Les chasseurs de singe ont une technique bien simple afin de capture leur proie. Ils déposent tout simplement du riz dans une noix de coco doté d’un trou assez grand pour que la main ouverte d'un singe y pénètre, mais qui ne peux ressortir une fois fermée pour saisir le riz. Donc le petit singe entre sa main facilement et lorsqu’il referme sa main pour prendre le riz, il est pris au piège.

Mais pourquoi le singe n’ouvre-t-il pas simplement la main et ainsi se libérer du piège auquel il est prisonnier? Tout simplement parce qu’il ne sait pas lâcher prise, il veux absolument le riz et fera tout pour l'avoir. Je ne veux pas faire comme le singe et être piégé, alors j'ai lâcher prise un jour.

Au commencement de toute "prise" se trouve l’ego, une conviction, un ressenti dont certains sont convaincu que tout découle. Moi, Pierre ou Paul, j’existe indépendamment du tout, séparé, seul face à l’autre, c’est-à-dire tout le reste, tout ce qui n’est pas "moi" et qui, étant "autre", n’obéit pas toujours à ma loi doit être régit par moi. "Après moi le déluge", telles sont en somme les deux croyances sur lesquelles se dresse l’ego. Lâcher-prise, c’est abandonner une illusion, celle de vouloir tout controler, d'accepter que d'autres pensent autrement que nous.

Ce lâcher-prise ne sous-entend en rien une négation de l’individualité. Pierre reste Pierre, Paul demeure Paul. Simplement, la partie se reconnaît comme expression du tout, la vague se sait forme du grand océan et, du même coup, reconnaît les autres vagues comme autant d’expressions de ce qu’elle-même est au plus profond. Par un apparent paradoxe, l’autre à la fois disparaît – nul ne peut plus m’être essentiellement étranger – et se trouve comme jamais reconnu dans sa différence existentielle. Le moi séparé cesse d’être l’étalon, la mesure de toute chose. Il n’y a plus de moi pour exiger de l’autre qu’il se conforme à mes critères. Le lâcher-prise se produit dès lors que le moi accepte de l’autre, de tout autre, qu’il soit autre.

Le sens du moi séparé se maintient instant après instant par le refus plus ou moins conscient de l’autre (c’est-à-dire de ce qui est), refus qui s’accompagne de la prétention sous-jacente à tout contrôler. Le fait même que "moi, je ne veuille pas" implique la conviction qu’il ne pourrait en être autrement parce que tel est mon souverain désir.

Dans les faits, il est préférable de conserver toute son énergie pour agir, plutôt que de la gaspiller en imposant ses règles et lois. Il faut se dire qu’en renonçant à contrôler l’avenir. En vérité, notre seul pouvoir, notre seule responsabilité réelle, s’exerce dans l’instant présent et sur nous même. Lâcher prise, c’est aussi cesser d’aborder l’existence avec une mentalité que tous doivent penser comme-moi, que tous devrait faire ce que je fais car je suis le meilleur, moi je n’adhère pas à ceci préférant le changement à la sclérose, alors j’ai choisi de lâcher prise face à ceux qui désirent tout contrôler et décider pour nous.

Moi, Je préfère être à l’écoute, dialogué, essayé de comprendre le point des autres au lieu de me limiter à ma seule vérité. Pendant qu’ils se limitent piégé dans leurs étroitesse d’esprit et dans leurs négativisme à juger les autres et être ce qu’ils ont toujours été moi j’avance et je change afin de contribuer positivement à la société.

Une superbe maxime résume assez bien ma pensée: Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence