien sur de quoi manger. En autonomie totale donc, et pour boire, ça sera l'eau des rios, qui passe pour être une des plus pures. Nous avons bien utilisé du micropur au début et puis par la suite plus du tout.

 

 

 

 

 

 

Ce parc est vraiment sauvage, pas de voitures, pas de deux roues, donc pas d'épicerie a tous les coins de sentier. Seulement des campings, certains payants, d'autres pas, et des refuges. Suivant la loi de l'offre et de la demande, loger dans les refuges alourdit sévèrement la note, et puis quoi de mieux que de communier avec la nature....Mouais...

C'est donc 6 ou 7h de marche prévues pour arriver au premier camping ou nous pourrons déposer toutes nos affaire, campiamento Torres. De la il faut se lever tôt le matin pour monter au mirador et voir le lever de soleil sur Torres après 1h de grimpette dans les cailloux. Ce qui devrait nous faire lever à 4h du matin...La route est belle, les paysages fantastiques, et c'est aussi la partie la plus difficile du W, autant commencer par le plus dur tant qu'on a la forme.

 

 

 

 

 

 

 

La première journée est assez éprouvante mais nous y arrivons, un petit stop pour manger au refuge Chileno, et nous repartons. Certain passages sont bien raides, ça tire sur les mollets et le sac donne l'impression de s'alourdir d'heure en heure. C'est le premier jour !!! Finalement nous arrivons au campiamento Torres, tout soulagés de déposer les sacs, et nous montons nos tentes. Bon c'est là qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas bien écouté ce qu'Omar nous a expliqué la veille très tard...De la nous avons continué, délestés de nos sacs, jusqu'au campiamento Japones, qui est en fait un camp de base pour les alpinistes qui veulent gravir le Torres. Nous rencontrons des gars qui font des navettes entre l'entrée du parc et le campement avec tout le matériel d'escalade, en portant des sacs énormes. Respect, on est impressionnés...La encore, ce campement a peu d'intérêt, c'est le chemin qui est intéressant. Retour a nos tentes pour la récompense : manger !!!

Et le ventre bien plein, il est temps de dormir, la fatigue est bien là.