Donc pour faire court, pas grand chose d'interessant a Puno...Deux rues pietonnes, la Plaza de Armas et voila...En revanche c'est le point de depart pour les iles du La Titicaca. Apres avoir trouvé une chambre pour 15 soles (4euros), j'ai fait un tour de la ville, rapide, et cherchée un miam. J'ai revu le couple d'espagnols de Madrid, et rendez-vous est pris le soir a 20h, où l'espagnol de Pamplona rencontré durant le tour a Colca doit être present aussi. Le soir non pas 3 espagnols, mais en plus un couple de Barcelone et deux couples de Madrid en plus. SI avec ca mon espagnol ne progresse pas...Et nous avons eu droit a la musique et a la danse locale dans le resto ou nous etions, c'était "folklorique"....

Le lendemain matin, direction le port pour trouver un bateau pour les iles du lac Titicaca. La formule retenue sera la suivante : départ avec un bateau d'un habitant d'Amantani, passer un momemt sur les iles folttantes d'Uros, aller ensuite sur l'ile d'Amantani, y passer la journée, loger une nuit chez l'habitant et ensuite départ le lendemain matin pour Taquile et retour a Puno.

Les iles Uros sont donc des iles flottantes, arrimées quand même a fond de l'eau mais elles ne sont constitutées que d'un mélange de terre et de d'une sorte de jonc, appelé Tortora. Il faut sans cesse refaire la couche superieure de Tortora. Des bateaux traditionnles sont aussi faits avec la Tortora. A part qu'aujourd'hui par socui pratique et pour faire durer ces bateaux plus longtemps, le coeur du bateaux est rempli avec des bouteilles plastiques. Un recyclage comme un autre. Sans les bouteilles les bateaux durent 1an, avec 3,4 ans...

Direction ensuite sur l'ile d'Amanatani, toutes les personnes sur le bateau sont réparties dans les familles. Nous sommes 4 et nous sommes dirigés chez le capitaine du bateau par sa femme, pr´sente sur le bateau. Là nous allons partager leur maison dans les mêmes conditions, c'est a dire sans eau courante ni electricite. En soi ca n'est pas si diffcile mais c'est l'endroit que j'ai choisi, enfin pas moi mais mon estomac, pour être bien malade....Donc la chambre au 1er, sans lumière, et les toilettes dans le jardin, sans eau et sans lumière non plus. Et bien je me suis trouvé bien inspiré d'avoir pris ma frontale avec moi...Surtout quand il faut aller remplir le seau d'eau dans le petit cours d'eau juste a côté...Et dire que le lendemain sur le bateau certains nous parlaient des étoiles qu'ils avaient vu la nuit, grace a l'absence d'éclairage. J'ai surtout vu mes pieds mais bon...

 

Sinon la vie sur cette ile est assez rudimentaire, et nous avons vu le quotidien de ces gens, avec toute la famille autour du feu pour manger, sans table, et l'activité en continu de la maitresse de maison toute la journée. Le soir, le chef de famille nous a posé beaucoup de questions sur la vie en europe, et sur la facon de vivre que nous avions. Il a eu l'air des fois un peu surpris...

En revanche, ces gens nous expliquaient qu'ils ressentaient bien le changement climatique sur leur ile. L'elevage autrefois courant, etait presque disparu. Il ne pleut plus en quantite suffisante sur l'ile pour avoir de spaturages ou faire paitre les betes. Une ressource importante pour eux en terme de nourriture. Il est etonnant de voir comment ces changements peuvent avoir une incidence directe sur la vie de quleques personnes sur une il a 4000m d'altitude. Car pour nous, ces changements dont on nous parle n'ont pour l'instant pas modifie grand chose a notre vie quotidienne, a part changer la destination de nos vacances...

Apres une nuit faite d'aller-retours entre la chambre, les toilettes et le cours d'eau, nous sommes partis le lendemain matin vers Taquile pour y passer 3,4h et ensuite retour a Puno.

Ah si, a Puno, j'ai trouve mon maitre. Jesus, un des espagnol, a reussi a oublier son appareil photo dans un taxi entre le port et la gare routiere...Un boitier Canon tres enviable...Apres une plainte a la police, une enquete digne de détective, cherchant la compagnie de taxi, les chauffeurs ayant cette voiture, et en faisant le tour des collegues, il a fini par recuperer son appareil le soir. Un vrai miracle....