May 2009
  Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat  
            1 2  
  3 4 5 6 7 8 9  
  10 11 12 13 14 15 16  
  17 18 19 20 21 22 23  
  24 25 26 27 28 29 30  
  31              

Archives

November 2009 (1)
October 2009 (2)
September 2009 (1)
June 2009 (1)
May 2009 (3)
March 2009 (1)
August 2008 (1)
April 2008 (3)
March 2008 (1)
February 2008 (2)
January 2008 (1)
December 2007 (1)
November 2007 (3)
October 2007 (4)
September 2007 (1)
July 2007 (6)

May 6, 2009

SOUTIEN AUX FEMMES ARTISTES ! La faiblesse de l'art, c'est mon genre ...


LA FAIBLESSE DE LA FORCE DE L'ART


Le 24 avril 2009, à Paris, la seconde édition de l’exposition la Force de l'Art ouvre ses portes. Cette manifestation triennale, organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Centre National des Arts Plastiques et la Réunion des Musées Nationaux, comporte trois volets. L'un voit 7 artistes, Les Visiteurs, investir des lieux hautement symboliques de la capitale ; l'autre volet, Les Invités, consiste en un « festival d'événements et de performances ». L'élément central, Les Résidents du Grand Palais, est une exposition qui se tient sous la nef centrale, jusqu'au 1er juin.


Parmi les 42 artistes Résidents, seules 7 femmes sont présentées : Véronique Aubouy, le duo Butz & Fouque, Frédérique Loutz, Anita Molinero, Cannelle Tanc (en collaboration avec Frédéric Vincent) et Virginie Yassef. Dans cette exposition qui revendique son ambition de représentativité de la scène artistique française, les femmes constituent donc 16% des effectifs.


Comment la Force de l'Art qui prétend être un « grand rendez-vous donné à la création en France » et à « l'actualité de la scène française » peut-elle ignorer à ce point l'ampleur, la diversité, le
professionnalisme et l'engagement de toute une partie de cette scène artistique ?


Comment peut-elle postuler la validité et la « Force » de son projet alors même qu'elle néglige l'importance de celles dont le travail est désormais incontournable, aussi bien à l'étranger qu'en France et qui contribuent sans relâche à faire évoluer le débat artistique français, par la qualité de leurs contributions plastiques, de leur discours et des expositions qui leur sont consacrées, aussi bien dans les galeries que dans les institutions ?


Bien que cela soit tentant, il serait trop simple, et sans doute naïf, d’amalgamer les raisons de ce choix curatorial disproportionné avec la composition strictement masculine de son appareil décisionnaire, depuis ses commissaires (Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais,
Didier Ottinger – le quatrième mousquetaire, Marie-Claude Beaud, s’étant finalement retiré du projet) jusqu'à son commanditaire (le Délégué aux Arts Plastiques, Olivier Kaeppelin) en passant par son scénographe (Phillipe Rahm).


Le problème est plus général et renvoie à une situation nationale. Car si l'on considère la proportion dans les collections publiques d'œuvres produites par les femmes – 15% en moyenne – la Force de l'Art n'est pas une surprise, ni le reflet d'un sexisme ponctuel ou isolé.


Rappelons qu’aujourd’hui, 60% des artistes diplômés des écoles des Beaux-Arts en France sont des femmes. Comment expliquer qu’au mouvement de changement social qui s’est accéléré ces dernières années et qui a permis, entre autres, la nomination en masse de femmes à des
postes de direction (centres d’art, musées et Fonds Régionaux d'Art Contemporains), ne corresponde pas un souci d'ouverture équivalent concernant les artistes ?


Le Musée National d'Art Moderne lui-même affiche des statistiques affligeantes comme préambule de sa prochaine exposition elles@centrepompidou, avec ce slogan: « Au Centre Pompidou les femmes représentent 17,7 % des artistes dans les collections du musée. La nouvelle présentation des collections leur est consacrée à 100%. » Ce nouvel accrochage, qui durera une année, dans la lignée des présentations thématiques Le mouvement des images (2006-2007) et Big Bang (2005-2006) – la femme est donc un thème – a sans doute pour objectif louable de rectifier le tir et de faire acte (temporaire) de rééquilibrage et de contrition. Mais c'est justement le caractère
temporaire et contrit de l'entreprise qui pose le problème de façon cruciale. L'exposition elles@centrepompidou, avec son sponsor si «typiquement féminin », Yves Rocher – « votre partenaire beauté » (parce qu’elles le valent bien ?) – symbolise parfaitement la place
assignée aux femmes artistes au plus haut niveau de l'institution française : précaire, périphérique, ponctuelle, toujours à caractère d'exception ; les femmes artistes y sont, en outre, systématiquement renvoyées à la supposée spécificité de leur genre.


Face à cette profession de (bonne) foi du Musée National d’Art Moderne, il est intéressant de noter que si Beaubourg avait décroché de la présentation précédente des collections toutes les œuvres
produites par des hommes, il ne serait resté qu’une poignée d’œuvres signées par 5 femmes. Une autre façon de faire le vide…


Il est urgent d’en finir d'une part avec la sous-représentation, d'autre part avec ce caractère d'exception, et enfin avec l’évaluation systématique du travail artistique des femmes en regard de la production des hommes. Il faut que leur production artistique cesse d'être considérée comme « une place stratégique, une matrice, un arrière-plan, un écran pour l'action des hommes » (Donna Haraway, Ecce Homo).


Il nous semble important d'ouvrir ensemble ce chantier, sans lequel la France, dont on signale souvent, à tort ou à raison, le déclin d’influence sur la scène artistique et intellectuelle internationale, ne fera qu'accroître son isolement et son retard.


C'est l'ambitieux projet de la Force de l'Art que d'affirmer et de diffuser, non seulement en France, mais aussi et surtout à l'étranger, la qualité, la vitalité, la « force » de la scène artistique française.
Qu'il en soit donc ainsi, non avec la moitié, mais avec l'ensemble de ses acteurs.





Isabelle Alfonsi, galeriste et critique d’art
Claire Moulène, journaliste et commissaire d’exposition indépendante
Lili Reynaud-Dewar, artiste et enseignante à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux
Elisabeth Wetterwald, critique d’art et enseignante à l’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce texte est destiné à la publication dans un grand quotidien national et d'autres supports de presse. Si vous désirez y apporter votre soutien, répondez simplement à cet email en indiquant vos noms et qualité : webmaster@erba-nantes.fr

Elles vous informerons rapidement des possibilités et dates de publication.


Published at 06:17 / 13 comments / 692 visits
This post is public

May 18, 2009

Le temps qui reste [Serge Regianni] - B.O "Deux jours tuer"

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?

Published at 23:26 / 13 comments / 867 visits
This post is public

Published at 06:28 / 1 comment / 372 visits
This post is public

( 3 posts )

 

Català | Čeština nové | 中文 | Deutsch | English | Español | Esperanto | Ελληνικά | Français | Galego | Italiano | Nederlands | Português | More...